1^^ V 1- ^ '^> c,>^^ % -^^ v^i t). o. <<-. Vr ^V ^^ >. ^ $^' <^^ ^A u >- % crustacés et des insectes^ donna aux Coléoptères de sa sixième famille le nom de Malacodcrmes , à peu près synonyme de celui d'Apalylres , et il composa celte famille des mêmes éléments que la quinzième de son Précis, moins le genre Tillus^ rejeté parmi les Clairones. 1806, Deux ans plus lard, dans le tome premier de son Gênera., l'entomologiste de Biives augmenta sa ÎAm'iWQ àes Malacodcrmes , de deux coupes nouvelles, celles de Dascillus et d'Elodes., qui pour nous constitueront une famille particulière, et il séparait des Cantharis ou Tdcphorus des auteurs, sous le nom de .Ualtliinus , de petites espèces, à élytres raccourcies, à dernier article des palpes ovale et aigu, et dont l'une d'elles constituait le genre Necydalis de Geoffroy. Latreille, dans ce nouvel ouvrage, donnait à sa famille des Malaco- dcrmes^ devenue la cinquième, de la sixième qu'elle était auparavant, les caractères suivants : Quatre palpes, enfouies Qlifortncs ou sclacées , le plus souvent soit peclinces ou dentées, soit à arlicles cylindriques ou coniques. Tête le plus souvent infléchie ou penchée, enfoncée jusqu'aux yeux dans le prolhorax , ou cachée par ce dernier. Prothorax plus ou moins plan, semicirculaire ou presque carré. Corps le plus souvent mou. Lèvre nue ou avec un menton très-court, mou. Mâchoires membraneuses, molles. Palpes maxillaires souvent grands, saillants et plus gros vers rexlrémité ou filiformes. Il la divisait ainsi qu'il suit : A. Tarses à pénultième article bifide. B. Palpes maxillaires filiformes, à dernier article subcylindrique. Corps ovale ou subhémisphérique, à dos convexe. Dascillus , Elodes. BB. Palpes maxillaires plus épais au moins à l'exlrémité ; à dernier article subovale, sublriangulaire ou sécuriforrae. Corps oblong, àdos planiusculc. C. Mandibules écliancrées ou bidenlées à l'extrémité. Dr il us. ce. Mandibules (très-aigucs) ni écliancrées , ni bidentées <à rexlré- mité. D. Antennes très-rapprochées ou presque contiguës à la base; à arlicles souvent comprimés. Lycus , Omalisus, Lampyris. 14 MOLLlPEXt^ES. DD. Anlennes distantes à la base; à articles peu ou point com- primés, le plus souvent allonges, cylindriques. Telephorus y Molthinus. AA. Tarses à pénultième article non bifide. E. Palpes maxillaires peu différents des labiaux sous le rapport de la longueur. Mandibules ni courtes, ni épaisses Melyris , Zijgia, Dasijtes , Malachius. EE. Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux, visible- ment plus épais versTcxlrcmitc. Mandibules courtes, épaisses. Ilijlecoetus , Lymexylon. Dans ce nouveau travail, Latreille établissait, dans plusieurs genres, des divisions qui sont devenues plus tard la base de nouvelles coupes génériques. Ainsi, les Elodes étaient partagés en deux sections : 1"^ pieds postérieurs non sauteurs; 2° pieds postérieurs sauteurs. Ainsi, les Lyciis étaient divisés en deux catégories : l'' ceux dont les élytres sont dilatées et beaucoup plus larges vers Vextrémilé ; 2^^ ceux dont les élytres sont de largeur presque égale. Ainsi encore , les Lampyris étaient séparés en deux coupes : 1^ à thorax semicirculaire^ cachant complètement la tête : 2" à thorax en carré transversal , ne ca- chant pas la tcle en avant. 1806. Duméril, dans sa Zoologie analytique , composa sa famille des Mollipennes ou Apalytres des Coléoptères pentamères à élytres molles; à corselet plat; à anlennes filiformes , variables. 11 donnait, des genres la composant, le tableau suivant : CEiMlES. a. Corselet semicirculaire, cachant la léte. 5. Lampyre. aa. Corselet carré, b. Antennes dentelées, c. Antennes dentelées en peigne, d. Corps allongé , déprimé. e. Bord postérieur du corselet à deux dents. 3. Omahjse. 66. Bord postérieur du corselet rond, f. Bord postérieur du corselet bordé. 2. Lyqiie. ff. Bord postérieur du corselet non bordé. 1. Drile. dd. Corps ovale, convexe. A. Mélyre. ce. Antcnn. dentelées à demi. Vésicules rétractiles. G. Malac/iie. bb. Antennes simples, g. Anneaux du ventre plissés en papilles. 7. Téléphore. ^^. Anneaux du ventre non plissés. 8. Cyphon. iNTtionucTiON. — Historique. 15 1808. Gyllenhal , dans le premier voliinic de ses //J5cc/a succica ^ admettait la famille des Malacodermes du Gcnera de Latreille; mais en donnant aux Dascilles et aux Elodcs de cet auteur les noms d'Alopa et de Cypiion, appliques postérieurement à ces mêmes insectes par son compatriote PaykuU; et sans admettre le genre Malthinus de lécrivain français, il en constituait la seconde section de la première famille de ses Caidharis^ comprenant les espèces à éljlres noires, et il reje- tait dans une seconde famille celles dont les élytres sont pâles. Gyl- lenhal, d'ailleurs, en marchant sur les traces de Paykull, apporta dans ses descriptions une perfection qui le fera toujours proposer pour modèle. Latreille, dans ses Considéralions sur l'ordre naturel des Crustacés., des Arachnides et des Insectes., étendit encore les limites de sa famille des Malacodeumes, redevenue la sixième de ses Coléoptères penla- mères. Voici les principales bases des divisions établies pour la distinction des genres : A. Mandibules lerniinées en pointe aigaë, sans dcliancrure, B. Palpes Oliforracs; corps arque. Uammonius (-1), Cebrio, Dascillus, Elodes. BB. Talpes maxillaires au moins plus gros à leur extrémité; corps très- déprimé, plan; (pénullième article dos larses bilobé dans tous). C. Antennes très-rapprocliées à leur base; palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux. Lycus, Omalisus, Lamptjris. ce. Antennes écartées à leur base; palpes maxillaires n'étant pas beau- coup plus longs que les labiaux. l'elephoïus, Malthinus. AA. Mandibules refendues à la pointe. D. Talpes flliforraes; (corps étroit, déprimé, rarement ovale ; articles des tarses entiers). E. Point de vésicules rélracliles sur les côlcs du corps. Zygia, Mel/jris, Dasyfes. (1) Fondé sur la ? du Cebrio giyas. IG MOLLiPEKNES. EE. Des vésicules rétracliles sur les eôlés du corps. I\Ialachhis. DD. Palpes maxillaires au moins plus gros vers leur exlrcmilé. F. Pénullième arliclc des tarses bilobé» Dr Uns. FF. Arlielcs des tarses entiers ; (corps cylindrique ; lôte globu- leuse). Njjlecœtus, Li/mejcylon, 1812. Lamarck, dans V Extrait du cours de Zoologie au Muséum d'Histoire naturelle sur les animaux sans vertèbres, établissait sa famille des TÉLÉPiioRiENS, correspondant à peu près à celle des Malacodeumes de Lalrcille. Elle comprenait les Coléoptères pentamères à Antennes filiformes ou moniliformes. Quatre palpes. El^tres recouvrant en totalité ou en majeure partie l'abdomen -, molles. Ces insectes avaient pour caractères divisionaires : a. Mandibules entières à leur pointe. {TélépJiore, Lampyre, Lijcus, Omalise\ aa. Mandibules fendues ou bifides à leur pointe. {Malachie, Melyre, Lymexyle, Drile) . 1817. Le même auteur, dans son Histoire naturelle des animaux sans vertèbres^ constituait deux familles à l'aide des Télèphoriens de son ou- vrage précédent. Les espèces à mandibules entières à leur pointe et sans dentelure au dessons, conservèrent seules la dénomination primitive : les autres furent des Mélyridcs. Les ïéléphoriens furent divisés ainsi qu'il suit : a. Palpes filiformes ; ils ne sont pas plus gros à leur extrémité. b. Tous les articles des tarses entiers. Cebrlon. bb. Pénullième article des tarses bilobé. Dascille, Elode, Scirte, Rhipicère. aa. Palpes plus gros <à leur extrémité, au moins les maxillaires, c. Antennes très-rapprochécs àleurbase. Les palpes maxillaires beau- coup plus longs que les labiaux. INTRODUCTION — Uisloriquc. 17 d. Icte en partie ou enlièrement cachée sous le corselet. Lampyre, Lycus. (kl. Tôle en grande partie saillante hors du corselet. Orna lise. ce. Antennes écartées à leur base. Les palpes maxillaires à peine plus longs que les labiaux. Téléphore, Malthine. Les Mélyridcs à mandibules fendues à leur pointe ou munies d'une dent au dessous, comprirent avec les aulres Malacode7ines de Latreille les genres Scydmène et Clairon. 1817. Latreille, dans le Règne animal de Cuvier, remaniait dune manière nouvelle sa classification des Coléoptères. La troisième fa- mille, ou celle des Serricornes, composée d'insectes ayant seulement quatre palpes, les antennes en forme de fil ou de soie, mais ordinai- rement dentées en scie, en peigne ou en panache, du moins dans les cj^, fut divisée en sept Tribus. La troisième ou celle des Cébrionites, comprit les genres Cebrio, Hammonia, Wiipicera, Dascillus , Elodes, Sciries, qui restent étrangers à nos Mollipennes. La quatrième ou celle des Lampyrides, distinguée de la précédente l)ar les palpes maxillaires au moins plus'gros à l'extrémité, et parle corps droit et déprimé, fut répartie dans les genres suivants : a. Antennes très rapprochées à leur base ; palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux ; bouche très-petite. Lycus, Omalise, Lampyre. aa. Antennes écartées entre elles à leur base ; palpes maxillaires pas beau- coup plus longs que les labiaux. Téléphore, Malt/il ne. La cinquième Tribu ou celle des Mélyridcs., distincte de la précé- dente par les mandibules , soit écbancrées ou fendues à leur extré- mité , soit munies d'une dentelure sous leur pointe ; par leur tête s'enfonçant dans le corselet et ayant une forme ovale ; par les palpes maxillaires terminés par un article rétréci vers l'extrémité et s'avan- (jant au de là de la bouche, etc., comprit les genres Mélyre (auquel il réunissait celui de Zygie., Dasyie., Malachie et Drile. Il suivit les mêmes dispositions dans le Nouveau Diclionnaire d'His- toire naturelle. 1821. Dejean, dans son Catalogue des Coléoptères., renferma dans sa famille des î\lALACODEnaiEs les genres suivants : Cyplion, Scyrtes, Eubria, 18 MOLLIPEN.NtS. I\/yclaeus, Lycus, Omaîisiis^ Lampyris^ Cantharis, Silis^ Malihinm^ Mala- chius^ Dasytcs, Drilus^ Zygia. 11 laissait ainsi, avec les Lampyiudes de Lalreille, une partie des Cébrionites de ce dernier, et introduisait deux coupes nouvelles, mentionnées aussi dans le Catalogue de Dahl, Coleoptera und Lepidoptcra : celle d'Eubria, indiquée par Ziegler, pour démembrer les Elodes de Lalreille, et celle de Silis, signalée par Wégerle, et ayant pour base deux espèces de Cantharis de Fabricius. 1821. La même année Fischer de Waldlieim , dans son Enlomo- graphie rhulénienne ^ indiquait, aux dépens du genre Tclephorus , une nouvelle coupe générique sous le nom de Podabrus. 1825. Lalreille, dans ses Familles naturelles du Règne animal, conserva encore le nom de Serricornes aux Coléoptères pentamères de la troisième famille; mais il la partagea en deux grandes sections: •1° les Sternoxes, ayant la tête engagée verticalement dans le corselet jusqu'aux yeux; le préslernum dilaté aux deux extrémités: en devant, en forme de mentonnière : au bout opposé^ en pointe ou en forme de corne: 2° les Malacodermcs, ayant la tête basse ou Irès-inclinée, entièrement découverte en dessous ou point cachée par une saillie du présternum : celui-ci, non prolongé notablement en pointe ou en forme de corne, à son extrémité postérieure. Les 5/er»oj;cs comprirent deux tribus : les Buprestides et les Elalé- rides : les Malacodermes en renfermèrent six aulres ; les Cébrionites, les Lampyrides, les Mélyrides , les Clairones , les Lime bois et les Ptiniores. Les Lampyj'ides f la seule tribu se rattachant à nos MoUipcnnes , subit seulement quelques modifications dans la disposition des genres. Les Lampyrides à antennes Irès-rapprochées à leur base, compri- rent les genres Lycus , Omalise, Lampyre. Les aulres, à antennes séparées à la base par un écart notable , ceux des Drile, Télèphore. Malthine. 1829. Dans la deuxième édition du Règne animal de Cuvier , le même écrivain divisa sa famille des Serricornes eh trois sections: les Slcrnoxcs, le? Malacodermes , et les Lime-bois ou Xyloirogues. Les Malacodekm!:s comprirent les tribus des Cébrionites, Lampyrides, Mélyrides^ Clairones et Ptiniores. Les Lampyrides s'enrichirent de doux genres nouveaux : l'illustre professeur réserva le nom de Lycus aux espèces, toutes exotiques, ayant le museau aussi long ou plus loisg que la portion de la tête qui le précède, et dont les antennes sont en scie. Les autres espèce iNTaoDUGTiON. — Histoilquc . 19 de celle coupe démembrée, à museau Irès-coiirt, h antennes com- primées, à articles intermédiaires des tarses en forme de cœur ren- versé, reçurent le nom générique de Dictyoptcra. Il caractérisa par un corselet échancré de chaque côté poslérieure- mont, les espèces indiquées par Mégerle sous le nom de Silis, et détachées des Caiilharis de Fabricius. 1829, Le système larsal inventé par Geoirroy et propagé, principa- lement en France par Olivier, Duméril et Latreille, commença à être attaqué dans le Guide lo an Arrangement of brilish Insects de M. Curlis, et dans le Systematic Catalogue of british Insects de Sle- phens. 1830. Ce dernier, dans ses flhislrations of british Entomology^ com- posa la 3'ii" section de ses Coléoptères, d'insectes d'un aspect Irès- dilTérent, comme Fauteur le reconnaît lui-même, mais possédant tous ; Quatre palpes seulement; n'ayant pas la tôle avancée en forme do rostre; à tarses penlamères chez presque tous 5 à antennes très-diverses. Cette section était partagée elle-même en plusieurs groupes ; le 4'^i6, correspondant en partie auxMalacodermes de Lalreille, fuldivisc en plusieurs familles. a. Antennes filiformes ou sélacées. b. Pénullième article des tarses bifide, c. Palpes maxillaires filiformes, d. Palpes labiaux non fourchus. dd. Palpes labiaux fourchus, ce. Palpes maxillaires plus épais à l'exlrérailé, e. Antennes très-rapprochées à la base, ee. Antennes non rapprochées à la base. bb. Pénultième article des tarses non bifide. f. Antennes écartées à la base. ff. Antennes rapprochées h la base, aa. Antennes plus épaisses ;\ l'exlromilé. g. Avec les trois derniers atliclcs subitement plus longs. gg, A dernier article plus grand, aaa. Antennes terminées par un boulon presque solide. rAMlLLES. Eëbrionides. Cyphonides. Lamptjrides. Téléphorides. Mélijrides. P tin ides. Tillides. Dostrichides, 50 mollipi\m;3. Les Lampyrides et les Tcléphorides dont nous avons seulement à nous occuper, furent respectivement divisés de la manière sui- vante : Lami'Yuides. genres. a. Mandibules bidenl»5es à l'exlrémilé. Drilus. aa. Mandibules entières. b. Tèle cacbée sous le prolliorax. Lampyris. bb. Tète saillante. Lijcus. TÉtLPIIOUlDlZS. a. Élj'lres couvrant tout l'abdomen. Telephorus aa. Élylrcs courtes, ne couvrant pas tout l'abdomen. Malthinxis. 1830. La même année Eschscholtz, dans le Bulletin de la Société Impériale des naturalistes de Moscou, sépara des autres Tèléphores sous le nom générique de Rhagonycha^ les espèces ayant chacune des branches des ongles bifide à l'extrémité. 1833. M. Laporte, dans son Esmi d'une Révision du genre Lampyre, publiée dans le second volume des Annales de la Société Enlomolo- gique de France., établissait, dans le genre primitif, un grand nombre de coupes, parmi lesquelles nous nous bornerons à citer les trois sui- vantes, les seules relatives aux insectes de France. SOUS-CENKES. aa. Espèce à J aptères ou n'ayant que des moignons d'é- lytres. Lampyris. aa. Espèces à J ayant des èlylres semblables à celle des ç/'. b. Élylres beaucoup plus courtes que l'abdomen. P/iosphaenus. bb. Élylres à peu près de la longueur de l'abdomen. ïclc entièrement découverte. Luclola. Cette classification, malheureusement, présente un vice radical, celui de fonder des caractères surl'un des sexes seulement; ensecond lieu, elle n'est pas juste dans toutes ses parties; le Lampyris hemipiera sur lequel est fondé le genre Phosphncnus , rentre dans la catégorie des espèces cà ^ ayant desélytres nulles ou rudimentaires, comme l'avait déjà remarqué, dès longtemps, L. Ph. W. J. Millier. 1833. La même année, le comte Dejean, dans la nouvelle édition de son Catalogue de Coléoptères^ indiquait, sous le nom de Lygistoplerus. ixTiioriUGTiON. — Historique. 21 une coupe nouvelle, démembrée de celle des Dictyoplères de Latrellle,et servant à faire Iransilionà celle des Lycus de ce dernier auteur. Le comte Dejean signalait aussi deux autres genres : celui de Gcopyris^ identique avec celui de Pliosphacnus^ et celui de Colopliolia ^ analogua à celui de Luciola, de M. de Laporte. 1837. Dans la dernière édition de son Catalogue, le célèbre ento- mologiste parisien n'apporta aucune modification à la classification de nos Mollipcnncs. 1838. Dans le Tableau synoptique des Lycides qui se rencontrent aux environs de Lyoji, esquisse publiée dans le tome premier des /I?nja/cs (/es sciences physiques^ publiées par la Société d'agriculture de Lyon, et re- produit dernièrement dans le ll^ caliier de nos Opuscules, nous avions divisé, comme suit, ce petit groupe de Coléoptères : a. Bouclie prolongée en un petit museau. (El y 1res non ré- ticulées). Lygistopterus. aa. Bouclie sans museau sensible. b. Troisième article des antennes plus grand que la moi- tié du suivant, souvent aussi long que lui. (Elyires en réseau.) Dicdjopterus. bb. Deuxième et troisième articles des antennes égaux : le troisième plus petit que la moitié du suivant. c. Articles intermédiaires dos tarses triangulaires ou en forme de cœur renversé. (Elytres en réseau.) J'ijropterus. ce. Articles intermédiaires des tarses cylindriques. CElylres presque en réseau.) Omalisus. 1858. La même année, dans le tome cinquième de V Entomologie aï Magazin^ Î\L Newman donna les caractères suivants du genre Eros , caractères qui ne conviennent pas tous aux Dietyoptèrcs de Dejean. Caput prothorace vix angustius, sub protliorace haud omnino re- conditur; antennœ dimidiocorporis manifeste breviores; 11-arlicula- tae neque serratse , neque llabellatae , articulus secundus brevis , caeteri médiocres, longitudine subîequales; protborax fere quadratus, antice rotundatus, postice Iruncatus , angulis posticis acutis; elytra linearia, carinala. Ce genre eut pour type le Lycus humeralis Fabr. de la Caroline. 1839 i\L Westwood,dans son Introduction to the modem Classification of Insects, donnsi AiiK Malacoderiues de L'Ureille le nom d'Afwsternesy 22 M0I.LIPENKE5, parce qu'ils n'ont pas, comme les Slernoxes,le men ton avancé en forme de mentonnière. Il les divisa en cinq lamiUes-.lesCcbrionidcg^ lesCypho- iiidcs , les Lampyrides, les Téléphorides et les Mclyrides. Il formula le» caractères du genre Podabrus indiqué par Fischer de Waldheim (1821), 1839. Slephens, dans son Manual, adoptait, au contraire, pour le quatrième groupe de sa troisième section des Coléoptères, le nom de Malacodermcs, donné par l'illustre professeur de Paiis ; et il continua îi les diviser en familles, sur les mêmes hases que dans les llluslra- lions. 1840. M. de Castelnau, dans son Histoire iialurelle des insectes^ com- posait la S""^ famille (') de ses Coléoptères, des âlalacodeiines de La- Ireille, famille dans laquelle il faisait rentrer les Xylotrogues de cet auteur. La deuxième tribu, ou celle des Lampyrides^ fut partagée en trois groupes ; Lycusites. Antennes Irès-rapprochées à la base. Tôle découverte. Yeu.x petits. Point de segments abdominaux pliosphorescenls. g. Dictijoptera, Lycus, Omalisus. Lampyj'/fcs. Anlemies très rapprochées à la base. Tôle cachée en loul ou en partie. Yeux Ires-grands, dans les ^. Des segments abdominaux phos- pliorcscenls. g. Phosphaenus, Lampyris, Luciola. Télép/iorUes. Antennes séparées à la base par un écart notable. Tête découverte. Yeux assez grands. Point de segments abdominaux phosphores- cents. g. Drilu.f, Telejihorus, Silis, Malthinus. 1841. M. Blanchard, dans son Histoire des Insectes, dédaignant le sys- tème tarsal, divisait les Coléoptères en vingt cinq tribus, en prenant pour hase principale la conformation des antennes. La quatorzième Irihu ou celle des Lampyriens avait pour caractères : Antennes filiformes ou dentées. Tarses toujours de cinq articles. Corselet large, plus ou moins avancé sur la tète. Elle se partageait en deux familles : \o Lnmpyrides. Palpes rendes vers Texlrémilé. Mandibules très-petites. Corps plan, de consistance peu solide. (1) On a imprimé par erreur la deuxième famille. ixTP.ODiCTiON. — Historique. 2'» 2o Cébrionîdes Palpes non renfles vers le boul. Mandibules terminées en pointe simple. Corps plus ou moins convexe, de consistance assez solide. Les premiers, qui se rapporlenl seuls à nos IlloUipcnncs^ cla'ieni divisés en cinq groupes ; 1" Malachites ( étrangers à notre tribu ). 2" Téléphorites Antennes filiformes ou en dents de scie. Corselet largo, plus ou moins avancé sur la tète. Palpes maxillaires très-courts. G. Téléphore, Sitis, Matttiine. 3° Drilites. Antennes en dents de scie. Corselet large, ne s'avançant pas sur la tète. $ aptère. G. Dritus. 40 Lampijrites. Antennes filiformes ou cndentsde scie. Corselet en lorme de bouclier, cachant presque toujours la tète. Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux. G. Luciota, Lampijris, PhospJiaenus. o" Lijcites. Antennes filiformes ou comprimées cl en dents de scie, très- rapprucliées à leur base. Tôle toujours découverte. G. Omatisiis, Dictijoptera. 18Z|5. La même année, dans ses Gatlungen der deutschen Kaefcr- Fauna^M. L. Recltenbaclieriucli([uait, d'après sa méthode analytique, les moyens de reconnaître nos Mollipennes : Élytrcs entières. Tarses postérieurs de cinq articles. Un palpe à chaque mâchoire. Antennes filiformes ou sélacces, dentées ou pectinées. Prosternum sans mentonnière. Mésoslernum sans cavité. Ongles sans appendice mem- braneux. Avant-dernier article des tarses bilobé ou fendu. Corps allongé, étroit. Élylres n'embrassant pas les côtés du ventre, non convexement décli- ves à l'extrémité, molles, parcheminées. Il constituait deux familles avec les inseeles présentant ces carac- tère a. Tèle plus ou moins cachée sous le prothorax. Antennes souvent dentées. Lompyrides. aa. Tèle avancée. Antennes jamais dentées. Télép/iorides. î MOLLIPBNNES. La première famille fui divisée ainsi qu'il suit : a. Tôle enlièrcmenl cachée sous le prolliorax qui esl ar- rondi en devant. p. Dernier arlicle des palpes presque triangulaire. Elylres du ç^ beaucoup plus courtes que l'abdomen. fjp. Dernier article des palpes en alêne. Éljtres du ^ aussi longues que l'abdomen. aa Tète enfoncée jusqu'aux yeux dans le prolliorax qui est tronqué en devant. 7. Bouclie avancée en forme de museau. 77. Rouelle non avancée en forme de museau. ^. Deuxième et troisième articles des antennes pres- que égaux en grosseur et beaucoup plus petits que les suivants. ^5'. Troisième article des antennes plus grand que le deuxième. s. Dernier article des palpes sécuriforme. Antennes comprimées, à peine dentées. li. Dernier article des palpes ovalaire, tronque. Antennes fortement dentées. CEiNRCS. Phosphaenus. Lampyris. Lyr/istopterus. I I orna li sus Dictyoptcrvs. Drilus, La seconde ou celle des Téléphorides se composa des genres sui- vants : Giii\nns. a. Protliorax offrant, de chaque côlé, près des angles posté- rieurs une profonde entaille. Silis. aa Prothorax non entaillé. b Elytres couvrant entièrement le ventre et les ailes. Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. c. Ongles divisés chacun en deux dents plus ou moins égales. Podabrus. ce. Ongles simples, ou seulement munis à la hase de l'un d'eux d'une dent qui n'atteint pas la moitié de Tongle. Téléphones. bb. Elytres visiblement plus courtes que l'abdomen , dépassant de beaucoup les elytres. Dernier article des palpes maxillaires ovalaire , un peu rétréci en pointe à l'extrémité. . Malihinus- iNTaoDUCTioN. — Hisiori(juc. 25 -1847. Erichson, dans son Conspeclus C) (^cs Coléoptères du Pérou ^ publié dans le treizièaîe volume des Archives éditées d'abord par Wicgmann (-) et continuées par lui , répartit nos Moilipennes dans trois familles, celles des Lnmpyridcs , des Lycides^ et des TélépJiorides. I SZ|9. Un peu plus tard, dans sa Fauna ausùiaca, M. L Redlenbacher réunit dans une seule famille, celle des Téléphores, nos Moilipennes divisés auparavant en deux, et, à l'exemple d'Eschscboltz, séparait des autres espèces du genre Telephorus, sous le nom de Rliagonycha^ ceWea dont les ongles sont fendus ou divisés chacun à l'extrémité. IS'il. M. de Kiesenwetter, dans son Enumération des Coléoptères trou- vés dans le midi de la France et en Catalogne^ insérée dans le tome 9 de la deuxième série des Annales de la société entomologique de France ^{\i connaître la coupe nouvelle établie dans le genre Telcphorus ^ so\x5 le nom d'Ancistronycha^ par M. Maerkel. Dans le même travail, avec ce tact qui lui est particulier, il re- marquait qu'une autre coupe pouvait encore être fondée avec les es- pèces dont nous avons fait le genre Pygidia. 1851. La même année , dans les procès-verbaux de l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie, M. Leconte a donné un Syiiopsis des Lampyrides de la zone tempérée de l'Amérique du nord. Nous nous bornerons à reproduire la partie de ce travail qui peut se rapporter aux genres de notre faune. La famille des Lampyrides de cet auteur a pour caractères : Mandi- bules entières. Labre caché. Abdomen de six ou sept segments : ceux, ci toujours libres. Tarses de cinq articles : le quatrième muni d'une sole , plus ou moins bilobé. Cuisses insérées vers la base et le côté des trochanters. Ire division. Vhotophores. Abdomen le plus souvent de sept segments : les derniers ordinairement phosphorescents. Antennes rapprochées. Quatrième article des tarses muni en dessous d'un lobe. ( Celle division comprend les Lampyrides.) 2'"« division : les Téléphores. Abdomen le plus souvent de six segments : aucun d'eux phosphorescents, Antennes écartées. Quatrième article des tarses fendu jusqu'à la base. (') Conspeclus inseclorum Coleopterorum quaî in republica Pcruana obser- vata sunt, p. 79 et suiv. (') Arcliiv fuer Nalurgeschichlo. 4 l 2€ MOI.LIPEXNKS. CE Ml ES, a. Deuxième article des antennes court. Protliorax pro- fondément incisé sur les côtés près de l'angle postérieur ; inférieurement muni d'un appendice en massue. Ongles à peine dentés à la base. Silis, «a. Deuxième article des antennes assez grand, b. Dernier article des palpes sécuriforme. c. Deuxième article des antennes de moitié plus court que le troisième. Tète à peine rélrécie après les yeux. Prothorax entier sur les côtés. Telephoru:^. ce. Deuxième article des antennes à peine plus court que le troisième. Tète très-rétrécie après les yeux. Prothorax tronqué ou échancré au sommet. Padabru^, bb. Dernier article des antennes ovale, en pointe à son exlrémilé. Antennes grêles , à deuxième article à peine plus court que le troisième. Tarses postérieurs à articles graduellement plus courts : le quatrième de tous bilobé : l'onguiculaire, court. Ongles entiers. Tète rétrécie après les yeux. Élytres plus courtes que l'abdomen. Ma/l/u'nus. 1852. M. de Riensenweller dansses Malcriauxpour une monographie des Mnlthines, insérés dans le tome VII, de la Linnœa entomologica, créa, aux dépens des Mallhinus de Latreille, le genre Hlallhodes^ outre deux autres coupes dont l'Europe n'offre pas jusqu'à ce jour de repré- «enlanls connus. 1852. M. Bach, dans sa Faune des Coléoptères pour le nord et le milieu de l'Allemagne C) réunissait tous nos Mollipennes dans sa famille des Télépliores^ ayant pour caractères : Antennes do -Il et rarement de 10 articles; sélacées ou filiformes, dentées ou peclinées. Ventre de six segments. Hanches des pieds antérieurs cylindro-coni- ques, saillantes hors des cavités colyloïdes et contigucs à leur exlrémilé. Tarses do cinq articles : le pénullième cordiforme ou bilobé. (>) Ka e fer/a wifif lier Aord undMiltel Deutschland. iKTnoDUCTiOM. — Histoi'ique. 27 II partageait cette famille en trois tribus ou sous-familles, et suivait à peu près M. Uedtenbacher, pour la division en genres : Lycidiîs. Tète enfoncée seulement jusqu'aux yeux , dans le prolliorax qui est tronqué en devant. $ pourvues d'ailes et d'élytres. (G. Lijgistopterus, Ilomalisus, Dictyopterus.) LAypvRiDEs. Tète plus ou moins^cacliée sous le protliorax. 2 sans ailes ni ■élylres, ou celles-ci squammiformes. (G. rhosphaenus, Lampyris, Drilus.) 'J'iiLÉPiioitiDCs Tète avancée. (G. Silis, Podabrus, Rkagonycha, Telephorus, Malt/nnas. ) 1853. M. Motschulsky, dans un travail daté du l^"" juillet 1852, mais imprimé seulement en 1853, dans l'un des cahiers d'Etudes entomolo- giijiics[le 2™G des Etudes de 1852), essayait aussi une division de l'an- cien genre Mallhinus, et au milieu des diverses coupes ïioavelles étran- gères à notre travail, établissait sous le nom de Haploderus un genre analogue à celui de Malthodes. 1853. Daiis le même cahier d'Etudes entomologiqucs , l'auteur don- nait la première partie d'un travail divisionnaire des Lampyiudes, tra- vail dont la continuation remplit une partie des deux cahiers suivants (1853 el 1854). Nous ne suivrons pas l'auteur dans cet essai, où l'ancien genre Lam- pyris se trouve divisé en G4 coupes , en partie fondées sur des caractè- res propres seulement à l'un des sexes et sur le nombre équivoque de segments phosphorescents. Voici seulement les principaux caractères iiivisionnaires conduisant aux coupes^renferniant les espèces propres à notre pays ; A. Tète courte, sans col, enfoncée dans lo corselet et coraplètemenl recou* verte. n. Femelles à élytres et ailes complètes (exotiques). aa. Femelles avec des élytres raccourcies, rudiraentaires ou nulles, el sans ailes. Yeux très-grands. Corselet déprimé. b Elytres plus longues que l'abdomen chez les q^. c. Deuxième article des antennes au moins deux fois plus court qu*; le troisième. d. Les deux avant-derniers segments do l'abdomen jaunes ou phos-^ plioresceuls (exotiques). 28 MOLiJPENÎXES. GENHES. cid. Majeure partie de rabdomen claire et nolamment le dernier segment. e. Forme allongée, atténuée postérieurement, dé- primée. Corselet allongé, semi-lunaire, etc. Lampronetus. 68. Forme allongée, parallèle comme chez les Tele- 2ikorus. Corselet semi-lunaire, etc. Lampyris. ce. Deuxième article des antennes presque aussi long que le troisième, Laniprohiza. bb. Elytres plus courtes que l'abdomen, chez le (/'. Phosphaenus. AA. Tête courte , sans eol , plus ou moins apparente en avant du corselet. Yeux très-grands, occupant au moins les trois quarts de la tète. Corselet sans taches trans- parentes. Luciola. 1857. M. Laeordaire, dans le tome quatrième de son Gcncra des Co- léoptères, réunissait dans sa famille des Malacodcniies les insccles offrant les caractères suivants : Menton souvent peu distinct. Languette coriace ou membraneuse, sans paraglosses. Deux lobes aux mâchoires, lamelliformes et ciliés : l'interae manquant parfois. Palpes labiaux de trois, les maxillaires de quatre articles. Mandibules courtes. Yeux presque toujours entiers. Antennes de onze, rare- ment de dix ou douze articles, de forme très-variable. Hanches antérieures et intermédiaires cylindre coniques : les trochantinsdes premières toujours dis tincts, ceux des secondes quelquefois invisibles ; \cs postérieures transversales, prolongées au côté interne en une saillie conique, non recouvertes au repos par les cuisses de la même paire. Jambes presque toujours sans éperons terminaux. Tarses pentamères : les antérieurs télramères chez quelques ^j^, tous sans lamelles en dessous. Sept ou six segments à l'abdomen, libres. Téguments en général minces et flexibles. Le savant entomologiste divisait cette famille en cinq tribus : 1. Antennes insérées sur le front ou à la base du rostre en dessus. a. Hanches intermédiaires distantes. Lycides. aa. Hanches intermédiaires contiguës. b. Antennes plus ou moins contiguës. Î.ampyiudls. bb. Antennes plus ou moins distantes. Télép5joiuui.s. INTRODUCTION. — H'nloriquc, 29 !I. Antennes insérées laléralcmeiit au dcvanl des yeux c. Epistomc indislincl Drilides. ce. Epistome dislincl. MiÎLYnioFs. Les Lygides éLaieiU partagés en Lycîdes vrais, ayant la tête recou- verte par le prolhorax, comprenant, pour les insectes de noire faune, les genres suivants. a. Tète prolongée en forme de rostre. Dictijopterus. aa. Te le sans museau. Eros. En on HoMALisiDKS, ayant la tête dégagée du prolhorax cl l'abdomen de six segments. Cl. Uomalisus. Les Lampyrides consliluaicnl aussi deux sous-tribus : i° Tète complètement recouverte par le prolliorax. Lampyrides vrais. !2*' Tète imparfaitement recouverte par le prolhorax. Ll'cioi.ides. Les Lampyrides comprenaient deux genres: a. Ailes et cljtrcs entières chez les i/'. Lampyris. aa. Ailes nulles et élylres incomplètes chez les ^. Phosphaenus. Les LuGiOLiDES étaient réduits au genre Luciola. Les ÏÉEÉpnoRiDES se répartissaienl dans les genres suivants : a. Dernier article des palpes sccuri forme. (5. Prolhorax non cchancré latéralement. G. Podabnis. Telephorus. bb. Prothorax échancré latéralement. G. Silis. aa. Dernier article des palpes ovaire el acuminé. c. Mandibules dentées. G. Hlall/iinus. ce. Mandibules non dentées. G. Mailhodes. Les Driltdes étaient réduits au G. Driliis. 1858. ]\L L. Redtenbaclier, dans sa seconde édition de sa Fr/wurt (ixittriaca, Iransformait en Télépliorides le nom de Télcphorcs., donné Sô MOLLIPEN^iES. précédemment aux insectes qui nous occupent, et en constituait la 39' famille des Coléoptères. Il l'enrichissait des genres Luciola, Podabrus^ Silis et Malllwdes qui ne figuraient pas dans l'édition précé- dente, et délaissait le nom de Telephonis, indiqué par Schaeffer, pour revenir à celui de Canlharis. 1859. M. Thomson, dans ses Coléoptères de Scandinavie adoptait pourses Malacodermes lestrihus établies par Latreille ; composait celle des Lampyr ides k l'aide de nos deux preniiers groupes, et les Télépho- rides avec notre troisième. i860. M. de Kiesenwetler , dans le 4= volume de VHisloire Na- turelledes insectes d'Allemagne Ç^) , tout en suivant à peu près les traces de IM. Lacordaire, pour sa division des Malacodermes en tribus et en sous-tribus, retranchait, de cette famille, le3 Mélyrides. Dans ce travail, remarquable par la délimitation plus précise des espèces et par le talent qu'il sait imprimer à toutes ses œuvres, ce savant entomologiste donnait à sa famille des Malacodermes les caractères suivants : Antennes filiformes, déniées ou peclinées-, de onze articles ; insérées sous le bord inlerne des yeux. Cavités colyloïdes grandes, largement ouverles par derrière. Ilanclies antérieures transversales, coniques, rapprochées. Tarses de cinq arliclcs. Ventre de scpl et rarement de six arceaux. Il les divisait, en suivant le travail de M. Lacordaire, en quatre groupes: Lycidcs^ Lampyrides^ Téléphorides, et Drilides ; et tout en adoptant le nom de Télépliorides, pour le troisième groupe , il sup- primait, à l'exemple de M. Redtenbacher, le nom générique de Tele- plw7-us, pour lui substituer celui de Canlharis^ consacré depuis Geoffroy, avec plus de raison, aux inseclesauxquels notre Cantharidc vésicatoire sert de type. 1860. Dans des Observations sur les Lampyridcs^ publiées dans les Annales de la Société Linnécnne de Lyon, et dans le \ 1^ cahier de nos Opnsctdcs entomologiques, nous avons établi le genre Pelania. 1861. M. J. Leconle , dans sa Classification of i/ie Coleoplera of north America, a distribué delà manière suivante sa Xh" famille, ou celle des Lampyrides. A. Pièces de côté du mésothorax (poslépislernuins) légèrement courbées on dedans. Lam^ykides. AA. riôces de côté du mcsolliorax, sinuées au côlé inlerne. TÉi,Li>iioRm;'.s. (I) Nalurgcschiclile der Ins8cle:i Deulschlands. i\Tr.ODt;CTiox. — IJistoriquc, > LAMPYf.lDiîS. a. Antennes rapprochées. 1). Hanches du milieu séparées. TiSte non couveric par le prolhorax. LYCIP^s. bb. Hanches intermédiaires conliguës. Tète re- couverte par le prothorax. Lami'yiueins, Lycicns. Gc.Mii;s. a. Antennes insérées sur le front , au devant des yeux et à la base de la bouche. b. Tête prolongée en un rostre. L/jcus. bb. Tête non prolongée en rostre. Dktijnpiera. na. Antennes insérées entre les yeux ; dentées. Prothorax non caréné. Eros. Lampyvicns. a. Tête eiilièremenl recouverte par le protliorax. Lampyris. aa. Tête seulement en partie recouverte par le prothorax. Luciola. TÉLÉPHOIilDES. CCiMins. n. Elylres couvrant entièrement les ailes. b. Suture cervicale confluente. Prolhorax tronque en devant. Podabriens. bb. Suture cervicale séparée. Prothorax arrondi en devant. Téléphoriens. aa. Élylres raccourcies. Ailes étalées. ^Jalihlniens. Téléphoriens. Gr^MtEs. a. Dernier article des palpes maxillaires dilaté et sécuriforme. bb. Angles postérieurs du prolhorax arrondis. Tête médiocrement allongée. c. Front largo et arrondi au sommet. Ongles fendus. Tlhagnnijcha. ce. Front échancré au sommet. Ongles munis d'un dent basilaire, rarement fendus. TeJephorxis. bb. Angles postérieurs du prothorax incisés. Tôle et front courts. Silis. 32 MOLLIPENNES. Malthîniens. a. Antennes filiformes, éloignées des yeux. Mandi- bules armées d'une dent. Malthinus. aa. Antennes rapprochées des yeux. Mandibules simples. Malt /iodes. -1801. Enfin , dernièreinenl , M. Rey et moi avons séparé du genre RliagonycJia d'Eschschohz , pour en constituer une coupe nouvelle sous le nom (le Pj'^/fZ/fi, des espèces remarquables par la forme du dernier arceau du dos de l'abdomen. Nous diviserons nos Mollipennes en quatre groupes •43 3 (13 t/2 eu G ■ — ^43 s 5 'S Groupes Trocliantcrs des pieds postérieurs en triangle allongé, ayant les deux côtés les plus longs égaux. Cuisses posté- rieures insérées au côté externe des Irochanters, plus ou moins près de l'angle postérieur. Labre distinct. Ltcides. g y fi - ^ 2 2® t/! -^ _3 «'S § "^ en O (D I — ' ^^ S 3 "^ j; ^ « - D «C t/i 43 tn S-t (1^ c/] t/î '43 .55 ni « Yeux voilés , au moins en partie , par le bord an- térieur du prothorax. Antennes rapprochées à la base. Labre dis- tinct. LAMPriUDES. 13 ri \j Yeux non voilés par le bord antérieur du pro- thorax. Antennes écar- tées ou peu rapprochées à la base. Epistome con- fondu avec le front. La- a ï: .£5 -3 • " -- - ' bre caché. TÉLÉraoRioHS. 4) bo insérées sur les côtés de l'épistome, un peu au-devant des yeux ; très-écartées à la base. Tête découverte. Labre distinet. Corps médiocrement convexe en dessus. DniLiDES. \] « .— o -O .,^ ci fi —^ tn ^ ■*0 r-l S -^ S ô .s 3 LYCIDFS. 33 PREMIER GROLPE, LYCIDES. Caractèhes. Antennes insérées généralement sur le front; parais- sant rarement insérées sur les côtés de l'épislome, ma-s alors rappro- chées à leur base , ayant le côté externe de ladite base moins éloigne de la ligne médiane de la tête, que le point le plus avancé du côté interne des yeux, et bouche en forme de rostre. Trochanlers des pieds poslêrienrs an triangle allongé; ayant deux côtés égaux, et le postérieur formant la base, plus court. Cuisses poslérieures insérées au côté ex- terne des trochanters, plus ou moins près de l'angle postérieur: l'angle interne constituant une sorte de dent. Labre distinct. Hanches intermédiaires séparées. Elylrcs et ailes existantes (c/* ^). Corps al- longé, planiuscule en dessus. Ajoutez à ces caractères, pour les espèces suivantes : Tête plus étroite que le prothorax. Antennes de longueur médiocre ; de grosseur presque égale, soit subfiliformes, soit comprimées ou subdentées; de onze articles. Mandibules inernies ; grêles ; courtes. Palpes maxillaires comprimés; à dernier article tantôt un peu rétréci d'avant en arrière, tantôt presque d'éga'e largeur ou un peu sécu- riforme. Menton àe forme variable. Prolhorax plus large que long; un peu rétréci d'arrière en avant; ordinairement chargé de lignes ou de pUs, fovéolé ou aréole. Eciisson distinct. Elytres minces; flexibles; recouvrant l'abdomen sans l'embrasser; ordinairement subparallèles ou graduellement et faiblement élargies d'avant en arrière. lîepli des élytres prolongé jusqu'à l'angle suturai sur une largeur presque égale : son bord interne extérieurement visible, et constituant le bord externe des étuis. Hanches de devant médiocrement al'ongées ; globoso-co- niques ou ovoïdo-coniques. Tarses à quatrième artic'e triangulaire, tronqué ou à peine écbancré en arc à son bord postérieur. I-es Lycides sont des insectes gracieux â la vue, dont les étuis et parfois le corselet d'un rouge écarlale font ressortir la couleur noire du reste de leur corps. Les plis, les côtes, les fossettes ou les aréoles dont leurs é'ylres et leur corselet sont souvent ornés, contribuent encore à l'agrément de leur parure. 5 i 34 MOI.LIPENXES. Ils apparaissent avec les jours du prinlemps. On les trouve sur les bois , sur les haies et quelques-uns plus particulièrement sur les flfcurs dont ils recueillent les exsudations emmiellées. Vers le soir, ils volent ordinairement sur les arbres ou les buissons pour y passer la nuit; assez souvent cependant on les voit endormis dans les co- rolles où ils étaient venus chercher leur nourriture; nutis plusieurs semblent sous leur dernière forme uo prendre aucun aliment. Quand on essaie de saisir ces insectes inofîensifs, ils replient aussitôt leuro antennes et leurs pâlies, et cherchent un moyen de salut en simulant l'élat de mort. La femelle, à l'aide de son oviducte exserlile, flexible et mobile, dépose ses œufs sous les écorcss ou dans les fissures des arbres. La larve du Lygisloplère sanguin, indiquée et décrite par divers auteurs (0, pourra servir à révéler la forme de celles qui restent inconnues. Nousallons reproduire l'excellen le description donnée par M. Perris. Tcle dirigée en avant, très-petite, cornée, aplatie en dessus et en dessous. Un ocelle unique de chaque côté, petit et lalèral. Antennes insérées aux angles antérieurs de la tête, saillantes, de deux articles, dont le premier lr<'s-court, le deuxième arrondi à son extrémité. Plaqries sus-céphaliques formant la partie la plus avancée de la bouche, sans chaperon dislinct. Lèvre supérieure non visible. Man- dibules saillantes, grêles, presque sétacées, arquées, aiguës, articulées au bord antérieur de la plaque sus-céphalique et très-rapprochées , de telle sorte qu'elles ne peuvent pas dans leurs mouvements se porter l'un vers l'autre, mais seulement sécarler. Mâchoires libres, saillantes, articulées près de la lèvre inférieure, présentant une pièce basilaire assez courte et épaisse, cylindrique, analogue à un palpe; des palpes maxillaires courts, cylindriques, de trois articles; la pièce basilaire est charnue dans sa portion supérieure, et olîreen cet endroit un tubercule corné représentant le lobe maxillaire. Lèvre inférieure sans menlon ni languette, consistant uniquement en deux pièces (') Laïiiuille, Règne animal de Cv\. (1817) t. 3, p. 237. — Id. (1829) t. 3, p. -1(34. — Id. Bruxelles, 3' cJit. l 2, p. 409. — EiUciisoN , Arcliiv. fuer Na- lurgescli. (1841), p. 1)3. — Perius, Ann. de la Soc, entom, de Fr. ('184(;), t. 4, p. 343, pi. I.V, tig. 5. — CnAi'uis et Ca^di-ze, Calai, des Larves des Coléopt. p. 1130, pi. 5, fig 8. — Lacoiu». Gencr. , l. 4, p. 291. — De KIcsE^wli■^ni» , îSaturg. der Inscct. Deulscli. , t. 4, p. 435. LYCIDCS. 35 palpigères soudées à leur base el porlanl des palpes labiaux courts, bi articulés. Segments llioraciqncs senib'ab'es aux sesïnienls abrlomi- iiaux. Pattes assez courtes, formées de hanches distantes les unes des autres, courtes, obliquement dirigées en dedans et en arrière; de Irochanters courts, de cuisses et de jambes plus longues, et de tarses formés d'ongles uniques, simples. Segments abdominaux au nombre de neuf, recouverts en dessus chacun d'un écusson corné, en dessous de trois lâches cornées; présentant latéralement des renflements saillants, cylindriques, de même nature: le dernier entièrement corné, très-saillant en arrière, muni de deux pointes recourbées l'une vers l'autre ; anus conique, saillant, servant à la progression. Stigmates au nombre de neuf paires, dont huit sur les premiers segments abdominaux, situées en avant des prolongements coniques sur les bourrelets latéraux : la neuvième placée inférieuremenl sur les côtés du bord antérieur du mésotborax. Ces larves se trouvent sous les écorces, ou quelquefois dans les copeaux entassés de bois. Elles sont chasseresses et vivent aux dépens des Mollusques ou de diverses larves d'insectes. Les Lycides se partagent en deux familles. rAMILLES. presque conliguës au bord antérieur de l'anlépectus : ce bord presque linéaire. Yeux voilés à leur partie postérieure par le bord antérieur du prolliorax. Repli du prolhoraxréduit sur sa partie externe ta une lame foliacée, avec le côté interne subperpendiculaire,. Ventre au moins de sept arceaux apparents, parais- sant souvent en otTrir huit cliez le cf^. LvcrENS. séparées du bord antérieur de ranlépectus par un espace au moins aussi grand que le tiers de la largeur du dit bord. Yeux non voilés leur partie postérieure par le prolhorax. Repli du prolliorax non foliacé sur les côtés. Ventre de six arceaux apparents ; parais- sant parfois en avoir sept chez le /*, 0».vi.isien«. 66 iiOLLiPt:.\rtés, puis un peu élargi en ligne droite jusqu'à ses angles postérieurs qui sont vifs ; par là , un peu incourbé ou Irt'S-faiblenicnt en angle rentrant très- ouvert dans le milieu de ses côtés; en ligne à peu près droite ou à peine sublrissinuée, à la base en carré un peu élargi à celte dernière et à peu près aussi long que large; étroitement rebordé à la base, relevé en rebord tn devant et sur les côtés; chargé d'une nervure ou d'un rolief transversal ondulé divisant sa surface en deux moitiés; l'antérieure, chargée de trois côtes ou lignes élevées longitudinales, divisant sa surface en qua" Ire aires; les deux médianes plus étroites : la moitié postérieure chargée de trois côtes ou lignes élevées longitudinales , divisant sa surface en trois aires: la médiane étroite, sulciforme ; d'un jaune rouge ou rougeâlre, parfois d'un jaune leslacé, avec le fond des aréoles noir ou d'un noir brun. Ecusson noir. Elylres d'un jaune rouge ou rougeâlre, parfois d'un jaune testacé : chargées chacune de 'quatre côtes longitudinales; la quatrième aboutissant vers le milieu du bord postérieur : la deuxième, arrivant à peu près à la sùlùre, peu au devant de l'angle suturai: les première el troisième un peu plus courtes. Intervaltes exislant entre les côte^, divisés pai" des lignes le plus souvent transversales, d'autres fois obliques, et cons liluant des mailles soit en parallélogramme transversal , sort triangulaires ou irréguUères : les premières ne constituant sur cha- que intervalle qu'une rangée d'aréoles : les secondes paraissant par- fois former deux aréoles sur îe même intervalle. Dessous du corps, lame verticale du repli et pieds, noirs ou d'un noir brun. Bot^d anlc- rieur de Vanlépecius, en angle très-ouvert et à peine dirigé en arrière. Premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que le dernier. J'ai pris cette espèce à Pilât, à la Grande-Chartreuse, dans les mon- lagnea du Lyonnais. Elleaélé trouvée à Fontainebleau par M. Cosnard. Obs. Elle se distingue de toutes les autres par son prothorax à peu près carré, àanglesde devant prononcés et reclangulairement ouverts, noir, bordé d'orangé en devant et sur les côlés. Elle s'éloigne d'ail- leurs des D. aurora, ruhens et minulus par ses élytres chargées seule- ment de quatre côtes longitudinales ; du D. affinis, par la longueur du troisième article de ses antennes, par la couleur de son prolhorax, par la forme de quelques-unes des mailles de ses élylres. LYCiExs. - Diciyoplerus. 51 A A. Troisième article des anlcnnes à peine moins court que le deuxième) visiblement moins grand que la moitié du suivant. {G. P/jropterus MULSANT.) 5. I>. afésiiîs; Paykull. iVoiV. Elyires d'un rouge sanguin. Prolhorax rehordé ; chargé de deux lignes longitudinales en reliefs arquées en sens contraire , convergentes sur le milieu du bord antérieur et de la base , et d'une ligne élevée transversale., de chaque côté de celles-ci : ces reliefs divi- sant sa surface en cinq aires : la médiane ovalaire ou elliptique. Elylrcs à quatre côtes longitudinales : la troisième aboutissant à l'angle suturai. Intervalles cliargés de lignes transversales en relief, constituant une seuh rangée d'aréoles en parallélogramme transversal, J> Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers des côtés du prothorax ; à troisième article à peine moins court que le deuxième, à peine égal au tiers du quatrième. Septième arceau ven- tral profondément entaillé dans le milieu de son bord postérieur : le huitième en triangle plus long que large, logé à sa hase dans l'en- taille du précédent. j Antennes prolongées jusqu'à la moitié de la longueur du corps ; à troisième article faiblement moins court que le deuxième, un peu moins grand que la moitié du quatrième. Septième arceau ventral rétréci d'avant en arrière en ligne presque droite ou peu courbe, lé- gèrement échancré à l'extrémité, couvrant au moins les deux tiers médiaires du bord postérieur de l'areeau précédent, moins long sur son milieu qu'il est large à sa hase. Lampyris niffro-rub7'a, de Gzer, Mcra. t. A, p. 46. 3. — Iîetz. Ccn. p. 5t"4'. — DE ViLL. G. LiNN. Entora. t. -1, p. 288. 9. Ijjcus, n. sp. ? TowNS. Yoy- en Uongr. t. 3, p. 177. -160. Lfjcus a/finis, Payk. Faun. Suec. t,2. p. 176. 3. — Gyllenh. Ins. Suec. t. 1, p. 322. 3. — ScHOENn. Syn. ins. t. 3, p. "S. — Sahlb. 1ns. fenn p. III. 3. Lijcus aurora, var, Fab. Sysl. Eleulli. t. 2, p. 116. 30, Dictijopterus affmis, (Dejean) Catal. (-1833) p. 100 — Id. (1837) p. -112.;;— L. IlEDTf.NB. Faun. aust. p. 319. — Id. 2"ie edit. p. 522. — Bien, Kacfer" faun. t 3, p. 60. — de Marseul, Catal. p. -100. Pijroplerus a/finis, Muls. Tabl. in Ann. d. 1. Soc d'agr- de Lyon, t. 1 , p. 81. pi. r>. fig. 6. — Id. Opusc. entora. II cali. p. 167. Eros affmis, IjAcoiid. Gen. t. ■'(, p. 301. — de Ivieseinw. ^atu^g. d InscJt,, Deutscli. t. k, p. 441, 4. o2 MOLLI PEiWKS. Long. 0,00G9 à 0,0078 (2 3/4 à 3 ^/2). Larg. 0,0017 à 0,0022 (3^4 à I 1.). Corps garni de poils fins; paraissant presque glabre sur les élytres. 7e7e noire ; luisante ; creusée d'un sillon longitudinal après les an- tennes. Labre, mandibules et mâchoires d'un rouge llave. Palpes noirs. Antennes noires ; à deuxième article à peine égal au tiers du qua- trième, un peu plus court que le troisième. Prothorax arqué en de- vant, avec le milieu de son bord antérieur très-faiblement enlaillé ; à angles antérieurs arrondis ; un peu élargi ensuite en ligne droite jusqu'à la moitié de ses côtés, puis peu sensiblement en ligne droite jusqu'à ses angles postérieurs, qui sont vifs et aigus ; offrant ainsi un angle rentrant très-ouvert dans le milieu de ses côtés ; un peu en arc bissinué, dirigé en arrière et entaillé dans son milieu, à la base; près de moitié plus large à celle-ci qu'il est long sur son milieu ; relevé fn rebord dans sa périphérie; chargé longitudinalement de deux lignes en relief, arquées en sens contraires, unies sur le milieu du bord antérieur et sur celui de la base, et graduellement plus sé- parées dans leur milieu ; chargé de chaque côté d'une ligne en relief transversale, étendue depuis le milieu du côté de chaque ligne arquée jusqu'au milieu du bord latéral : ces divers reliefs divisant sa surface en cinq aréoles : une longitudinale médiaire, ovalaire ou elliptique, et de chaque côté de celle-ci, deux autres sur la moitié antérieure, et deux sur la postérieure ; entièrement noir. Ecusson de même couleur. Elytres d'un rouge sanguin ; chargées chacune de quatre côtes: la troi- sième, postérieurement incourbée et arrivant à l'angle suturai : la quatrième, un peu plus courte, dirigée vers le bord apical: la deuxième, arrivant ordinairement à la suture, un peu au devant de l'angle suturai , parfois liée à la troisième : la première, plus courte, isolée. Intervalles existant entre ces côtes, divisés chacun par des li- gnes élevées transversales, constituant sur chacun d'eux une rangée de mailles, assez régulièrement en parallélogramme transversal, une fois plus larges que longues. Dessous du corps el pieds, garnis de poils fins ; noirs. Repli du prothorax de même couleur. Premier article des tarses postérieurs à peine aussi long que le dernier. Celte espèce paraît au printemps, dans les parties froides ou monta- gneuses. On la trouve à Pilât, en Auvergne, à la Grande Chartreuse, etc. Obs. Elle s'éloigne de toutes les autres par le troisième article de ses antennes presque aussi court que le deuxième : elle semble , par là, faire le passage des Lyciens aux Omalisiens. OMALisiENS. — OiiiaUsiis. ^3 SECONDE FAMILLE. OMALISIENS. Caractères. Hanches antérieures séparées du bord antérieur de l'anlépeclus, par un espace au moins aussi grand que le tiers de la largeur de ce bord. Yeux non voilés par le prolborax. Repli du protho- rax tranchant sur le côté externe et )ion foliacé sur les côtés; iléclive à son côté interne. Ventre ordinairement de six arceaux apparents; le dernier en cône ou triangle obtus; mais olTrant souvent (chez le c/") un septième arceau très-court, entre le dernier et l'avant dernier. Cette famille est réduite au genre suivant : Genre Onialisus^ Omalise, Geoffroy {•). (caaXîî^co, j'aplanis) Caractèues. Ajoutez à ceux de la famille: Antennes situées sur le front, entre les yeux; subfiliformes ou à peine amincies vers l'ex- trémité; de onze articles ; le premier élargi de la base à l'extrémité, beaucoup plus court que le quatrième: les deuxième et troisième, presque égaux, à peine aussi longs que larges: les quatrième à dixième, presque égaux, notablement plus longs que larges ; le onzième, le plus long, appendice. Fr^ont déprimé entre la base des antennes. Prothorax plus large que long ; offrant les angles pos- térieurs terminés en une pointe dirigée en dehors. Ecnsson en triangle allongé, à côtés un peu émoussés à la base, et paraissant par là un peu rétréci près de celle-ci. Elytres subparallèles jus- (') Ilisl abr. des Ins. t. -1 p. 179. Fabricius avait estropié rortliograplie de ce nom en substituant un y à Vi {omalijsus). lUiger (Mag. t. 1. p. -139; a rec- lifié celle erreur, cl a ajouté une //au commencement du mol à cause do l'esprit rude dontla lettre grecque est marquée ; nous avons cru devoir con- server à ce genre rorlliograplic donnée par Geoffroy el adoptée par Lalreillc cl les autres autours français. 54 MOLMPSN^îFS. ENÎÎi:S. de grosseur presque égale ou amincies vers l'exlréinilé ; sou\ient comprimées ; de onze articles : le deuxième le plus court. Labre géné- ralement distinct, mais souvent petit ou peu apparent. Mandibules simples, inermes, grêles. Palpes maxillaires robustes-, à dernier ar- ticle ordinairement conique ou rétréci dans sa seconde moitié. Lciisson distinct. Elylres minces et flexibles et voilant le plus souvent le dos de l'abdomen, chez le c/', quelquefois cependant raccourcies chez ce dernier; ordinairement nulles ou rudimentaires chez la i^ . Repli des élylres élargi en gouttière à sa partie antérieure, olTrant son bord interne caché : l'externe constituant le bord extérieur des étuis. Ailes le plus souvent développées chez le c/", nulles ou rudi- mentaires chez la ?. Hanches intermédiaires tantôt parallèles ou subparallèles, tantôt obliquement disposées et postérieurement con- vergentes ; parfois contiguës ou presque contiguës, d'autres fois plus ou moins séparées, surtout chez la 9 . Tarses à quatrième article échancré ou bilobé. Les Lampyrides (') , ceux de notre pays du moins , sont loin d'oITrir sur leur cuirasse la beauté des Lycides. Condamnés à une vie terrestre ou nocturne , tous ont des élytres obscures qui s'accordent avec leurs conditions d'existence ou avec leur genre de vie. Ceux de la première famille, ou les Lampyriens , dont le corselet voile complètement la tête, ont ordinairement ce bouclier protecteur en partie d'une teinte moins sombre , et paré en devant de deux espaces vitrés ou translucides, pour faciliter dans ces points l'usage de la vision. Les Lucioliens dont le premier segment thoracique olîre moins de développement , montrent en général sur cet anneau la couleur plus agréable d'un rouge rosat ou orangé. Mais la Nature a dédommagé amplement ces insectes de l'indigence de leur manteau, en douant les derniers arceaux de leur ventre d'une propriété phosphorescente ('-j ; chez les Lampyres, cette faculté (') Ces insectes étaient nommés par les annieiis Lampijris, Noctiluca , Lticîo, Cicîndela, Incendula, Lucernata, Luciola , etc. ('} Les Lampyrides paraissent souvent augmenter ou affaiblir à volonté la vivacité de leur lumière. Suivant Trcviranus, ce pouvoir en apparence volon- taire lient à la respiration; mais diverses circonstances , telles que la chaleur , ont de rinnuencesur Tinlensilé de celte phosphorescence.L'humidilé paraît lui être indispensable. La soutraetion de l'oxygène, ou l'immersion des parties lumineuses dans l'iiuile, le gaz acide-carbonique de l'hydrogène, l'éteint. Sou çclal devient, au contraire, chlouissaul pour un moment dans des subslauccs est l'apanage exclusif des femelles (*), que leur défaut d'ailes allache à la terre. Chez les Lucioles elle est aussi le ^)artage des mâles . Ces insectes se montrent, en général, dans la seconde moitié du printemps, ou dans le commencement de l'été, sous leur forme parfaite. Dans cette dernière phase de leur existence, à peine ont- ils besoin de prendre de la nourriture : la briàveté et la faiblesse de leurs organes masticateurs suffit pour montrer combien elle leur est peu nécessaire. Comme divers Lépidoptères nocturnes, la plupart semblent n'an-iver à leur dernier élat que pour remplir leur destinée; et ils se bornent tout au plus à demander aux végétaux quelques aliments délicats ou les produits de leurs nectaiies. Quand on cherche à s'emparei* des Lampyrides, ils infléchissent le ventre et essayent, comme une foule d'autres insectes timides et inofîensifs , à détourner le danger dont ils sont menacés, en contre- faisant l'élat de mort. Les individus destinés à se traîner sur le sol ont la démarche lente et s'avancent souvent comme par secousses : ceux qui peuvent s'élever dans les airs, les parcourent avec une certaine rapidité. Tous, à part les Phosphaènes, semblent exclusivement réservés aune ac- tivité nocturne. Durant le jour, les individus pourvus d'ailes se tien- nent immobiles parmi les feuilles ou sur les branches des arbres et Irès-oxygénces comme le gaz rutilant. Le contact des parties hnnineuscs avec l'alcool, les alcalis et autres substances capables de coaguler ou de dénaturer l'albumine, détruit pour toujours la phosphorescence. Voyez sur cette pro- duction de lumière : 'J'ooD ( m Journal of Science and art. — Macaire et Macartney in Gilbert's y\nnuals, t. CI et 70. — Peteus, Uber das Leuchtcn der Lampyris italica, Archiv. fucr Analomie, Physiologie und WissenscliaiTiiiche Medicin, 18^1, p. 229, 233. — Blanciiet. De la production de la lumière chez les Lam- pyres (BibL univ. de Genève (sciences nalur),xxxi, p. 213). — Mat- TEucci. Lampyris ilalica. Leçons sur les phénomènes physiques des corps vivants, p. loi, et comptes-rendus de l'Institut, 1843, (18), p. 309. — Tue- viRANus. Biologie, t. 3, p. 97. — Tiedeiiann. Physiologie, l. \. — Gmelin, Chimie xxr, p. 81-8G. — Cauus, Anatesten, -1829, p. -1C9. — Petehs. Muller Archiv., 1811, p. 229. etc. (') Plusieurs mâles appartenant à des espèces dont les $ sont privées des organes du vol ou n'en ont que des rudiments, montrent aussi à rextrémilé de leur ventre des points lumineux, et laissent échapper une lueur plus ou moins faible, mais souvent, peu perceptible. C2 MOLLIPKJINES. des arbrisseaux; les autres se cachent dans l'herbe ou au pied des buissons •, mais dès que le crépuscule du soir commence à laisser découvrir la voûle étoilée du firmament , les femelles de nos Lam- pyres sortent de leur retraite, et se hâtent de faire briller la lumière d'un blanc verdàlre chargée de révéler leur présence ('). Les oîâles des mêmes espèces se laissent facilement séduire par d'autres clartés, et dans les ténèbres ils accourent avec empressement à la lueur de nos flambeaux. Quant aux Lucioles, connues sous les noms de Mou- ches à feu ^ Mouches lumineuses ^ dont les mâles possèdent aussi la propriété phosphorescenle, ils sont le plus magique ornement de la nuit, dans les contrées les plus chaudes de notre Midi. Dans leur vol onduleux , les parties de leur ventre sont tour à lour voilées ou aj)- parenles, et semblent faire croire à un caprice de leur part, de cacher et de montrer alternativement le flambeau brillant qu'ils portent avec eux. Les Lampyrides déposent leurs œufs sur les herbes ou sur la terre; il en naît une larve ayant beaucoup d'analogie avec la femelle, et dont celle du Lampyrls nocliluca décrite plus loin, pourra donner une idée. Ces larves (') désignées, comme les femelles aptères, sous le nom de Ver luisant, sont carnassières et font particulièrement la guerre aux mollusques terrestres; elles jouissent aussi de la propriété phospho- rescente. Pendant l'hiver, elles restent cachées dans la terre, et après avoir repris leur activité sous l'influence de la chaleur renaissante , se changent en nymphe vers le milieu du printemps, et un peu plus lard en insectes parfaits. (*) De Geer a fait observer que les larves des Lampyres jouissant aussi de !a propriété pliospliorescenlc , la lumière produite par les $ ne semblerait donc pas avoir le but indiqué; mais la facilité avec laquelle les ^ sont attirés par les flambeaux, montre évidemment rinlcntion qu'a eue la nature , en douant les J de celle admirable propriété. (M Yoy. sur les larves des Lampyrides en général Latr. Ilist. nat. des Crust. etdesinsecl. t. 9, p. 98. — Esuciiso.n, in Arciiiv fuer Naturg (1851), p. 90. CuiPDis et Lakdkze, Calai, p. -I57. — L.vcoud. Gencr. t.-î, p. 307, etc. LAMPYRIE\S. 63 Ces insectes se divisenl en deux familles : complètement recouverte par le protliorax : celui-ci , eu ogive ou en demi-cercle , en devant; creusé de deux sillons prollioraciques , avancés depuis la base jusque vers le rebord anléro-lalcral. Yenlre non ré- gulièrement convexe ; de sept ou huit arceaux , en partie dentés en scie sur les côtés. Lampvru-ns. en grande partie découverte. Protliorax soit presque tronqué, soit arqué assez faiblement en devant; bis- sinué à la base, mais non creusé de sillons protho- raciques avancés depuis celle-ci jusque vers le rebord antcro-latéral Ventre régulièrement convexe; de six arceaux apparents , non dentés en scie sur les côtés. Lrc;oï.inNS. PREMIERE F.\MILLE. LAMPYRIENS. Caractères. ItHe complètement recouverte par le protliorax : celui-ci en ogive ou en demi-cercle, en devant; rayé ou creusé de deux lignes ou sillons (sillons prothoraciques ) , naissant chacun en dehors de la ligne médiane, au devant du rebord hasilaire, sur un point variable de la base, avancés vers le rebord anléro-Ialéral. Elylres et ailes développés chez les t/', nulles ou rudimentaires chez les 9. Fe^î/j'c non régulièrement convexe. PYgidinni conxexe ou en toit sur sa partie longitudinale médiaire, avec les côtés relevés et séparés par une gouttière de la partie médiane. A ces caractères, ajoutez pour les espèces de notre pays ; Repli du prolhorax offrant sa partie foliacée, c'est-à-dire la partie horizontale comprise entre le rebord latéral et la gouttière qui la sépara de la partie plus interne, plus large que cette dernière : cette partie située en dedans de la gouttière, constituant une lame ver- ticale. f/^ Icnhc pluç ou moins convexe sur la zone longitudinale me- 64 MOLLIPENKES. cliaire, plus aplanie ou subhorizon laie sur les côlés. Hanches intermé- diaires ordinairement contiguës , ou laissant à peine voir entre elles une lame slernale uniformément étroite. ^ J'entre rayé de deux lignes longitudinales divisant sa surface en trois zones : la médiane plus large. Hanches intermédiaires séparées par une lame sternale ordinairement rélrécie d'avant en arrière. Ces insectes peuvent être partagés en deux branches > des c/' prolongées , ou à peu près, jusqu'à l'extrémité de l'abdomen : celles des $ représentées ordinaire- ment par des moignons ; parfois nulles , mais alors pygidium non écliancré à l'exlrémilé. Lainivjraires. des ç/" prolongées à peine au-delà de l'exlrémilé du premier arceau de l'abdomen : celles des Ç rudi- mentaires ou presque nulles. Pygidium écliancré à l'extrémité, ou offrant cliaquc partie posléro-exlerne plus prolongée en arrière que le milieu. Phosphaenaires . rUEMlERE BRANCHE. I.AMPVUAir.ES. CATiACTÈnts. Eîylres des ^^ voilant ou à peu près le dos de l'abdo- men : celles des ^ ordinairement reprèsenlécs par des moignons; quelquefois nulles, mais alors pygidium non échancré à son extré- mité. /1/j/cî!))cs à peine prolongées jusqu'au bord postérieur du pro- Ihorax, ou à peine prolongées au delà {c/' ^). Yeux des c/'. très-gros, globuleux; presque eonligus, ou étroitement séparés au-dessous des parties de la bouche; séparés en dessus, après les antennes, par un front canaliculé, moins large que le diamètre transversal de l'un d'eux: ceux des femelles, petits ou médiocres ; séparés, soit au-des- sous des parties de la bouche, soit au-dessus par un espace au moins double du diamètre transversal de l'un d'eux. Ventre de 8 (î) ou de 7 ( çf] arceaux ; offrant souvent chez ce dernier sexe une sorte de segment anal plus ou moins apparent. Postépi sternum s lélrécis d'avant en arrière à partir du tiers au moins de leur lon- gueur. Quatrième article des tarses plus court que le premier. LAMPVaAIUES. 63 Ajoiilez à CCS caraclères, au moins pour les es^ èces suivanles : c(^ Coips garni de poils fins, courts, peu serrés, parfois peu ou mé- diocrement apparents, suilout sur le prolhorax. Elylrcs ordinaire- ment déprimées chacune à la base, entre le calus humerai et l'ccus- son ; chargées chacune de trois nervures longitndina'es : la troisième ou externe, naissant dans la direction du côté externe du calus hu- merai, plus ou moins avancée sur ce ca'us ou vers son extrémité pos- térieure, quelquefois paraissant rendre le côté externe de celui-ci plus saillant, prolongée environ jusqu'aux sept huitièmes de la longueur des étuis : la seconde, naissant dans la direction du côté interne du calus, ou un peu plus en dedans, variablement un peu moins ou un peu plus longue c|ue la troisième: la première ou interne, la moins longue, naissant entre la deuxième et le rebord suturai; offrant, en dehors du calus humerai, une sorte de gouttière déclive; limitée au côté interne par la troisième nervure, élargie et prolongée en s'af- faiblissant jusque vers la moitié ou un peu plus de la longueur des étuis, offrant parfois dans cette gouttière les traces d'une quatrième nervure; ruguleusemenl ou un peu réticuleusement ponctuées; mu- nies d'un rebord suturai el; d'un rebord marginal, relevés chacun vers l'extrémité : le marginal souvent réduit plus antérieurement à une tranche, flanches inlcrmcdiaircs généralement conliguës ou lais- sant parfois à peine entrevoir une carène sternale linéaire, unifor- mément étroite. Z)os f/e /'fl&rfome?i de huit arceaux, feu/re longitudi- nalement convexe sur les quatre septièmes ou trois cinquièmes de sa longueur, avec les côtés plus ou moins déclives, ou plus ou moins horizontaux ; de s?pt arceaux apparents : le premier parfois peu vi- sible après les hanches, mais très-apparent sur les côtés : les pre- uiiers débordant souvent ceux du dos : les deux, trois ou quatre der- niers débordés par ceux du dos. ? Corps garni de poils plus fins et plus courts, paraissant souvent j)rcsque glabre, Elytres soit nulles', soit réduites à des moignons : dans ce cas offrant aussi ordinairement deux ou trois nervures el les traces d'une gouttière ou d'un repli. Hanches intermédiaires plus ou moins séparées, laissant voir entre elles une carène sternale moins élevée, ordinairement rétrécic d'avant en ariière. Dos de l'abdomen el ventre de huit arceaux : le premier du ventre, peu apparent après les hanches, mais distinct sur les côtés. (J6 MOLLIPIÎNRKS, Les Lampyraires se rcpai lissent dans les genres suivants ; TENUES. subparaïlèlc ou plulôl un peu élargie depuis !es lian- eUcs de devant jusqu'au bord postérieur du seg- ment protlioracique. Pygidiumnon échancré. Cuisses postérieures ovalairement élargies dans leur milieu. relania. Pygidium entier, ou offrant la pailic médiane de son bord postérieur plus prolongée en arrière que les angles. Lampyris. Pygidium écliancré .ou presque tron- qué, offrant la partie médiane de son bord postérieur moins pro- longé en arrière que les parties postéro externes. Lampïorhiza, Genre Pclania, I'elama ; xMulsanl('). Cap.actèiœs. Lame verticale du repli du prolhoraxj subparallèle ou plutôt graduellement ou sinueusenient un peu élargie, depuis les hanches de devant jusqu'au bord postérieur du segment prothoraci- que. Pygidium rétréci assez faiblement d'avant en arrière en ligne ordinairement droite ou peu courbe, tronqué ou obtusément arrondi à l'extrémité. Dernier arceau du ventre ni brusquement rétréci avant la moitié de sa longueur, ni réduit ensuite à une sorte de demi gaîne étroite et échancrée à l'extrémité. Cuisses antérieures ovalairement élargies dans leur milieu. Bord antérieur de Vantépectus réduit h une tranche (cf^) ou uniformément épaissi (?). Prolhorax en ogive, en devant. Corps sensiblement convexe (j^), au moins sur le protho- rax ( î ). t/; «j ■n Œ) 3 .2* J^ t« OJ 5, (B _G "5 o 3 •CJ '5 t« C2 3 Q. ç* c C D 3 o 3 ■S c/5 bD ^ _« o 3 a « Ci ;-> \ « (-1) McLsANT, Opusc. enlora, -119 cali (18G0) p. -120 — Id. Anu. de la Soc, Linn.de Lyon. (1860) p. -130. I LAMPi'H.vmES. — Pclania Gl ,/> Anlennes coiiipriniées ; graduellemenl amincies à partir de l'ex- Iréniilé du Iroisième ou qualricuic arlic'e ; garnies dû poils assez fins ; offrant les qnalricme à dixième articles ordinairement plus longs que larges. Prolhonix h sillons protlioraciques, naissant chacun vers la cinquième externe du rebord basilaire ; avancé en ligne droite vers le rebord antéro latéral; sans traces, ou offrant à peine en devant des traces de lunules translucides, Ecusson médiocre ; plus long (]ue large, en triangle tronqué ou subarrondi à son extrémité. Elytres voi- lant le dos de l'abdomen -, assez convexes ; à repli creusé en devant d'une gouttière paraissant prolongée à peine au delà du niveau de la mo'.tié du postpectus, puis réduit à une tranche un peu épaisse et obtusejusqu'à l'angle suturai. Ailes développées. //rt/zc/tea intennécUaircs coniiguës ou à peu près. cf Anlennes comprimées ; graduellcm^iît amincies à partir de l'ex- {rémité du quatricme article ; garnies de poils assez fins ; offrant les quatrième à dixième articles ordinairement aussi longs que larges. Prothorax à sillons protlioraciques naissant chacun vers le sixième externe du rebord basilaire, c'esL-à-dire beaucoup plus près du bord externe que de la ligne médiane, avancés en ligne droite vers le rebord anléro-latéral ; assez régulièrement convexe entre les sillons ; à taches ou lun lies indistinctes. Ecusson indistinct. Elytres et ailes nulles. Hanches intermédiaires non contiguës ; ordinairement écartées par un mésoslernum oblriangulaire, peu prolongé entre elles, et suivi d'une carène sternale linéaire. Postêpislcrnnms de largeur à peu près égale dans leur seconde'moilié, tronqués à l'extrémité. L'espèce servant de type au genre Pclania présente un faciès différent de celui des Lampyraires suivants, en raison de son corps sensiblement convexe; de son prothorax en ogive en devant; de la direction de ses sillons protlioraciques, chez le ,f^ . Elle s'éloigne surtout des Lam- pyres et des Lamprorhizes par ses cuisses antérieures graduellement élargies dans leur milieu, et par la lame verticale du repli du pro- Ihorax subparallèle ou graduellement élargie depuis les hanches de devant jusqu'au bord postérieur du segment prothoracique. 3. E^. BSïassrliassIca; Linnû. (Z'. Dessous du corps, parties de la bjudie cl prothorax, d'un leslucé (lave ou flavcscenl : élytrcs soiivcnt brunes ou brunâtres sur le doi. Ailes 68 MOLLIPENKES. existantes. Prothorux en ogive., relevé en rebord en devant et sur les côtés ; en arc dirigé en devant, à la base. Pygidiaui rétréci d'avant en arrière., ohlusémenl tronqué à C extrémité. Angle postérieur dcsc/uatre derniers ar- ceaux au moins prolongé en lanière. 2 . Entièrement d'un teslacé roussâtre. Elytres et ailes nulles. Protho- rax plus arrondi en devant \ presijue en ligne droite à la base. Dos du mésothorax court ; avec ses angles postérieurs ouverts et dirigés en arrière. Dos du viétathorax transversal, avec les angles postérieurs subarrondis. Pygidium comme chci le c/'. Angles postérieurs des arceaux du dos de l'abdomen légèrement relevés en pointe obtuse. Angles postérieurs des ar- ceaux du ventre émoussés : le dernier le plus long ou à peu près, rétréci d'avant en arrière, entaillé en forme de V dans le milieu de son bord posté- rieur. Lampijris mauritanica, Lkw. Syst. nal. U -1. p. 6-^5. ^9. — Muu.eu (F.. P. S.) C. a LiisN. Nalurs. 5"!" part. t. -1, p. 302. 10. — Fab». Sysl. entora. p. 202. 13.— kl. Spcc. ins. l. 1, p. 2oî. 17.— Id. Manl. t. 1, p. 162. 18.— Id. Ent. sysl. l. 1. 2, p. 103. 22. — Id. Sysl. cleulh. t. 2, p. 105. 30. — Goeze, Enl. Bcylr. t. 1, p. 520. 10. — Gmiîl. C. Linn. Syst. nal. t. 1, p. 1881. 10. — Oliv. Enlom. t. 2, n° 28, p. 13. 5, pi. 1, lig- 5. a. — Latr. Hisl. nal. t. 9. p. 101.3 — MuLs. Lett. t. 1, p. 357. 3. — Lucas, Explor. sc.de l'Alg. p. 170. 490. — RosEN». Si Tliiere Andal. p. i3'J. — Jacquelin du Val, Synopsis, clc. Glanurcs cniora. 1' cali. p. 7. 1, pi. fig. \. (pygidium du z. Enl. Gcrm. p. 209. 1. — Id. Faun. gcrm. 41. 7 ç^ (mais i! a représenté, comme la 2 du Lampyre, une larve de Silpha). — Id Index, p. I4S.— Cuy. Tabl. clem p -19G. 1. — I'aik. Faun. suec. t. 2, p. -170. 1. — Walck. Faun. paris, l. 1, p. -1G7. -i. — Maï'.sii. Enl. brit. p. 3iJl. 1. — Blïmeinb. Uandb. 8" cdil. p. 33G. 1. — !d. Irad. fr. p. 415. — Latr. Ilisl. nat. t. 9, p. -101.2. —U- Règn, anim. t. 3, p. 240. — Id. (1829) t. 4, p. 407. — Gyj.lemi. Ins. suce, l. -I, p. 313. -I. — SciioEJsn. Syn. ins. t. 3, p. 59. 1. — Lamauck, Anim. s. Ycrl. t. 4, p. 448. -I. — DuMiiiui., Dict. d. se. nat. t. 25, p. 217. -I. — Stepii. lUusl. t. 3, p. 290. 1. — Id. Man. p. -187. 1474. — MÉMiTu. Calai, p. ICI. €4. — iDi?,c:A.\, Enlom. edin. p. 202. Larve, p. 20î-2{),5. — Saiiuî Ins. fcnn. p. -110. \. — CuuTis, Bril. Entom. t. 15, p. G98. — Wcsivoon, Inlrod. t. 1, p. 2^7. (T' 2 — t)E Casiei.n. Ilist. nal. 1. 1, p. 207. i. — Kusteii, Kaef. curop. 9. 23. c/' ?— L. Redtemj. Faun. aust. p. 320. — Id. 2" édil. p. 523. — Bach, Kacferfauna, t. 3, p. 01. — De Motscii. Etud. enlom. (1854) p. 30. — Rouget, Calai, in Mem. de l'Acad. d. se. de Dijon (IS-jO) p. 200. 928. — De Marseul, Calai, p. 100. — Mocqueris, Enum. in BuUel, de la Soe. Llnn. de iNorm. (1856-57) p. 1G/i. — J,\cquei.u\ du Val, Glanurcs enl le cali. p. 7. 2, fig. 2. (pygidium du ^). — ■ Lacohd. Gen. t. 4, p. 331. — De Kiesenw. T^alurg. d. Insect. Deutscli. l. 4, p. 453. 1. Lampyris yplendidula, Scoi'Ol. Ann. 5. Ilistor. nat. p. 92. 48. emeiit complet, ou de subir ses der- nières métamorphoses en temps utile , elle prolonge d'une année son existence vermiforme. Qf)s. — Le L. noclilnca ^ offre diverses variations plus ou moins légères : le prolhorax est tantôt un peu ogival , tantôt arrondi en devant; soit en ligne presque droite ou un peu entaillée dans son milieu, à la base, soit avec les angles légèrement dirigés en ari-ière ; parfois brun ou brunâtre sur un espace plus ou moins considérable de sa moitié antérieure. L'écusson varie de forme à son extrémité, et surtout de couleur; il est quelquefois déprimVKAtr,iLS. — Lampyr'is. S 5 à sa parlie posléiieure (entre son bord interne et la ligne ou espèce (le gouttière qui la sépare de la partie foliacée, ou du bord horizontal (lu dessous du prothorax), une larg^eur é^ale à la moitié de sa parlie anguleuse, tandis ({ue chez la ? du L. nocllluca , cette lame est ordi- nairement snbparallèle depuis le bord antérieur de l'antépeclus, jus- (ju'au bord postérieur au moins des hanches de devant, et se rétrécit (Misuite jusqu'à îa gouttière , dans la direction des angles postérieurs du prothorax. La J du L. Zeiiheri s'éloigne de celles des espèces suivantes , par les moignons de ses élytres soudés au dos du mésothorax. Obs. M. Jacquelin du Val a décrit, sous le nom de Lampyris gcr- mariens'is^ une autre espèce, dont les types proviennent de la collec- tion de Gerniar , dans laquelle ils étaient aussi inscrits sous le nom de L. Zenckeri. i!B. $. Moignons tics éijircs délacliés , même au côté interne , du dos du méso thorax. C. o^. Septième arceau ventral ni festonné à son bord postérieur, ni pro. longé en pointe clans le milieu de ce bord. ?. Moignons des élytres coupés d'une manière un peu obliquement transversale et sinuée à leur bord postérieur. D. (/'. Bord antérieur de rantépeetus un peu anguleusement avancé dans son milieu. Elytres parallèles. 5 . Ecusson aussi large à sa parlie postérieure qu'il est long sur son milieu ; de moitié environ plus large à sa base qu'il est long sur son milieu. Moignons des clylrcs dépassant à peine le bord pos- térieur du mésothorax. S. Ij. ilitysMoiaeSS ; Muls.wt et Cl. Piey. ç/'. Prothorax d'un leslacé livide , avec la parlie discale de sa moitié postérieure., brune. Elytres parallèles ; à nervures ordinairement pronon- cées et tranchantes ; brunes avec les rebords suturai et externes [laves- cents. Pygidium en ogive arrondie et bissinuée. Dessous du corps d'un leslacé fauve. Bord antérieur de l'antépeclus anguleusement avancé dans son milieu. Septième arceau ventral un peu en arc dirigé en arrière , à son bord postérieur. -^. D'un brun fauve ou d'un fiuve brun en dessus, avec la partie anté- rieure et les côtés du prolhorax ., le bord postérieur du mélathorax et des 8G MOLLIPE.NXES. sept premiers arceaux du dos de l'abdomen^ d'un fauve teslacé. Moignons des clytres délacliés du mésolhorax ; sinués et plus larges à leur bord pos- térieur; un peu plus larges que longs. Ecusson aussi large à son bord postérieur qu'il est long. Bord antérieur de Vanlépectus en angle dirigé en arrière. Dessous du corps rosé sur la poitrine, fauve sur le ventre. Lampyrls mauritanica , liiisr. Kacf. Eur. 9. 2('.. ^ J. Lompi/ris lusitanica, Moïsciujlsky, Eludes cnloin. 3' année, ISo^î, p. 19, lOli ? — Jacquelin dv Val, Glanurcs enlora. (8 octobre 1859), p. 1 i, 4, pi. fig. 4 (pygidium du (/'). Lampyris Roymondi , Mci.saat et r.EY, Opusc. enloin. (mai I8-J9), p. 158. — Id. Ann. de la Soc. linn. de lyou, t. 5, (1859) , p. ^ Long 0,01 56 à 0,0!C8 JG 1/2 à 7 1.) I.arg. 0,CC-15 à 0,OOD1 (2 à 2 1/4 1.) Corps planiiiscule. Tête brune. Parties de la boucJie d'un roux ou fauve leslacé. Yeux noirs. Antennes brunes, brunâlres ou d'un biun fauve, avec la base ou l'exlrémilé de quelques-uns des arlicles souvent ])lus claire; à troisième article ordinairement à peine aussi long que le suivant : le onzième brièvement appendice. Prolhorax arrondi en devant , faiblement ou à peine élargi en ligne droite dans sa seconde moitié; tantôt en ligne presque droite , tantôt faiblement en arc ou en angle très-ouvert et dirigé en devant, à la base ; d'un cinquième environ plus large qu'il est long sur ton milieu ; muni à la base d'un rebord faiblement et graduellement élargi dans son milieu, sur la moitié médiaire de sa largeur; chargé sur la moitié antérieure de sa ligne médiane d'une ligne peu élevée, ordinairement convertie en sillon léger sur la moitié postérieure ; d'un testacé livide ou d'un ilave cendré , avec la partie de la moitié postérieure comprise entre les sillons, moins les tubercules juxla-basilaires , brune; offrant près du rebord antérieur deux lunules ou taches translucides ou parfois transparentes, assez grandes et assez nettement limitées. Ecusson d'un roux testacé ou d'un testacé flave ou roussàlre. Ê'/y/rcs à peine plus larges ou à peine aussi larges au côté externe du calus humerai que Je prothorax à ses angles postérieurs ; près de quatre fois aussi longues que lui; subparallèles jusqu'aux quatre cinquièmes de leur longueur, îétréc-es ensuite en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai; planiuscules sur le dos ; à trois nervures , ordinairement assez saillantes ; brunes, ^ivec le rebord suturai et le rebord marginal d'un flave leslacé, au moins dans leur première n)oilié. Repli , quand il est vu un peu de LAMrïP.AiRFs. — Lampyris. 87 côlé, rcdiiil à une Irancheoblnse à partir tles deux liers de la longueur du poslpeclus. Ailes brunes ou bninâlres. Dessous du corps d'un lestacé roussâtre sur la poitrine , plus pâle sur le venlre. Bord anléricur de Vunlépeclus presque en ligne droite, avec le milieu faiblement avancé en angle, en devant ; graduellement épaissi en un proslernum angu- leusement dirigé en arrière , soit presque depuis les côtés , soit au inoins depuis chaque quart externe de sa largeur. Venlre offrant le septième arceau , et parfois quelques-uns des précédents ccbancrés plus ou moins sensiblement dans le milieu de leur bord postérieur : premier ou <\eu\ ou trois premiers arceaux dilatés latéralement et terminés en un angle graduellement moins aigu : angle postérieur des quatrième à sixième arceaux émoussés , presque droits ou peu ouverts. Pygidiiim subparallèle ou faiblement rétréci d'arrière en devant , sur la moitié ou les deux liers basilaires de sa longueur , en ogive ou en angle subarrondi, et sinué de chaque côté de celui-ci, à sa partie postérieure : trois ou quatre arceaux précédents dilatés sur les côtés en une dent graduellement plus prononcée et plus dirigée en anière des antérieurs aux postérieurs : celte dent un peu incour- bée chez les derniers. Dos de l abdomen d'un fauve brunâtre, avec les côtés et le bord postérieur des arceaux d'un fauve testacé. Pieds d'un flave testacé ; premier article des tarses postérieurs un peu plus long que le suivant, visiblement moins long que les deux suivants réu- nis. ?. Long. 0,0202 à 0,0270 (0 à 12 1.) Lirg. 0,(;0r.1 à 0,0G7 (2 3/4 à 3 1. ) dans sa plus grande largeur. Co7ys presque glabre; brun ou d'un brun fauve ou d'un fauve brun, en dessus, avec la partie antérieure et les côtés du prolhorax , le bord postérieur du métathorax et des sept premiers arceaux du dos de l'abdomen d'un fauve lestacé livide, et les côtés des mêmes parties d'un fauve livide roussâtre. Tclc brune. Prolhorax à ligne médiane ordinairement en carène légère à ses extrémités et en faible sillon sur le tiers médiaire de sa longueur. Moignons des èlytres détachés du mésolborax ; d'un fauve testacé livide ; séparés par l'écusson ; élargis d'avant en arrière , et d'une manière sinuée à leur côlé externe, presque arrondis à l'interne; à peine plus longs à leur angle postcro- interne, qui est arrondi, que l'écusson ; coupés à leur bord postérieur d'une manière presque ti-ansversalc, et sinuée près de l'angle postérieur qui est aigu, un peu prolongé en arrière et un peu incourbé; plus long* 88 WOLMPENNtîS. à cel angle qu'à rinlerne: plus larges, vers la moilié de leur longuetif, que longs vers la moilié de leur largeur; faiblement prolongés après le bord poslérieur du mésolhorax. Repli Irès-brièvement canaliculé en devant, rédtfit à une tranche obtuse presque sur les trois quarts postérieurs de leur longueur. Ailes nulles. Ecusson assez faiblement rétréci d'avant en arrière ; obtusément tronqué ou obtusément sub- arrondi à l'extrémité ; plus large à celle-ci qu'il est long sur son inilieu ; de moitié plus large à la base qu'il est long sur son milieu, Dos (lu viélalhorax creusé, sur sa ligne médiane, d'un sillon prolongé sur les cinq premiers arceaux du dos de l'abdomen, caréné sur les derniers. Dos de Vabdomen offrant d'avant en arrière les sept premiers arceaux dilatés d'une manière graduellement moins faible du pre- mier au septième : ces arceaux ordinairement un peu débordés par ceux du ventre ; à angle postérieur émoussé ( si ce n'est sur le sep- tième) , et à peu près rectangulairement ouvert. Pygidiuin élargi en ligne droite, d'arrière en avant dans sa moitié basilaire, en ogive sub- sinuée dans sa seconde moitié. Dessous du corps moins foncé que le dessus , rosé sur la poitrine , fauve sur le ventre avec le bord posté- rieur des arceaux plus pâle. Bord antérieur de V antépcclus en arc ou en angle assez fortement dirigé en arrière. Hanches inlermédiaires assez distantes l'une de l'autre. Mélaslernum triangulaire, avancé entre les hanches intermédiaires. Ventre offrant les arceaux débordant ordi- nairement ceux du dos : les (rois premiers, à angles postérieurs plus vifs que leurs analogues du dos : le septième entaillé dans le milieu de son bord poslérieur et sillonné sur son milieu : le huitième étroite- ment entaillé dans le milieu de son bord postérieur et muni , de chaque côté de cette faible entaille , d'un feston plus prolongé en arrière que les parties latérales du dit bord. Pieds d'un fauve testacé ou rosat. Cette espèce paraît être exclusivement méridionale. Elle a été dé- couverte dans les environs d'Hyères (Var), par M. Raymond, ento- mologiste plein de zèle, à qui la science est redevable d'un assez bon nombre d'espèces de Coléoptères nouveaux, ou pris en France pour la première fois. Ohs. Le L. Raymondi est peut être identique avec \e L. lusitanien de M. de Motschulsky. Dans tous les cas, le nom de lusilanica ne saurait lui rester, Charpentier ayant, plus antérieurement, donné le même nom spécifique à une autre espèce de Lampyride. Le L. Raymondi ^^ se distingue du L. nocliluca c/*, par sa taille or- tlinaircmcnl plus avantageuse ; par ses élylres ornées d'un rebord LAMPYnAiRES. — Lavipyris. 89 suturai cl d'un marginal , d'un flave lestacé ; par les nervures des éiylres, ordinairement prononcées el Iranchanles ; par l'interne de celles-ci, naissant généralement assez loin du niveau de l'extrémité de l'écusson ; par la gouttière du repli des él}tres dépassant à peine ou ne dépassant pas le niveau du milieu du postpectus, quand le repli est examiné un peu de côlé; par le pygidium à forme plus net- tement ogivale , offrant son extrémité plus prolongée en arrière; par sa poitrine, et surtout le repli du ptothorax d'un flave ou jaune orangé ou rosat ; par le reste du dessous du corps d'une teinte plus jaune ; surtout par le bord antérieur de l'antépectus presque en ligne droite, sensiblement et anguleusement avancé dans son milieu , ca- ractère qui distingue ce ç/' de tous les autres du même genre. Ce ), (suivant le type existant dans la coUect. de M. neiche). ^ Long. 0,0100 à 0,0l3o [A \ll 5 6 1.). Larg. 0,0033 à 0,00^2 (1 \2 à 1 7/8 1.) Corps un peu allénué à partir du ciiiquiènie ou du sixièuie de la longueur des élytres ; planiuscule. Tcte brune ou noirâtre ; parties de la bouche lestacées ou d'un flave ou fauve testacé. Yeux noirs. Antennes lestacées ou d'un flave ou roux leslacé ; à troisième article moins long que le suivant : le onzième assez distinctement et peu brièvement appendice. Pro//torfi.r arrondi en devant , parallèle dans sa seconde moitié ; ordinairement en ligne presque droite à la base, quand il est vu perpendiculairement en dessus, mais paraissant échancré en arc, sur sa partie médiane, quand il est examiné d'ar- rière en avant; quelquefois coupé en angle très-ouvert et dirigé en devant; assez souvent à peine plus largejà sa base qu'il est long sur LAMPVRAinF.s. — lûmpyris. 91 son milieu ; muni h sa base d'un rebord alFa.bli sur les côtés, aussi relevé el souvent précédé d'un sillon sur les cinq neuvièmes ou trois, cinquièmes médiaires de sa largeur; offrant, sur la moitié antérieure de la ligne médiane, une ligne faiblement élevée, ordinairement plus affaiblie ou même réduite à une faible trace, postérieurement; d'un flave roussàtre ou d'un testacé pâle, avec la partie de la moitié postérieure comprise entre les sillons, moins les tubercules juxta- basilaires, brunâtre ou d'un testacé brunâ re ; offrant, près du rebord antérieur, deux taches souvent à peine translucides , et peu nette- ment limitées. Eciisson d'un flave testacé, avec la base souvent bru- nâtre. L7j'/rcs à peine plus larges, au côté externe du calus humerai, (jue le prolhorax à ses angles pos[érieu.rs; près de quatre fois aussi longues que lui; un peu élargies depuis les épaules jusqu'au sixième ou presque cinquième de leur longueur, puis faiblement rétrécies jus- (|u'aux quatre cinquièmes ou un peu plus, rétrécies plus sensiblement ensuite en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai, plus étroites, par suite de leur rétrécissement r.ntérieur, que chez les espèces voisines; pla- uiuscules sur le dos; à gouttière marginale nulle aux épaules, nais- sant vers la moitié de la longueur du calus humerai; munies d'un rebord suturai et d'un rebord latéral, un peu relevés postérieurement: le marginal au moins aussi prononcé que le suturai; à trois nervures ordinairement médiocrement saillantes; brunes, avec les rebords suturai et marginal flaves. Repli^ quand il est vu un peu de côté , ré- duit à une tranche obtuse, ordinairement à partir de la moitié de la longueur du poslpectus. Ailes brunes ou brunâtres. Dessous du corps d'un testacé ffave ou roussàtre. />on/ antérieur de ranlépeclus à peu près en ligne droite, à peine ou faiblement entaillé dans son milieu ; gra- duellement épaissi en son prosternum anguleusement dirigé en ar- rière, soit presque depuis les côtés, soit au moins depuis chaque quart externe de sa largeur. Ventre offrant le septième arceau tantôt pres- (jueen ligne droite, tantôt sensiblement échancré en arc, à son bord postérieur : les deux ou trois premiers arceaux , assez faiblement di- latés en angle presque droit : les deux derniers émoussés ou un peu obliquement coupés. Pygidium terminé en espèce d'ogive bissinuée , tantôt avec la partie médiane subarrondie, tantôt avec celte partie anguleuse et pointue ; subparallèle ou à peine arqué sur les côtés, sur la moitié basilaire de sa longueur; les trois ou quatre arceaux précédents dilatés sur les côtés : l'antépygidial, échancré en arc , à son bord postérieur, avec les angles plus ou moins prolongés en lormo de dent, en arrière : les autres coupés prcsjue en ligne droite à leur 92 MOLLirSNNES. bord poslérieur, un peu prolongés en arrière : clos de l'abdomen tes- lacé, avec le milieu d'un fauve leslacé. Pieds d'un leslacé pâle ou roussâlre : premier arlicle des tarses postérieurs tantôt un peu moins long, tantôt à peu près aussi long que les deux suivants réunis. ?. Long 0,0lo7 à 0,0170 (7 à 8 1. ) Larg. 0,0036 à 0,0045 (.1 2/3 à 2 I.) Corps presque glabre. Tête variant du fauve leslacé au brun, après les antennes. Pi^othorax cbargé sur les deux cinquièmes antérieurs de la ligne médiane d'une ligne légèrement saillante, profondément sillonné postérieurement ou parfois profondément déi)rimé ou cana- liculé sur le quart ou les trois dixièmes médiaires de sa largeur ; d'un Uave leslacé ou d'un teslacé pâle ou flavescent, en devant et sur les côtés, avec la partie comprise entre les sillons, sur les trois cinquièmes postérieurs de sa longueur, d'un fauve tcstacé cbez les variétés pâles, rosé avec la partie sillonnée ou canaliculée brune ou d'un brun noir, dans l'état normal. Moignons des élytres détacbés du mésolhorax; d'un fauve teslacé chez les exemplaires à couleur moins claire , flaves ou d'un flave leslacé chez les autres; séparés par l'écusson ; élargis d'avant en arrière, et d'une manière un peu sinuée, à leur côté externe, presque arrondis à l'interne ; de moitié ou parfois près d'une fois plus longuement prolongés à l'angle posléro-in terne qui est arrondi, que l'écusson; coupés à leur bord postérieur d'une manière presque transversale et sinuée près de l'angle postérieur qui est aigu, un peu prolongé en arrière et un peu incourbé ; plus longs à cet angle qu'à l'interne qui est arrondi; plus larges, vers la moitié de leur longueur, que longs vers la moitié de leur largeur; faiblement prolongés après le bord poslérieur du mésolhorax. Picpli faiblement et brièvement canaliculé en devant, réduit à une tranche obtuse sur les deux tiers ou presque les trois quarts postérieurs de leur longueur. Ailes nulles. Ecusson sinuément rétréci d'avant en arrière ; obtusé- nient tronqué ou subarrondi à l'exlrémité; d'un tiers environ aussi large à celle-ci qu'à la base; à peine plus large à celle dernière qu'il est long sur son milieu -, de la couleur des élylres. Dos du méialliorax creusé d'un sillon profond, prolongé, mais d'une manière moins prononcée sur la ligne médiane des cinq premiers arceaux du dos de l'abdomen : les trois derniers arceaux chargés d'une carène non pro- longée jusqu'à l'extrémité du pygidium. Dos de Vahdomcn teslacé , d'un lestacé fauve, ou d'un flave testacé; offrant les sept premiers arceaux peu dilatés à leur angle posléro externe : cet angle rectangin LAMPYRAiRcs. — Ldmpyris 93 iairemenl ouvert , cmoussé chez plusieurs : ces arceaux voilant ordi- nairement ceux du ventre. Pygidiuni ordinairement en ogive arron- die , ou subarrondi à l'extrémité et graduellement élargi postérieure- ment. Dessous du corps rosé sur la poitrine et teslacé sur le ventre, à l'état normal, d'un llave testacé ou même d'un llave orangé chez les variétés plus pâles. Lame verticale du repli du prolhorax en général faiblement rétrécis à partir des hanches jusqu'à son bord postérieur, se rapprochant, par là, de la forme qu'elle a chez les Pélanies. Bord anicrieur de l'anlépcclus en angle assez fortement dirigé en arrière, et muni d'un rebord presque uniformément épais. HancJies intermédiaires assez nettement séparées, l entre olTrant les sept premiers arceaux peu dilatés et rectangulairement ouverts à leur angle postérieur : le hui- tième entaillé dans le milieu de son bord postérieur, etsinuément un peu rétréci de chaf[ue côté. Pieds teslacés ou d'un llave orangé. Cette espèce a été découverte en Corse par M. Eugène Revelière et par ce pauvre Lareynie mort si malheureusement en revenant en France. Elle n'a pas été, je crois, jusqu'à ce jour, trouvée sur le con- tinent. La larve, observée pour la première fois par M. Eug. Revelière , a beaucoup d'analogie avec celle du L. noctiluca ^ dont elle se dis- lingue facilement par la partie antérieure de ses côtés parée aussi d'une tache d'un flave teslacé ou roussàtre, comme les angles posté- rieurs. Corps noir, velouté ; paré, en dessus, d'une tache d'un flave tes- tacé ou roussàtre à la partie anléro-latérale des côtés du prothorax et aux angles postérieurs des segments thoraciques des sept pre- miers arceaux de l'abdomen : les taches de chacun des anneaux du prothorax plus grosses que celles des segments suivants : celles des angles postérieurs du prothorax marquées de deux rangées de points assez gros : le prolhorax plus long sur son milieu qu'il est large à la base ; arrondi en devant; offrant au côté interne des taches ])ostérieures , des traces des sillons prolhoraciques ; rayé d'une ligne Irès-légère de chaque côté et assez près de la ligne médiane. Méso- thorax et base du mélalliorax carénés sur la ligne médiane : les ar- ceaux suivants sillonnés : le huitième arceau de l'abdomen , et les précédents, comme chez le L. noctiluca. Dessous du corps noir ; dernier arceau du ventre, llave, phosphorescent. Obs. — Le L. Lareynii^ cf, se distingue du L. noctiluca J^ par ses élytres d'un brun plus pâle-, ornées d'un rebord suturai et marginal Uave ou d'un flave teslacé; rétrécies à partir du tiers de leur Ion- 94 MOLL!PEN?^), p. IG, 97 ? Lompijris lîeic/tli , Jacqiemn du Val, Glanurcs cnloni., l. 1, p, -13, 0, pi. fig G (pygidiuin du ç/'), (types communiqués par M. Reiclie). ^ Long. 0,013.j à 0,01 :;7 (G à 7 1. ). Larg. 0,OOV2 à 0,00-18 (! 7/8 à 2 1/8 I )• ^ Corps parallèle ; planiuscule. Tête brune ou brunâlre. Parties de la bouche., d'un leslacé ilave ou fauve sur les parties de la bouche. }'eux' noirs. Antennes d'un leslacé ilavescent; amincies à partir de l'exlrémilé du qualrième orlicle : le onzième , peu sensiblement appendice. Protliorax arrondi en devant; parallèle dans sa seconde moitié; tantôt presque en ligne droite ou à peine entaillé en aniile très-ouvert sur la moitié ou les quatre septièmes inétliaires de sa base , quand il est vu perpendiculairement en dessus , avec les angles tantôt presque droits , tniitôt un peu dirigés en arrière, pa- raissant peu sensiblement coupé en angle dirigé en avant dans sa partie niédiaire, et avec les angles postérieurs p!us sensiblement dirigés en arriére , quand il est examiné d'arrière en avant; ordi- nairement d'un cinquième ou d'un sixième plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; ordinairement creusé d'une fossette vers l'extrémité antéro-interne de la partie longitudinale de chacun des sillons; muni à la base d'un rebord moins prononcé en dehors des sillons, sensiblement plus relevé dans son milieu entre ceux-ci ; chargé, sur la moitié antérieure de la ligne médiane, d'une ligne faiblement élevée, tantôt continuée , soit d'une manière égale, soit dune manière affaiblie , sur la seconde moitié , tantôt trans- formée sur celle-ci en un léger sillon ; d'un flave pâle avec la partie de la moitié postérieure comprise entre les sillons le plus souvent d'un flave orangé, rosée ou d'un Ilave rosat ; quelquefois marqué de chaque côté de la ligne médiane, vers les quatre septièmes de la lon- gueur d'une tache brune, obtriangulaire, déprimée, parfois unie à sa pareille; offrant souvent près du bord antérieur les traces plus ou moins étroites de deux taches translucides. Ecusson ordinairement L4WPYKAIRES. - Lompyris. 97 leslacé ou d'un flave leslacé, parfois bruuiilre ou même brun. Elylrcs à peine aussi larges au cùlé externe du calus humerai que le pro- lliorax à ses angles postérieurs-, trois fois ou trois fois el demie aussi longues que lui ; subparallèles jusqu'aux cinq sixièmes de leur lon- gueur, oblusémenl arrondies, prises ensemble , poslérieuremenl ; planiiiscules sur le dos; à gouttière marginale réduite au rebord depuis la base jusqu'au niveau de la moitié du calus humerai; à trois nervures ordinairement médiocrement saillantes ; tantôt antérieure- ment brunes , avec les rebords d'un flave teslacé , tantôt d'un brun fauve ou d'un brun leslacé, graduellement plus pâle à l'exlrémilé et sur les côtés, avec les rebords suturai et marginal d'un flave teslacé. Repli, quand il est vu un peu de côté, réduit à une tranche obtuse à partir des deux tiers ou trois quarts de la longueur du poslpectus. Ailes brunâtres. Dessous du corps d'un testacé pâle. Bord antérieur de i'aulépcctus tantôt en ligne presque droite et un peu entaillée dans son milieu , tantôt un peu en angle très-ouvert et faiblement dirigé en arrière • assez falblemenl épaissi dans son milieu en un prosternum anguleusement dirigé en arrière, à peine égal à la moitié médiaire de sa largeur. Ventre offranl le septième arceau faiblement bissinué , et prolongé dans le milieu de son bord postérieur en une pointe obtuse assez longue : trois ou quatre premiers arceaux du ventre dilatés de chaque côté , avec l'angle postérieur assez vif : les cin- quième et sixième, à angle postérieur émoussé ou subarrondi. Pygidium comme trifeslonné à son extrémité, avec le feston médiaire arrondi, plus large et plus prolongé en arrière ; subparaîlèle ou fai- blement arqué sur les côtés, d'une manière variable, sur le quart ou parfois plus de la moitié basilaire de sa longueur, suivant que les festons latéraux sont plus prononcés ou s'eiï'acent plus ou moins : les trois ou quatre arceaux précédents dilatés sur les côlés : le propy- gidial, avec les angles postérieurs prolongés en arrière : les autres, avec les angles peu ou point plus prolongés que le milieu de leur boul postérieur. Dos de l'abdomen d'un flave ou testacé pâle. Pieds d'un flave testacé. $ Long. 0>01S0 à 0,0270 (8 à 10 1.). I arg. 0,00-r2 à 0,0050 (i 7/8 à 2 -1/5 1.). Ç Corps presque glabre ; d'un flave roussâtre ; moitié postérieure du prolhorax comprise entre les sillons , écusson , méso et niétatho- rax, une bordure près du bord postérieur des cinq ou six premiers arceaux du ventre, lame verticale du repli du protborax, majeure ■];3 98 MOLLII'EMKES. partie de la poiliiiie, côlcs du venlre et bord postérieur de la plu- part des arceaux, roses ou rosés. Tête d'un leslacc flavescent. Protho- rax parfois sensiblement bissinuè en devant ; sillonné sur le milieu de sa seconde moitié. Moiguons des clylrcs détacbés du mésolliorax ; brunâtres ou d'un teslacé brunâtre ; séparés par l'écusson ; presque |)arallèies depuis le niveau du milieu de l'écusson, jusqu'à la moitié de la longueur de leur côté interne, obtriangulaires ou rétrécis en- suite en ligne presque droite jusqu'à l'angle postérieur; prolongés jusqu'au premier arceau du dos de l'abdomen. BcpU canaliculé en devant, réduit ensuite à une trancbe obtuse sur les trois cinquièirics postérieurs de sa longueur. y4i7cs nulles, ou à peine rudimenlaires. Ecxisson sinueusement rétréci d'avant en arrière, tronqué à l'extré- mité ; à peine aussi large à celle-ci que le tiers de la base ; à peine aussi long qu'il est large à la base. Dos du mélalhorax creusé d'un sillon sur la ligne médiane. Dos de l'abdomen offrant son premier arceau ordinairement siuué dans le milieu de son bord posléiieur : les deuxième à septième à peu près dioils; peu ou à peine dilatés sur les côtés des sept prcmieis arceaux , avec l'angle postérieur de ceux- ci reclangulairement ouvert. Pygidium souvent presque en ogive arrondie à l'exlrémiié , et faiblement sinué de cbaque côté de celle- ci. Bord avlcricnr de Vanlcpcclus en angle assez fortement dirigé en arrière. Hancltcs inlcnnédiaires presque contiguës, séparées par une ligne élevée^ étroite , souvent non apparente, âlésoslernum peu ou point avancé entre les bancbes intermédiaires. Ventre à arceaux tous un peu voilés par ceux du dos, et comme ceux-ci rectangulairement ouverts à leur angle postérieur : le seplién^e arceau entaillé presqi e jusqu'à sa base dans le milieu de son bord postérieur ; le buitiimc coupé à peu près en ligne droite à son bord postérieur, avec les an- gles subarrondis. Pieds d'un llave testacé. Cette espèce paraît être exclusivement méridionale. Je l'ai prise dans -le déparlement du Yar. Elle a été trouvée dans les environs de Narbonne,par M. Godart. Elle babite plus communément l'Espagne et l'Algérie. Elle a été dédiée à M. Ueicbe qui, depuis longtemps, a pris dans la science iu\ rang distingué par ses beaux et nombreux travaux. Ois. Comme la précédente (L. hicarinala)^ elle a la partie du pro- iborax comprise entre les sillons, rosée ou d'un teslacé rosat , après la mort, au lieu d'avoir cette même partie brune. Le ç/' s'éloigne de tous les autres, par le bord postérieur de son dernier arceau ventral prolongé en pointe obtuse assez longue. La f , LAMPYuvriiES. — Lamprorhiin. 99 par îes moignons de ses ciylres délachés du niésothorax , rétrécis gra(lnellement dans la seconde nioilié de leur côlé interne, et pro- longés, d'une manière oI)lriangulaire, jusqu'au bord antérieur du pre- mier arceau ventral ; par ses hanches intermédiaires presque conti- guës, et par des indices d'ailes rudimentaires. Peut-être faut il rap- porter à cette espèce le Lamproncles maur'danica de M. de Molschu's- ky, comme le jiense M. Jacquelin du Val ; cependant l'injication des élylrcs plus allénuées postéricurcuicnl que chez le Lanipyris nocliluca , peut en faire douter. I.e L. Reicini ^ par la forme et la moins grande brièveté des moi- gnons des élylres de la Ç, par les ailes représentées par de faibles rudiments, semble faire le passage du genre Lampyre au suivant. Genre Lamprorhiza , Lamproiuiize; V. de Motschulsky ('). Cap.actèues. Lame verticale du repli du prolhorax anguleuse ou Irjn- (}uée vers les hanches de devant, offrant dans ce point sa plus grande largeur, rétrécie , après celles-ci, jusqu'au boid postérieur du sfcg- menl prolhoracique. Pygidium plus ou moins profondément échaa- cré ou entaillé postérieurement, avec les angles postérieurs ou parties postéro-externes plus prolongés en arrière que 'e milieu. Dernier ar^ ccau du ventre subparallèle près de sa base , puis brusquement et fortement rétréci, réiluil à une sorte de demi-gaîne , à peine plus large que le tiers de la base et échancrée à son extrémité. Cuisses toutes à peu près de largeur cuale : les antérieures non ovalairement élargies dans leur milieu. Bord atHériciir de lantépectus généralement mince et en forme de tranche (q'^). Corps pîaniu'îCule. o". Antennes subftliformes, ou un peu amincies vers l'extrémité, à i)nrtir de la moitié ou plus de leur longueur; subcompriinées; garnies B. ç/". Pygidiura entaillé à son exlrémilé, avec le milieu de celle enlaillc tronqué, ou en angle dirige en arrière. C. (/". rrolliorax au moins aussi large à la base que les élylrcs; cinquième arceau du ventre non marqué ordinairement d'une tache irans- verse blanchâtre. 5 . Pygidiura échancré à son exlrémilé. Moignons des élylrcs d'un jauuo tes lacé. Î5. IL. Koîa^ltSîcEsi ; Jacquelin du Val. c^. Brun ^ en dessus. Troisième article des antennes plus grand que le quatrième. Prothorax à angles postérieurs émoussés et dirigés en arrière; n offrant pas , entre les sillons^ une ligne élevée complète transverse ., au devant du rebord basilaire. Elytres moins larges après les épaules que U prothorax à sa hase ; à calas humerai saillant ; à première nervure visibh dès la base. Pygidium entaillé ., avec la partie médiaiie un peu en angle dirigé en arrière. Poitrine brunâtre. Ventre brun , orné , sur Vavant dernier arceau^ d'une tache transverse, couvrant la moitié basilaire de sa longueur et la moitié médiaire de sa largeur. ^- . D'un jaune testacé , en dessus , avec la tête à peine plus foncée. Prothorax comme chez le a^. Moignons des élytres prolongés jusqu'au milieu du premier arceau du dos de l'abdomen., laissant entre eux un es- pace assez étroit sur le métathorax. Pygidium échancré. JMinprohiza Boieldieui , Jacqdiïlin du Val, Glanures enlom. , ^er cali., p. 17,2 (c/'l.-Id. 2' cah , p. 'I03(î). Long. 0,009.5 h 0,01 12 [A -Ii^ à 5 1.). Larg. 0,0033 à 0,0030 (1 -112 à 1 2|3 1.). Corps parallèle-, planiuscule. Tête brune ou d'un brun noir. Par- tits de la bouche et antennes d'un fauve ou teslacé brun ou d'un brun fauve ou teslacé : les dernières à troisième article plus long que le suivant : le onzième, appendice. Yeux noirs. Prothorax obtusément arrondi, parfois très-légèrement échancré, en devant , élargi dans sa seconde moitié en ligne d'abord droite, puis incourbée aux angles postérieurs, qui , par là , sont émoussés ou subarrondis; bissinué à la base, avec les angles en général assez faiblement ou médiocrement dirigés en arrière; de moitié environ plus large à la base qu'il est 14 i6 MOLLiPEXXES. long snr son milieu ; njuni à la liase d'un rebord élroîf, el à perî près uniforme ; offrant ordinairement au devant de ce rebord, près des sillons, les traces d'une ligne transversale, interrompue dans son luilieu ; déprimé ou sillonné transversalement sur son disque au dc- vr,nl de celle ligne, et vers la moitié de sa longueur ; chargé, sur toute sa longueur , d'une ligne longitudinale élevée, ordinairement affaiblie dans son milieu ; offrant, vers les quatre septièmes de sa longueur, les traces d'un tubercule lié de chaque côté à la ligne médiane , et constituant, avec son pareil , une sorte d'empâtement luisant; brun , paré de deux lunules vitrées, glabres, pres(iue conti- gues en devant à la ligne médiane. Eciisson brun. Elytres un peu moins larges aux épaules que le prothoiax à ses angles postérieurs ; débordées au côté externe du calus humerai, par une partie de la base, égale ordinairement aux deux tiers de l'espace compris entre l'angle et la sinuosité de cette base ; quatre fois environ aussi longue» que le prolhorax; subparallèles depuis l'cpaiile ou un peu après, jusque vers les trois quarts de leur longueur, puis réliécies en ligne courbe jusqu'à l'angle poslt rieur qui est émoussé ; offrant les traces d'une fossette humérale ; à trois nervures : la troisième ordinairement prononcée sur le calus humerai ou le rendant plus saillant , peu distincte ensuite, puis visible, mais plus ou moins légère postérieu- rement: la deuxième^ la plus longue et la plus saillante, affaiblie et à peine avancée jusqu'à la fossette humérale : la première, ou in- terne, légère, mais visible presque à partir de la base, affaiblie ou in- distincte postérieurement; offrant à peine ou n'offrant pas, dans la gouttière marginale , les traces d'une quatrième nervure ; brunes ou d'un brun peu foncé ou un peu pâle, avec le bord externe étroi- tement testacé. RcpU des élytrcs brun, avec les bords moins foncés. Ailes brunes. Repli du prolhorax brunâtre. Poitrine de même couleur. Bord antérieur de Vantépcctiis en angle dirigé en arrière, avec les côtés faiblement arqués en devant. Ventre brun , avec le bord latéral des arceaux teslacé : le dernier brunâtre à la base , d'ua flave testacé ou testacé, à l'extrémité; l'avant dernier , marqué d'une tache d'un blanc cendré ou flavescent, couvrant la moitié basilaire de sa lon- gueur et la moitié médiaire de sa largeur : segment précédent olTraul parfois les traces d'une tache centrale d'un blanc sale : les six pre- miers arceaux rectangulairement ouverts à leur angle postérieur. Pygidium arqué sur les côtés , c'est à dire offrant vers la moitié de sa longueur sa plus grande largeur, rétréci à la base et surtout pos- térieurement ; entaillé profondément à son extrémité , avec la partie LiMVïRAïKÊS. — Lnmpiorhizn. 107 mèdiaire de celle enlaille tronquée, ou plulùt en angle dirigé en «nière: los trois ou quatre arceaux précédents prolongés en arrière en forme de dent aiguë : l'avant dernier, arqué sur les côtés : les autres , presque droits. Pieds d'un llave leslacé. Obs — Le L Boieldieui a beaucoup d'analogie avec le L. Muhanti^ par la forme parallèle de son corps. Celte espèce semble cependant, à en juger par deux exemplaires observés dans la colleclion de M Reicbe, se distinguer spécifiquement de la précétlenle, par son prothorax au moins aussi large à sa base que les élylres un peu après les épaules ; brun ou brunâtre, même sur les eûtes; n'offrant pas, entre les sillons, en devant du rebord basilaire, une petite ligne transversale complète, c'cst-à dire n'offranl que les deux petits tuber- cules juxla-basilaires ordinaires ; montrant les deux petits tubercules voisisîs de la ligue médiane moins prononcés ; par le repli prothora- cique et la poitrine brunâtres ou d'un brun lestacé ; par l'avant der- nier arceau du ventre marqué d'une tache blancliàlre transversale , couvrant la moitié basilaire de sa longueur, au lieu d'une petite lâche voisine du milieu de son bord postérieur ; par les arceaux pré- <édents non lâchés de testacé; surtout par le pygidium entaillé, avec li partie médiaire de celle enlaille tronquée ou plutôt un peu en angle dirigé en arrière, au lieu d'èlre échancrée en demi-cercle. Le L. Boie'idieui s'éloigne des deux espèces suivantes par son corps plus étroit, parallèle; par ses élytres moins brusquement arrondies aux épaules, c'està dire élargies depuis la base jusque vers le cin- fjuième de leur longueur , ayant, parla, une ligure ovaîaire ; du splcndidula par l'absence des taches offrant l'aspect de la cire , sur les cinquième et sixième arceaux du ventre ; pirle troisième article des antennes plus grand que le quatrième, etc. ; du Delaronzci par son prothorax au moins aussi large à la base que les élylres ; à a ngles postérieurs moins prononcés; par le cinquième arceau du vcnlre peu ou pas marqué d'une tache blanchâtre , cic. 5 M. Jasquelin du Yal a donné dans le 2c cahier de ses Glanurcs eulomoL, p. 103, la description suivante delà J : Ovale oblongue ; fl'un jaune leslacé clair en entier, y compris les moignons élytraux. Tcte a peine plus foncée. Pronoinnt offrant la même forme que chez le y'. Moi fanons élytraux bien dév< loppés, assez grands, atteignant au milieu du premier segment nbdosninal . en couvrant assez largement le métanotum. Hanches antéiieures et in- termédiaires comme chez la J de la L. Ddaroutei. Long. 0,0103 k 0,0120 (1 1/2 à :i 1/2 1. )• -108 MOLL'.Pa'^.^ES. en. ç/'. Prolhorax moins large à la base que les élytres un peu après l'é- paule. Cinquième el sixième arceaux du venlrc marqués chacun d'une tache transverse blancliàlre. 2 ■ Moignons des élylrcsd'un fltive l^stacé, rapprochés versTexlrcmilé de Téeusson, laissant poslérieurcraonl entre eux le cinquième ou le quart médiaire du mésolhorax à découvert. Pygidium tronqué ou faiblcmcnl éehancré à son estrcmité 3. Wj. Dc!aE»oMKcâ ; Jacqdelin du Val. c/. Brun on d'un brunpâle^ en dessus. Troisième article des antennes ordinairement plus long que le quatrième . Prolhorax élargi en ligne un peu arquée, dans sa seconde moitié ; bissinué à la base^ avec les angles sensiblement dirigés en arrière et peu émoussés. Elytres ovalaii'es , un peu plus larges après les épaules que le prolhorax ; à première nervure appa- rente dès la base. Pygidium profondément entaillé^ avec la partie mé- diaire tronquée. Ventre brun, avec le dernier arceau testacé , el les deux précédents parés chacun d'une bande blanchâtre ou teslacée , couvrant la moitié médiaire de sa largeur et la seconde moitié de sa longueur. ?. Entièrement d'un flaveteslacé. Prolhorax en ligne hissubsinuée à la base. Moignons des éiylres à deux ou trois nervures et à gouttière juxta- marginale ; peu séparés après lécusson, laissant postérieurement le cin- quième ou le quart médiaire du mélathorax à découvert. Pygidium tronqué ou faiblement éehancré à l'extrémité. Lamprohiza Dela7~ouz-ei , Jacquelin d'j Vai,, nian. cnlom., ler cali,,p. \8, 3 ^ Long. 0,0100 à 0,0123(4 \\'2 à 5 -1/2 l.;.Larg. 0,0030 à0.00-l8(l 2/3 à 2 ^/8 1.) f/'. Corps planiuscule. Télé d'un brun noir. Mandibules d'un rouge brun. Palpes et antennes d'un brun peu foncé , d'un bruri fauve ou teslaeé , ou parfois même lestacés : les dernières, à troisième article plus long que le suivant : les quatrième et dixième plus longs que larges : le onzième appendice, environ trois lois aussi long que large. Yeiix noirs. Prolhorax arrondi en devant, subparallèle ou peu élargi dans sa seconde moilic, en ligne légèrement arquée , et ordinaire- ment incourbée vers les angles postérieurs •, bissinué à la base, avec LAMPïu\iiiES. — Lainpiorliiici iOO les angles plus ou moins sensiblement prolongés en arrière , et peu ômoussés •, de deux tiers environ plus large à sa base qu'il est long sur son milieu; muni à la base d'un rebord à peu près uniforme; charge d'une li^ne médiane élevée, affaiblie et souvent peu dislincle dans sa seconde moilié; chargé, vers les quatre seplièines nu un peu plus de sa longueur, de deux tubercules confondus eu une petite saillie luisante, sur la ligne médiane ; transversalement déprimé au devant de celle-ci, entre les silloui, et plus sensiblement entre les tubercules basilaires; ordinairement brun ou d'un brun tirant plus ou moins sur le testacé , avec la partie du disque comprise depuis la moitié ou un peu plus, jusqu'aux trois quaris de la longueur, d'un brun plus foncé, ou d'un brun noir, quelquefois en majeure partie ou en tota- lité testacé ou d'un flave testacé; paré de deux lunules vitrées, glabres, ordinairement non contigucs en devant à la ligue médiane. Ecusson testacé ou d'un testacé brunâtre. Elytres plus larges aux épaules ou un peu après que le prolhorax à ses angles postérieurs ; débordées au côté externe du calus humerai , par une partie de la base égale ordi- nairement au tiers externe de l'espace compris entre i'angle et la sinuosité de cette base; près de quatre fois aussi longues que le prolhorax; un peu ovalaires , c'est-à-dire élargies en ligne courbe depuis la base jusqu'au sixième ou au cinquième des côtés, puis subparallèles jusqu'aux deuyi tiers, rétrécies ensuite en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai qui est èmoussé; offrant souvent les traces il'une fossette humérale ; à trois nervures : la troisième, ordinairement un peu saillante sur le calus ou rendant celui-ci plus saillant, affaiblie ou presque annihilée après celui-ci, puis plus distincte et prolongée jusqu'aux sept huitièmes de leur longueur : la deuxième , à peine avancée ordinairement jusqu'à la fossette humérale, la plus saillante postérieurement sur la majeure partie de sa longueur, à peu près aussi longuement prolongée que la troisième : la première, d stincle dès la base et prolongée jusqu'aux deux tiers; offrant ordinairement une quatrième nervure, située dans la gouttière, entre le sillon juxla- margiual et la troisième nervure; brunes ou d'un brun tirant sur le teslacé , avec le bord marginal étroitement plus pâle ou testacé. IicpU (les élytres brun , graduellement moins foncé extérieurement. Repli c/m /)ro///o?Yf.i; brunâtre. Poitrine testacép. ou d'un teslacé flavescent, souveni légèrement brunâtre. Bord antérieur de V anl".peclus fortement on angle dirigé en arrière. Vcnire brun , avec le dernier arceau d'un firun testacé , d'un teslacé brun ou même entièrement teslacé ; les deux précédents ornés chacun d'une tache Iransverse blanchâtre ou 113 MOkLlPEXXES. leslacée, orilinairemenl isolée de la parlie antérieure de l'arceau , aUeignanl le bord postérieur : celle du sixième arceau couvrant la moitié médiaire de sa largeur : celle du cinquième , un peu plus étroite : arceaux précédents parfois maculés d'une lâche testacée, de chaque côté de la ligne médiane, chez les variétés à prothorax les- lacé ; oflrant les angles postérieurs des six premiers arceaux rectan- gulairement ouverts : les antérieurs émoussés : les autres plus vifs. Pygidium élargi presque en ligne droite, depuis sa base jusque vers la moitié de ses côtés, rétréci ensuite en ligne courbe, profondément entaillé à l'extrémité, avec la partie médiane de cette entaille tron- quée ou plutôt un peu arquée ou anguleuse en arrière : les trois ou quatre arceaux précédents prolongés en arrière en forme de dents, foliacés et aigus : le premier de ceux-ci, presque droit au côté externe : les autres , graduellement arqués. Pieds d'un llave les- lacé. ? Long. {),00è;SI à 0,013o (3 3/'i à 6 1.) Larg. O.OO-^o à 0,00oG (2 à 2 1/2 1.) ^ Corpt presque glabre , garni de poils indistincts; ol)Iong ou ovale oblong-, entièrement d'un flave teslacé. ^n^e/nics épaisses ; sub- comprimées ; de grosseur presque égale ; à premier article le plus long: le deuxième presque aussi gros, un peu moins long que le troisième : celui-ci moins court que le suivant : le onzième , ap- pendice. Prolhorax bissubsinué ou trisubsinué à la base , avec les angles pas plus prolongés en arrière que la partie médiane ; chargé d'une ligne médiane élevée, alïaiblie dans sa seconde moitié; à lunules à peine translucides. Moignons des c/y/res testacés , presque contigus après l'extrémité de l'écusson ; obtriangulaircs ou rétrécis à leur côté interne , depuis un peu après celte pièce, jusqu'à leur extrémité; en ogive subarrondie à celle-ci ; creusés d'une gouttière juxla-marginale ; chargés ordinairement de deux nervures, et offrant tles traces de la Iroisième sur le calus ; prolongés sur une partie du premier arceau ventral -, laissant postérieuremenl à découvert entre eux le quart ou le cinquième médiaire de la largeur du métathorax ; à gouttière juxla-marginale prononcée; à repli réduit à une tranche à partir de la moitié de sa longueur. Ailes rudimentaires Ecusson en triangle une fois environ plus large à la base qu'il est long sur son iDilieu. Dos du mélalhorax et ordinairement premier arceau du dos lie l'abdomen, rayés d'un sillon médiaire : arceaux suivants chargés d\in€ carène : les sept premiers , un peu échancrés en arc à leur LAMPYRAiiiES — Lamprorhizd. fîl bord poslérieur, avec les angles postérieurs subarrondis. Pygidhiin rétréci en ligne courbe d'avant en arrière , tronqué ou à peine ccbancré à l'extrémité , une fois environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu. Bord (inléricur de Vanlépeclus peu épais , en angle assez fortement dirigé en arrière. Hanches intermédiaires sépa- rées par un mésosternum saillant, un peu rétréci d'avant et arrière et visible sur toute sa longueur. Ventre olîrant les six premiers arceaux à angle postéi ieur vif et non prolongé en arrière. Celle espèce n'est pas très-rare dans les diverses parties de noire ancienne Provence, principalement dans les parties méridionales. Ohs. Elle offre, peut être plus encore que la plupartf des autres espèces de ce groupe, des variations de teintes ou de couleurs, qui altèrent plus ou moins l'aspect de sa robe ; elle présente aussi quel- ques modifications dans la configuration de quelques unes de ses parties; mais elle n'en reste pas moins très-reconnaissable aux carac- tères indiqués. Le L. Detnromei ^ s'éloigne des L. Miilsanti et Boieldieui J^ par ses élylres moins brusquement arron lies aux épaules, commençant par conséquent à se monter parallèle à partir d'un point beaucoup moins rapprocbé de la base, ayant, par là, une figure plus ovalaire ; par les deux lacbes transvcrscs blancbâtres des cinquième et sixième arceaux du ventre ; par le bord antérieur de l'antépectus plus profon dément entaillé et à côtés peu arqués ; par la gouttière des élytres offrant les traces d'une quatrième nervure. Il s'éloigne d'ailleurs tlti Uluhunti par son pyiiidiuin non échancré en demi cercle, à l'extré- mité; par son prolliorax n'offrant pas au devant du rebord basilaire une petite ligne transverse élevée; du Boieldieui, par ses élytres plus larges que la base du protliorax. Il a beaucoup d'analogie avec le L. splendidula , sous le rapport de la forme de ses élytres, mais il s'en dislingue facilement par les cin- quième et sixième arceaux de son ventre , n'ayant que des tacbe» transverses blancbâtres, au lieu de ces bandes blancbes ou d'un blanc flave, et luisantes, analogues à de la cire ; par son prolhorax peu élargi dans sa seconde moitié et en ligne moins droite ou lé- gèrement arquée, avec les angles postérieurs moins prolongés en arrière et moins vifs ou plus émoussés , etc. La ^ s'éloigne de celle du L. splendidula par ses moignons d'éiylres pres(]ue conligus après l'écu5son,et ne laissant entre eux postérieure- ment que ie quart médiairc du dos du mésolborax à découvert ; par son protborax trisubsinué à son bord postérieur ; par son pygidium à 112 MOLLÎPE^^ES. peine écliancré. Elle se dislingue surlout par ce dernier caractère de celle du L. Mulsanli, dont elle s'éloigne encore par les angles posté- rieurs de son prolhorax non prolongé en arriére ; par les moignons de ses élylres lestacés , au lieu d'être bruns ; par son abdomen non taché de rouge brunâtre ; par sa taille plus grande, etc. AA. ç/'. Cinquième et sixième arceaux du venlre ornés chacun d'une lâ- che flave, luisante, ayant l'aspect de la cire, transverse, occupant au moins les deux tiers médiaires de la largeur de cliaeun de ces ar- ceaux cl à [icu près toule leur longueur. Ç. IMoignoRs des élylres largement séparés par Técusson, laissant, à rcxtrcmilé de celui-ci , à découvert entre eux , le tiers médiairc environ du dos du mésolliorax et postérieurement la moitié du même segment. Pygidium profondément échancré à son extrémité, avec la partie médiane de cette échancrure obtuse. 4. fj. sftlcudleluEa ; Linixé. (/". Brun ou brunâtre en dessus. Troisième article des antennes ordinai- rement moins long que le quatrième. Prolhorax élargi en ligne droite dans sa seconde moitié; bissinué à la base, avec les angles dirigés en arrière et peu émoussés. Elylres ovalaires un peu plus larges, après les épaules, que le prolhorax ; à première nervure peu ou pas distincte dans son tiers antérieur. Pygidium profondément entaillé, avec la partie mé- diaire tronquée. Ventre brun , avec le dernier arceau plus pâle , et les deux précédents parés chacun d'une large bande transverse, flave , ana- ïogue à de la cire. ^ . D'un flave testacé, avec le prolhorax, les antennes et les pattes ordi- nairement d'un flave brunâtre. Prothorax en ligne droite à la base Moignons des élylres largement séparés par l'écusson, laissant, à décou- vert, après reoLlrémilé de celui ci , environ le tiers médiaire du dos du mélalhorax , et postérieurement la moitié médiaire. Pygidium échancré profondément en arc avec la partie médiaire de celle échancrure , ob- tuse. ^ Long. 0,0090 K 0,0100 \h à h \lt \.) Larg. 0,0034 à 0,0039 (1 2/5 à 1 3/4 1.) ^. Corps planiuscule ou légèrement convexiuscule. Tête d'un noir brun. Parties de la bouche fauves ou d'un fauve testacé. Yeux noirs. i.AMPviiAîi'.rs. — Lamproihhn , US Antennes d'un fauve ou d'un brun leslacé, ou d'un tcslacé brunâtre n troisième arlicle souvent à peine aussi long ou un peu moins Ion" que le qualrième ; le onzième, près de deux fois aussi long que lar"-e; appendice. Prolhorax arrondi en devant, élargi en ligne droite sur sa seconde moitié, jusqu'aux angles postérieurs : ceux-ci lanlôt assez aigus, tantôt émoussés ; bissinué à la base, avec les angles plus pro- longés en arrière que la partie médiaire : celle ci sensiblement ar- quée en arrière ; de moitié au moins plus large à la base qu'il est long sur son milieu; muni à la base d'un rebord étroit et plus sen- sible et à peu près uniforme; cliargé, sur toute sa longueur, d'une ligne médiane peu élevée; d'un brun testacé en dehors des sillons prollioraci(]ucs. d'un brun plus foncé entre ces sillons, et même souvent d'un brun noir ou noirâtre sur les tubercules voisins de la ligne médiane ; orné de deux lunules vilrées transparentes, conliguës eu devant à la ligne médiane. Ecusson brun ou d'un brun fauve ou let^lacé. Elylres un peu plus lar-ges vers les épaules que le prolhorax à ses angles postérieurs; débordées, au côté externe du calus humerai, par une partie de la base du prothorax égale au tiers de l'espace compris entre l'angle et la sinuosité de ladite base; près de quatre fois aussi longues que le prolhorax ; légèrement ovalaires, c'est-à-dire élargies en ligne courbe depuis la base jusqu'au cinquième de leur longueur, snbparallèles jusqu'aux trois quarts ou quatre cinquièmes, puis rétrécies en ligne courbe jusque vers l'angle sulural , qui est émoussé ou subarrondi ; offrant à peine les traces d'une fosselle hu- mérale ; à trois nervures : la deuxième ou médiaire, la plus saillante avancée en s'afFaiblissant , ordinairement jusque vers la base, prolon- gée jusqu'aux six septièmes de leur longueur : la troisième et la première plus ou moins faibles, peu distinctes en devant ; brunes ou d'un brun peu foncé. Repli de même couleur, avec le bord externe |)ar-aissant souvent plus pâle. Ailes brunes. Repli du prothorax hrix- nidTc. Poitrine d'un fauve lestacé ou d'un leslacé fauve, avec le disque plus obscur ou brunâtre. Bord antérieur de lantépeclus étroit, linéaire, et en angle dirigé en arrière. Ventre brun, avec le dernier arceau plus pâle, et les deux précédents ornés chacun d'une grande tache couvrant presque touîe la longueur de chaque arceau , presque étendue jusqu'à ses bords latéraux, d'un flave luisant ou d'un blanc de cire llavcscent : ces deux arceaux ou du moins le sixième faible- ment échancrc dans le milieu du bord poslérieur: les deux premiers offrant l'angle poslérieur reclangulairement ouvert. Pygidiuni arqué sur les côtés, plus létréci postérieurement à partir du tiers ou de la ll/l U0LL1P2XKCS. moitié de sa longueur; profondément entaillé à son extrémité, avec le milieu de cette entaille tronqué : les deux ou trois arceaux pré- cédents prolongés en arrière en forme de dents foliacées, arquées au côté externe. Pieds d'un brun lestacé ou d'un teslacc brunâtre. Cant/iai^ls noctiluca, Poda, Ins. mus. graec. p. 39. -1. Cassîda noctiluca, Scopol. Enlom. carn. p. '61. 118. I.ampyris splendidula, I inn. Syst. nat. t. •<, p. G44. 3. — Mûlleu (L. P.-S.Jf' C. à LiiNN. IValurs. 5« part. t. 1, p. 301. 3. — Faiui. Sysl. enlom. p. 200v 2. -- Id. Spcc.t. ^, p. 2.51. 2. — Id. Manl. t. 1, p. ICI. 2. — Id. Ent. syst. t. ^, 2, p. 98. 2. — Id. SysL. eleulh. t. 2, p. 99. 2. — Goez^e, Enlom. Beylr. t. ^, p. 518. 3. — ScuuAisK, Enum. p. 172. 321. — Id. Faun. boic. t. 1, p. 577. 733. — Gmel. C. Linn. Syst. nat. t. 1, p. ISS-i. 3. — De Villers, C. Ll^^■. Enlom. t. 1. p. 285. 3. — Rossi, Faun. clr. IH, p. 465. 41 1. — Id. éd. Helvw. t. -I, p. 137. 411. — Oliv. Enlom. t. 4, n° 28, p. 11. ^, pi. 1, fig. 1, b (o^), a, b, c, d, délails dos parlies de la bouche, fig. 1, c ( ? )? — Id. Encycl. mclh. t. 7, p. 483. -1. — Id. INouv. dict. (1803) l. 12, p. 514.. Id. (1817), t. 17, p. 285. — PA^z. Ent. germ. p. 209- 2. — Id; Faua. germ,. 41. 8, c/' el $. — Id. Index, p. 148. 8. — Id. ScIiaefT. icon. p. 212, pl.2fi8, fig. 4. — pA\K. Faun. suec l. 2, p. 171. 2. — Marsh. Enl. brit. p. 3G2. 2. — Walcken. Faun. par. t. 1, p. -167. 2. — Latr. Ilisl. nal. l. 9, p. -100. 1^ pi. 75, fig. 7, i^), tig. 8 (?). — Id. Gen. l. 1, 259. 2. — Id. Règn. anim. (1817), t. 3, p. 240, — Id. (1829), p. Zi68. — Gyi.len. Ins. Suec. l. 1, p. 319. 2. — ScuoEMi. Syn. Ins. t. 3, p. 61.2. — Lamarck, Anim. s, \erl. t. 4, p. 4/i8. 2. — DuMÉRiL, Dicl. d. se. nal. t. 25, p. 217. 2. — Muls. Leltr. t. 1, p. 347. 2. — STcni. Iiluslr. t. 3, p. 290. 2. — Id. Man. p. -187. 1475. — Sahlb. Ins. fenn. p. 11 1. 2. — De Casteln. Ilisl. nal. 1. 1, p. 2()7. 2. — Kùste», Kaef. eur. 9. 27. — L. RED•rE^B. Faun. auslr. p. 320. — Id. 2^ édil p. 523. — ScHAErr. Elcm, pi. 74, fig. 1 à 4 {ç/'). Lampijris SencAi, Foulques de Villauet, Descripl., elc. in Ann. de la Soc. enlom. de Fr. t. 2 (1833), p. 352 cl suiv. pi. 4, A, fig. -1 el a (c/); fig. 2 et 3 (Larve). Lanipyris antiqua, Brulié, Exped. se. de Mor. p. 143. 204, pi. 35, fig. 12? Lamprohiza splendidula , V. de Motsch. EUid. enlom. (1854), p. 22. 118.— jACQUELm DU Vai,, Glanufcs enlom. 1" cah. p. 20. 4. — Db I{lcsI;^\v. Naturg. t. 4, p. 454. 1. 5 Long. 0,0078 à 0,0106 (3 1/2 à 4 3/4 1. ) Larg. 0,C033 à 0,0036 ( 1 1/2 à 1 2/3 1. ) ^ Corps presque glabre ; oblong ou ovalaire oblong ; d'un flave -testacé, avec la tête ordinairement brune ; le prolhorax, les antennes [[9 LAMPYHAïuKS. — Lamprorhizit .> j et les paO-es souveal d'un flave ou lestacé hrunktre. Ail tdiù^ei ^Ç^^' ses; comj^jrimées^subllliformes ou légèrement fusifornies ; à 4®^ ^^ll) c/e Je plus, long : le deuxième, presque aussi gros, parfois moins ci ourl que le troisième : celui-ci à peine moins court que le suivant i ^es qua- trième à dixième une fois moins longs que larges : le dernier «n peu moins court. Pvolhorax en ligne droite à la bctsev Moignons des ^lytres séparés entre eux à l'extrémité de l'écusson , par une largeur égaZe à celle des deux tiers de leur diamètre transversal le plus grand; laissant à découvert environ le tiers médiaire du d^s du' mésothorasx ~ rétrécis à leur côté interne à partir de l'extrémité de celuii-cr; laissant postérieurement entre eux à découvert la moitié médiane ou les deux tiers de la largeur du métalhorax ; presque sans nervuses ; prolongés jusque sur une partie du premier arceau du ventre; à repli réduit à une tranche sur les trois cinquièmes postérieurs. Ailes rudimentaires. Ecusson en triangle une fois environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu. Dos du métalhorax rayé d'un sillon médiaire* Dos de labdomen caréné sur le milieu des deuxième à septième arceaux : offrant les sept premiers arceaux un peu arqués sur les côtés , peu ou point prolongés en arrière et subarrondis ou émousscs à leur angle postérieur. Pygidium rétréci en ligne courbe d'avant en arrière, échancré profondément presque en arc , avec la partie médiane de cette échancrure un peu tronquée. Bord antérieur de lanlépechis peu épais; en angle assez fortement dirigé en arrière. Ventre offrant les arceaux non prolongés en arrière , émoussés ou subarrondis à leur angle postérieur. Obs. — Le prothorax et les pattes sont parfois d'un gris cendré ou d'un teslacé brunâtre ou même un peu plus foncé ; d'autres fois d'un flave tes ta ce. Cette espèce paraît habiter toutes les parties de la France. Obs. — Elle varie aussi dans ses teintes et dans la configuration de quelques-unes de ses parties ; néanmoins le ^ se distingue sans peine (le celui de toutes les autres espèces de ce genre, parles taches d'un blanc flave et d'un aspect de cire, qui parent les deux avant derniers arceaux de son ventre ; la ^ est suflisamment caractérisée par l'écarr 4ement des moignons de ses élytres. HG ]\IOLLIPE?Ç.\ES. DEUXIÈME BRANCHE. PHOSPHAEVAIUKS Cauactèkes. Elylres des ^ rclrécies d'avanl en arrière i\ leur côlc inlerne, déhiscenles, à peine prolongées jusqu'à l'exlréuiilé du premier arceau du dos de l'abdomen, ou un peu au-delà : celles de la ? rudimenlaires, soudées ou confondues avec le mésothorax. Antennes prolongées jusqu'à la moilié du corps (c/'), ou jusqu'aux angles pos- lérieurs du prolhorax (?). Yeux médiocres ou petits ; séparés, soit au dessous des parties de la bouche, soit au dessus, par un espace égal à deux , trois ou quatre lois le diamètre transversal de l'un d'eux. Pygidiuvi échancrc à l'cxlrémilé , ou offrant les angles pos- térieurs ou les parties postéro-externes plus prolongées en arrière que le milieu de sou bord postérieur. Vcnlrc de huit arceaux ((/' î) : le premier parfois peu apparent chez la ^. : le dernier en forme de gaîne (/). Posté piler muns rétrécis d'avant en arrière depuis le sixième de leur longueur. Quatrième article des tarses postérieurs aussi long ([ue le premier. Genre Pliosphaenus ^ Phosphaeke; de Laporte ('). ( ow,-, lumière ; oy.tvw, je montre). Cakactèues. Ajoutez à ceux de la branche : Lame verticale du repli du proliiorax an[iiée , rélrécie depuis les hanches jusqu'au bord pos- térieur. Pieds comprimés. Corps allongé; planiuscule. , Sysl. euloiii. p. 202. \1. — Id. spec lus. t. -1 , p. 253. -Ifi. — Id. Eut. sysl. l. i, 2, p. -102. 20. — Id. Sysl. elcuth. t. 2 p. 105. 2G. — GoEzi', Enloin. Beytr. t. 1, p 521. II. (en partie). — Cmel. C. LiivN. Syst. nat. t. i, p. l8Sî. H. (en excluant la synony. do Linné). — Ilossj, Faun. etr. t. 1, p. ^04- 4 10. — Id. éd. IIelw. t. I, p. 187. -110. — Oliv. Entom. 1.2, n" 28, p. 17. \1. (en partie seuleaienl. Yar, à corsclel sans lâche), pi. 2, tig. 12, a, L?, c, (insecte), lig. 12, c, (larve). — Id. Encycl. métli. t. 7, p. ^8 5. 14. (Var. à corselet sans laclic). — Id. Nouv. dict. d'hist. nat. (1803) t. 12, p. 514, pi. G, 3, tig. 2. — Id. (1817), t. -17, p. 285, pi. 3, fig. 2. — Latu. llisl. ml. t. 9, p. 10-' h. — Id. Geu. t. 1, p. 259. 4. — Id. Regn. anim. (1817). t. 3, p. 240. — Id. (1829), t. h, p.468. — Id. édil. Fortin Masson, p. 220. — Lamauck, Anim. s. vert. l. 4, p. 418. 3. — DuMEuiL, Dict. d. se nal. t. 25, p. 218. 3. — M lis. Lcllr. t. 1, p. 348. 4. Lavipyris lusi/anica, Cii.uii'E^t. llor. cnlom. p. 191. pl. G lig. 4. ( olophotia ita/ica, (L)£JEA^) Catal. (1833), p. -103, — Id. (1837), p. 110. Luciola lusitanica, Morscn. Elud. enlom. (1854), p. 52. 142. — De Makseui-, Catal. p. 100. — Lacoud Gen. t. 4, p. 337. — Muls. et Rev, Noie sur les habitudes de la Luciola lusitanica, Opusc. 13' cali. p. ]. l-oiig. 0,C090 à 0,0100 ( 4 à 1.). Larg. 0,0033 à 0,0045 ( I 1/2 à 2 1. ) i2f) Mai.i.ii'E.xSiKS. Corps alloDgô, iiiéiliocreinenl ou Irùs-iîiédiociemciil convexe, 'l'étc noire; luisante; hétibst^e de poils lias. L'ibre, mandibules ei mâchoires -IC-iO, — Erichsow , Arcliiv. IBM. t. 1. p. 94. — WiriiERn. ïransact. of llie enlom. Soc. 1. p. 31, pi. 3, fig. 3. — CuAPuis et Candèze, Calai, p, ItVI. cl Woin. de la Soc. des se. de Liègp, t. 8, p. 501. — LvcoRD, Gcncr. l 4, p 353. — De Kiese.xv/. Naturgesch. d. Ins. Deulsch. t. 4, p. 4C4. Tt,LÉPI!OK!El>S. -| 3 l el renversent parfois dans le Nord un grsnd nombre de pins , elles sonl souvent eniporlées à des dislances plus ou moins grandes par les venls, et jetées sur le sol couvert de neige. Ces apparitions, dont on cite divers exemples (')? avaient donné lieu aux récits sur les pré- tendues pluies d'insectes, dont de Geer {-) a donné l'esplicalion bien naturelle. La nympbe, comme celle des autres Coléoptères, laisse voir toutes les parties de l'insecte futur, et lient son corps arqué, et plus forte- ment à la partie antérieure. Ces insectes se partagent en deux familles ; recoLivranl en entier l'abdomen. Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme, ou plus ou moins élargi d'avant en arrière. ïélépuorie«s. ne couvrant pas coniplèlemenl l'abdomen ; générale- ment dépassées par les ailes , quand elles cxiblenl. Dernier article des palpes maxillaires ovalaire. Malthumeks. PREMIÈRE FAMILLE. TELEPIIORIENS. Caractères. Elylrcs recouvrant en entier l'abdomen. Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme, triangulaire ou élargi d'arrière en avant. Ils se partagent en deux branches : Branches, extérieurement visible à la base, formant avec son bord interne la tranche extérieure des élylres. Posl- épisiernums sinués avant rexlrérailc de leur côté interne. TÉLÉi'iioa.URts. caché, formant avec son bord externe le bord extérieur des élylres. l'oslépisternums en ligne droite à leur côté inlcnie. Siluires. (*) Voyez Epliémer. natar, Curiosor. 1673, et 167^, p. 80, etc. (-) llist. de VAcad. d. sciences, de Paris, 17.[)0, p, 39-îO.— Mém. t. 4. p. 6.5. J32 MOLLIPE.WES. PREMIERE BRANCHE. TEIEPIIORAIRES. Cakactères. Repli des élytrcs exlérieuremenl visible à la base, for- inant avec son bord interne la Iranche extérieure des élytres. Posté- pistcrnums sinucs avant l'extréinilé tie leur bord interne. Les Téléphoraires se répartissent dans les genres suivants : Gi:mu;s. . écliancré en arc à son bord antiirieur ou à son bord ' postérieur, souvent à l'un et à l'autre. Tète rélréeie après les yeux en forme de cou. Yeux séparés du bord antérieur du prothorax par un espace au moins écal au diamètre de l'un d'eux. Podabrus. 'JJ a kî G o O QJ a O ■^ 3 a p ..~ 2 '-^ -rt en pP c« t« ~ ci 'S ■o ^ "S a OJ -a ^ ■^ 15 i- CD ■O o o 'g ■rf j3 [— o J=^ — <=^ ^ 3 .:3 o s •XI a u; -3 r^ o G a U ■a la O Dernier arlicle des palpes maxil- laires à cô'é basilaire égal environ à la moitié ou plus du côté externe. Prothorax plus ou moins arqué en devant. Teleplioras. -IS H « Dernier article des palpes maxillaires à peine égal au 5 5 ^ "2 "3 i tiers de la longueur du côte externe. Protliorax tronqué en devant ; creusé de deux fossettes. Absisia. Bord postérieur du dernier arceau du dos de l'abdomen arrondi ou sub- arroadi à ses angles postérieurs. Picpli des élytres réduit à une tranche au moins à partir du ni- veau de la base du ventre. Rhagonijcha . o H :_j o — s3 r — Zl -O o o en o r^ « C2 — ^ -c 3 rf cS o 'Jâ câ .c3 r/i "ô .^_3 O Cl Bord poslcneur du dernier arceau de l'abdomen à angles vifs et rec- tangulaires. Ucpli des élytres pro- longé au moins jusqu'au niveau du troisième arceau du ventre. Pijgidin, rÉLÉiMiORAiiiiis, — Podiibi-us. iS3 Genre Podahvus^ Podabuus, Fischer ('). (770'5'7.oi'j,-, qui a les pieds légers). Cakactèpes. Tête coiiiplèlement dégagée du prolhorax ; rélrécic après les yeux et consliluant uue sorte de cou. Yeux médiocres ; semiglobuleux; saillants; séparés du bord antérieur du prothorax par un espace au moins égal au diamètre de l'un d'eux. Prolhorax un peu moins large en devant que la tète prise aux yeux ; ordinairement échancré en arc ou au moins tronqué, à la base ; soit un peu échan- cré en arc , soit en partie tronqué en devant ; à angles postérieurs dirigés en dehors , ou munis d'une petite dent dirigée en dehors. Museau court et large. Antennes insérées vers la partie antérieure du bord interne des yeux ; débordant environ de la moitié de l'épaisseur de leur base le bord antérieur de ces organes. Palpes maxillaires à dernier article médiocrement anguleux à son côté interne, vers la moitié ou un peu plus avant de sa longueur. Fischer de AValdheim a indiqué cette coupe dans son Entomogr. rhutcn. et ses Genres des insectes, dont il donna la liste à la fin du tome le»' de son Entomographie de la Russie ; mais ni dans cet ou- vrage, ni dans son Spicilegium Entomographiœ Russiœ (Jinsévé dans le Bulletin de Moscou, 1844, jer cahier, p. 3o et suivante), dans lequel il a décrit plusieurs espèces de Podabrus , il n'a donné les caractères de ce genre. Dejean l'admit dans son catalogue (1833) , p. 105 et 1837), p. 118. M. Westwood en esquissa brièvement la diagnose dans son Synopsis (întrod. lo Ibe mod. class.), p. 27, et ?d. Leconte, dans son Synopsis of the Lampyrides {[trocecd. of Ihe Acad. of Thiladelph.) t. 5 (1851), p. 343, en a donné les caractères plus précis, étendus et corroborés par M. Lacordaire (Gênera, t. 4, p. 352). (^) Fisclierde Waldliciu , Genres des insectes, in Eulomog. de la Russie, t. 2, p. 36-7t). — Westwood , Gêner. S>/nopsîs in introducf., etc., p. 27. — I.EcoxNTE, Synopsis, etc., ia proceecl. of the \cad. of Philad. t. 5, p. 3-^3, — Lacord. Gêner, t. 4, p 3a2. 134 MOLLIPEMSrS. A. Ongles inégalemciil bifides à l'exlréioilé de chacune de leurs branches : la dent interne plus courte que l'externe. Deuxième et troisième articles des antennes à peu près égaux ; d'un tiers environ plus courts chacun que le quatrième (S. G. Podabi^us). fl. P. alpliius ; Paykdll. Dessous du corps^ partie postérieure de la iêle^ antennes^ moins la base, bande longitudinale sur le milieu du proihorax et écusson , noirs ; partie antérieure de la tête, base des an- tennes, côtés du prothorax et souvent bord suturai du ventre , testacés. Elytres et majeure partie au moins des pieds , variablem.ent noirs ou testacés : les élytres, à pubescence courte et soyeuse. Prothorax échancré en arc en devant , et en sens contraire à la base ; muni d'une petite dent dirigée en dehors., à ses angles postérieurs. ^, Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur du corps; à deuxième article un peu moins grand que le troisième : celui-ci au moins égal aux deux tiers du suivant. Ventre de huit arceaux : le huitième, en cône ou en triangle suhéquilaléral. Obs. Le ventre est ordinairement noir, avec les côtés testacés, le bord postérieur des cinquième et sixième arceaux et oblriangulaire- ment le milieu desdits arceaux, également testacés. 2. Antennes prolongées jusqu'à la moitié ou un peu plus de la longueur du corps ; à deuxième article presque égal au troisième : celui-ci égal environ aux deux tiers du suivant. Ventre de sept ar- ceaux: le dernier transversal ; entaillé de chaque côté , à son bord postérieur, entre la ligne médiane et les angles postérieurs. Obs. Le ventre est ordinairement noir, avec une bordure latérale plus étroite et le bord postérieur du sixième, et rarement du cin- quième arceau, testacés. Chez les variétés foncées, la bordure latérale, celle du cinquième arceau et parfois aussi celle du sixième , dispa- raissent. État normal. Antennes d'un brun noir ou d'un noir brun , avec les deux ou trois premiers articles et la base de quelques-uns des suivants, d'un flave lestacé. TcHc de cette dernière couleur sur la par- tie antérieure, noire sur la postérieure. Proihorax paré sur son milieu d'une bande longitudinale noire , couvrant en devant le tiers mé- diaire de la largeur, et le quart environ à la base; dun rouge testacé ou d'un testacé rougeàtre sur les côtés de cette bande noire, puis d'un flave testacé et subtranslucide plus extérieurement. Ecusson noir. TÉLÉPiiOKAîRrs. — Podcihriis. 135 Elylr€& leslncées ou d'un llave d'ocrc. Dessoiis du corps d'un flave leslacé, sur le repli prolhoracique et sur l'anlépeclus, noir sur le reste de la po'trine. Ventre noir, avec les côtes et souvent le bord postérieur des cinquième et sixième arceaux d'un flave lestacé. Pieds teslacés , avec une partie basilaire des cuisses postérieures et partie des tarses, obscures, brunes ou d'un brun noir. Variations (par défaut). Quand la matière noire a été incomplètement développée, 1er. an- tennes sont teslacècs à la base d'un plus grand nombre d'articles qui suivent le troisième ; rarement les articles sont tous teslacés à la base : quelquefois alors les premiers sont noirs ou obscurs; plus ra- rement, les quatre à six premiers sont entièrement testacés, et les suivants ne sont noirs ou bruns qu'à la partie supérieure de leur extrémité. Le protborax n'offre parfois , pour vestiges de la bande noire, que quelques lignes longitudinales , ou une lacbe noire liée au bord antérieur et prolongée jusqu'au quart ou au tiers de la lon- gueur du segment, quelquefois avec quelijues traces noires, vers la base ; très-rarement le protborax n'offre aucune marque de cette bande noire. La partie mécliaire du bord postérieur des cinquième et sixième arceaux du ventre , offre souvent une tacbe triangulaire tes- lacée, cbez le ^. Les pieds sont parfois testacés, moins les tarses qui sont au moins en partie bruns ou obscurs, et souvent la partie basi- luire supérieure des cuisses, qui est également obscure ou brunâtre. Variations (par excès) . Quand, au contraire, la matière colorante noire s'est développée plus abondamment, les articles des antennes sont noirs sur le dos; parfois le premier et le deuxième sont seuls testacés en dessous, ou l)lus ou moins brièvement à la base, et les suivants sont tous noirs. La bande noire du prolbor.tx à acquis plus d'extension, couvre au moins les trois cinquièmes de la largeur du segment, et offre parfois de cliaque côté, vers les quatre septièmes de sa longueur, une dila- tation ponctiforme étendue presque jusqu'au bord externe; quelque- fois môme cbcz les individus à éiylres noires, la partie leslacéc des côtés du protborax se montre nél)iileuse, obscure ou brunâtre. Les éiylres sont d'un testacé moins clair, surtout vers l'extrémité; suivant Ericbson, elles seraient parfois obscures, avec le ccMé marginal leslacé; assez souvent elles se montrent entièrement noires , au moins cbez 136 MOLLU'ENNES. la J Cje n'ai pas observé celle couleur chez le q^). Le vculre n'ofTre ])arfois point ou presque point de traces de la couleur latérale testa- cée ; parfois il est entièrement noir, chez la ?, à l'exceplion du bord postérieur du sixième arceau, ou seulement d'une tache teslacée vers les angles postérieurs de cet arceau. Les pieds offrent tantôt les cuisses postérieures et intermédiaires obscures ou brunes, au moins sur l'une des faces, tanlùt toutes les cuisses brunes, noirâtres ou noires ; les tibias teslacés, avec l'extrémité des postérieurs et parfois des intermé- diaires nébuleux ou noirâtres; quelquefois, enfin , les pieds sont en- tièrement noirs , avec l'exlrémité des hanches , la base des trochan- (ers, très-brièvement celle des cuisses, les genoux, une partie des tibias, et la base de quelques-uns au moins des articles des tarses , testacés. Ces variations peuvent être réduites aux variétés suivantes : Yai'. a. Bande longituduiale noire du protliorax , nulle. Podabrus goUkua (Rciclie). in collecl. Ohs. Les antennes et les pieds sont ordinairement alors en majeure partie lestacés. Yar. p. Bande longitudinale noire du proUiorax plus ou moins incom- pU'ic. Cantharis rubens , Fabr, Sysl. Eleulli. t. -1, p. 297, 13. — (suiv. Erichson, in GiîRMAu's Zeitscliar, t. 1, p. 308, et SirrniAN, krit. etc. in Slctt. Eiilom. Zeit. -1856, p. 248) —De Kiesenw. Naliirg. d. Ins. Dculscli. t. A, p. 'ûo, var. a. ETAT NOBMAL. Cantaris alpina , Payk. Taun. Suec. t. 1, p. 259, 2. — Acrr.ni, Voy. au cap norii, Irad. (par relit-Uadel), revue par Lavallée, pi. 3, (ig. l-^eHo.-^ Gyllemi. Ins. Suec, t. 1 , p. 3^0, 21. — Sciioe>h. Ins. suec. t. 2, p. (i/i, IL — Zettekst. Faun. lapp , p. -1 12, 12. — Id. lus. lapp , p. 83, ^3. — Saiim? Ins. fenn., p. 1 19, 13.— De KiESErsw. Nalurg. d. Ins. iJeulscli, t. A, p, 41)9, 1. Telephorus alpinus , Stevu. Illuslr. l. 3, p. 304, 30. — De Castel>. llisl. nat., t. L p. 273,-12. Podabrus alpinus (DF.JEA^), Calai. ;1833), p. 105. — Id. (fS37), p. I!8. — Srrni. Man. p. -i9L 1509. Yar. 7. Èlrh'es tcslacccs, avec l'extrémité nébuleuse ou brunâtre. tÉlÉphorairts. — Podahnts. lo? Obs. Les cuisses poslérieures el intermédiaires sont, au moins, en majeure partie noires. Ccmtharis aIphia,]G\u.EMi. loc. cit. var. h. etc. Yar. ^. Elylres noires^ avec le rebord marginal ou mcmc une partit; voisine, teslacé. (Voy. EnicHS. in GERMm's Zeitsch. t. 1. p 368.) Canl/iaris alpina, de KlESE^w. 1- c, var. c. Var. «. Elylres enlièremcnl noires. Obs. Celte variété est plus particulière et peut-être exclusive aux î. Les pieds sont ordinairement en majeure partie noirs. Le ventre montre souvent à peine des traces de la bordure teslacée, soit sur les côtés, soit à l'extrémité du cinquième arceau. Cant/iaris aanulata, IIummel , Essais enlom., n. -5, p. 28, 12. Cantharis alpina, de Kiese^w. 1. c. var, b. Long. 0,0t 12 à 0,013.-) ( .5 à G 1. ). Larg. 0,0022 à 0,0028 ( ! à 1 1/4 1. ) Corps allongé; pubescenl. Tête testacée ou d'un testacé rougeâtrc sur sa partie antérieure , noire sur la postérieure ; fortement pon- ctuée sur celte dernière, presque lisse sur l'antérieure; presque plane sur l'épistome , transversalement déprimée sur le cou. Mandibules d'un flave testacé, avec l'extrémité obscure. Palpes ordinairement lestacés avec la moitié du dernier article noire; parfois avec quel- ques-uns des autres articles en partie obscurs. Antennes atténuées à partir du quatrième article ; peu pubescentes ; ordinairement noires, avec les trois premiers articles et la basede quelques-uns des suivants, testacés. Prothorax transverse ; presque quadrangulaire; échancré en arc en devant, et en général plus fortement en sens contraire à la base; plus ou moins arqué sur les côtés; à angles antérieurs émousscs ou subarrondis; les postérieurs munis d'une petite dent dirigée en dehors; à peine aussi large ou moins large en devant que la tête , prise aux yeux ; inégalement et faiblement convexe ; relevé sur les côtés en un rebord égal environ au neuvième de la largeur et contribuant à former une gouttière près d'une fois plus large ; rayé d'une ligne médiane prolongée depuis le sillon transversal jusqu'au IS 138 MOLLIPESJXES. rebord basilaire ; presque glal)re ; luisaiil ; un peu siiperficielleincnl ponctué; coloré et peint comme il acte dit. Ecusson noir. Elylrcs débordant la base du prothorax du tiers environ de la largeur de chacune; notablement plus larges que lui dans son milieu; quatre à cinq fois aussi longues que kii; subparallèles; ruguleusement et finement ponctuées ; garnies d'une pubescence courte et soyeuse; variant du testacé au noir. Ailes nébuleuses chez les variétés claires, brunes chez les autres. Dessous du corps pubescent ; leslacé sur le repli prothoracique et sur l'antépectus; noir sur les médi et post- pectus. Ventre noir, souvent avec les côtés et le bord postérieur des cinquième et sixième arceaux lestacés. Pieds pubcscents ; colorés comme il a été dit. Cette espèce se trouve, en France, dans les parties froides ou du nord, surtout sur les montagnes alpines ; elle n'est pas Irès-rare eu juillet à la Grande Chartreuse. Obs. — Elle offre, comme nous l'avons dit , sous le rapport de la couleur, principalement des élylres et des pieds, des. variations remarquables. Ordinairement le bord antérieur du prothorax est plus faiblement échancré en arc que la base en sens contraire ; quelquefois cette dernière est presque tronquée ou à peine échancréc. Erichson (dans le Zeilschrift far die Entomologie , édité par Gerrnar, t. l*^'", p. 367 et 368) , a cherché à prouver, par des raisonnements spécieux, que la Cantharis lateralis de Linné devait se rapporter à une variété de notre Pod. alpimis. La description suivante de la Fanna suecica , se refuse à cette interprétation : Tlwrace margiuato riihro , corpore fusco, elylrismargine cxteriore flavesceniibus. Parva. Fiisca simt cuput , antcnnœ , pedes, abdomen., elylra. Puifa vero thorax totits, anus , elylrorumque margo exterior longitudinalis. Le prothorax de notre Fo- dabre , au lieu d'être entièrement d'une nuance rouge, montre, presque toujours, au moins des traces de sa bande longitudinale noire, et l'espèce n'est pas, comme le dit Linné, de petite taille. Erichson attribue , il est vrai, cette épithèle parva h une méprise de l'illustre Suédois; mais cette supposition est toute gratuite. L'exemplaire ty- pique, ainsi que j'ai pu m'en assurer, manque dans la collection, conservée à Londres, de l'auteur du Syslema naturœ. Il est donc impossible aujourdhni de connaître d'une manière positive l'insecte qu'a V oulu décrire le savant naturaliste; et dans cet étal d'incerti- tude, il convient de conserver le nom spécilKiue donné à ce Podabre par Paykull, dont la descriplion ne laisse aucun doute. TÉLÉniouAiiiUS, — Podalrus. IS9 Près (le celle espèce, vient se placer la suivante, mais qui n'a pas, Je crois, été prise encore en France. AA. Ongles armés d'une denl à la partie inférieure de cliacune de leurs branches. Deuxième et troisième articles des antennes sensiblement inégaux : le deuxième plus court que le troisième : celui-ci d'un quart à peine plus court que le quatrième (S. O. AdoUsux). P. lîîppoïfiicaas ; Gylleîviial. yVotr ou brun : partie anlérieitre de la létc, partie au moins des cuisses cl tibias des quatre pieds antérieurs, iestacés. Prothorax tronqué sur la partie médiaire en devant , faiblement échancré en arc^ à la base ; à angles postérieurs dirigés en dehors; sub- caréné de chaque côté de la ligne médiane, sur la moitié postérieure au moins de sa longueur. Elytrcs à pubesccnce cendrée. t/'. Aulennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes ou un peu plus «îe la longueur du corps ; à deuxième arlic'e à peine plus grand tjue la moitié du troisième : celui ci d'un quart environ plus court que le quatrième. Yeiilre'de huit arceaux : le dernier en triangle obtus. Obs Le venire est tout noir ou d'un «oir brun. ^-.. Antennes prolongées jusqu'à la moitié ou un peu plus de la lon- gueur du corps; à deuxième article à peine égal aux trois cinquièmes du troisième : celui-ci égal environ aux trois quarts ou un peu plus du suivant. Ventre de sept arceaux : le dernier transversal , un peu enlaillé de chaque côté, entre la ligne médiane et les angles posté- rieurs. Obs. Le venire est tout noir ou d'un noir brua^ Etat normal. Noir ou d'un noir brun; pubescent : deux: premiers articles des antennes et base des deux suivants, partie antérieure de îa lète, majeure partie basilaire des mandibules, palpes moins la moitié postérieure du dernier arlicle qui est noirâtre, extrémité des hanclies et base au moins des trochanters , dessous des cuisses antérieures et intermédiaires, moitié du dessus des antérieures, tiers ou quart apical du dessus des intermédiaires, geiiouxdes postérieures, dessous au moins des tibias antérieurs et partie de dessus , base et partie du dessous des intermédiaires et base des postérieures , d'un llave teslacé ou d'un flave lestacé livide. liO MJLLlPEWIiS. Varialion (par défaut). Quand la nialière colorante a été moins abondante, les antennes sonl d'un teslacé pâle à la base de quelques-uns des articles posté- rieurs au quatrième ; les pieds offrent aussi une plus grande extension de la couleur pâle. Varialion (par excès). Quand au contraire la matière noire a été plus abondante , le deuxième et parfois le premier article des antennes sont noirs en dessus, au moins vers l'extrémité; les deux suivants sont pâles sur un espace plus restreint ; les cuisses antérieures et intermédiaires sonl noires ou d'un brun noir sur un espace plus grand : les tibias inter- médiaires sont presque entièrement noirs et les antérieurs en grande partie. Canthai'is lapponica , Gylle.mivl, Ins. suec. t. 2, A;ld. p, XV, 7-8. — Zetterst. Faun. lapp p. ^10, G. — Id. Ins. lapp. p. 81, 0. — Sahi.h. 1ns. icnn. p. -Il", 7. Long. 0,0078 (3 1/2 1.) Larg. 0,0015 à O.COIS (2/3 à A 5 1.) Patkie : La Lapponie, Obs. — Cette espèce s'éloigne de la précédente par sa taille plus faible, par son protliorax arrondi ou subarrondi aux angles de devant ; plus faiblement écbancré à la base , avec les angles postérieurs dirigés en debors au lieu d'être munis d'une petite dent ; offrant, en dessus, de chaque côté, entre la ligne médiane et le bord externe, une carène sur plus de la moitié postérieure de sa longueur ; par le côté posiéro-in terne du dernier article de ses pa]])es maxillaires , plus long que l'antéro-interne. Elle semble mériter d'être séparée génériquement de l'autre, par ses ongles, dont chaque branche, au lieu dêtre bifide à l'extrémité , c'est-à-dire d'avoir une dent située au côté interne de la branche, est munie d'une dent basilaire en dessus; par les deuxième et troisième articles des antennes très-sensiblement inégaux ; le deuxième à peine plus grand que les trois cinquièmes du troisième, et par ce .lernier souvent peu différent de longueur avec le quatriènie : enfin TtLÉruonAiRES. — Tdcphorus. 141 par le repli du prolhorax peu foliacé sur les côlés , offrant sa lame moins verlicale , non en ligne droite jusqu'à l'angle poslérieur , c'esl-à-dire rélrécie el arrondie à cet angle. Sous ce rapport, cette espèce semble lier les Podabres aux Téléphores, Genre Telcpitorus ^ Téliîphore; Schaeffer. ( rnlù^ofoç , qui vienl de Juin. ) Cauactères. Télé plus ou moins dégagée du prothorax ; rélrécie en arrière. Fe?i^ médiocres-, plus ou moins rapprochés ou séparés du bord antérieur du prothorax. Prolhorax de forme variable ; ordi- nairement transversal et relevé sur ses bords et postérieurement un peu bombé de chaque côté de la ligne médiane; non échancré en arc à ses bords antérieur et postérieur. Aiilennes insérées entre les yeux ou près de la partie antéro-interne de ces organes. Dernier article des palpes maxillaires sécuri(orme ^ triangulaire ou d'une forme rappro- chée; à côté basilaire égal environ à la moitié ou à plus de îa moitié de la longueur du côté interne. Le tableau suivant facilitera, nous l'espérons, la détermination parfois assez difficile des espèces : A. Ongles, du moins ceux des quatre pieds aalérieurs, chez la J , armés à la base de cliacune de leurs bran- ches , d'une dent détachée presque dès la base de ladite branche , el arquée en dehors en forme de ha- meçon : ceux des c^, le plus souvent, sans dent ou munis seulement d'^uac saillie anguleuse ou dent rudimenlaire ou courte. o. Elytres violelles ou bleues. b. Pieds postérieurs, au moins, noirs. bb. Tous les pieds au moins en partie , d'un roux orangé ou leslacé. aa. Élytres testacées ou d'un roux teslacé , avec l'ex- trémité noire. AA. Ongles de tous les pieds munis, au plus, d'une dent à la base de leur branche externe , soit chez la 2 , soit chez le ç/. p. Ongles, chez le (/>, bifides à rextrcmiié de leur bran- che externe, sans dent, ou n'offrant à la base abchmlnalis. violaceus. Erichsoni. iVS MOl.LU'ENNES. qu'une saillie anguleuse : ceux de la 9 simples ou non biQdes à rexlrémilé de leur brandie ex- terne, et munis d'une dent prononcée à la base de leur brandie externe. c. Elytres teslacées, avec la partie postérieure et par- fois les deux rebords noirs ou obscurs. Dent basi- laire de la branche externe des ongles de la J , détachée presque dès la base de ladite branche, en forme de hameçon. sudettcus. ce. Elytres entièrement d'un flave pâle ou d'un pâle testacé. Dent basilaire de la brandie externe des ongles de la î en majeure partie confondue avec la brandie. cli/peatas. BB. Ongles, du moins ceux des quatre picJs antérieurs, n'offrant aucune de leurs branches bifide à l'ex- trémité ; généralement armés, chez le (/> et chez la ? , d'une dent plus ou moins prononcée à la base de la tranche externe de leurs ongles : cette dent parfois nulle ou rudimentaire. d. Chacune des gouttières latérales du prothorax (formées soit parle rebord latéral , soit en outre par une dé- pression des côtés du disque conliguë à ce rebord) aussi large vers le sillon transversal, c'est-à-dire vers le tiers environ de la longueur du segment, que le quart ou le cinquième de la largeur de celui-ci , et prolongée, en se rétrécissant, seulement jusqu'aux trois quarts des côtés , où elle est limitée par une saillie obliquement transverse, dirigée du disqur" vers le bord imrginal. (Insectes de plus ou moins grande taille.) e. Partie postérieure de la tète entièrement noire. Ely- tres noires. Prothorax d'un roux orangé ou testacé, marqué d'une ou de deux tadies noires. f. Prothorax plus large, dans son diamètre transversal le plus grand, que les elytres aux épnules; ordinai- rement marqué de deux tadies noires , parfois unies. i////ricus. ff. Protlioiax généraleineiil moins large dans son dia- mètre transver'^al le plus grand que les elytres aux épaules; ordin;iircinent marque d'une ladic noire. TÉLÉi'iior.AiiiES. — 7 chpltorus. 14; g. Prolliorax marqué d'une lâche noire couvrant le licrs médiaire du bord antérieur, et ordinairemcnl prolongée jusqu'aux deux cinquièmes de la lon- gueur du segment, ou rarement jusqu'à la base , mais alors d'une teinte moins obscure sur sa par- tie postérieure : cette laolie très-rarement nulle, rieds noirs, ou parfois avec la base des quatre cuisses antérieures, d'un fauve testacé. fuscus. gg. Protiiorax marqué, sur son disque, d'une tache noire, rarement nulle. Pieds noirs, avec la moitié basilaire de toutes les cuisses , d'un rouge ou roux testacé. rusdcus. ee. Partie postérieure de la tète parfois sans tache, or- dinairement marquée sur le vertex d'une tache noire, parfois étendue sur presque toute la sur- face de celte partie postérieure i mais alors pro- tiiorax sans tache. Elytres noires ou testacécs. lividus» dd. Chacune des gouttières latérales du prolhorax, tantôt aussi large que le quart ou le cinquième de la lar- geur totale du segment vers le tiers de la longueur de celui-ci, mais alors visiblement prolongée jus- qu'à la base, quoique souvent un peu réirécic vers les trois quarts des côtés; tantôt visiblement moins large, vers le tiers de la longueur du segment, que le cinquième de la largeur de celui-ci. h. Elylrcs entièrement lestacées, ou avec l'extrémité à peine obscure. i, Ecusson noir ou brun. j. Cuisses noires , soit entièrement , soit au moins à à l'extrérailé. k. Toutes les cuisses , soit entièrement noires , soit avec la partie basilaire , d'un roux leslacé. Pro- lhorax souvent sans tache. assimilis. Ic/i. Cuisses noires , avec la base des quatre anté- rieures, d'un livide leslacé. Prolhorax marqué, sur son disque, d'une tache noire. brevicornis. jj. Cuisses rarement entièrement ou presque entière remenl teslacécs, ordinairement noires à la base, avec l'extrémité testacée ou d'un pâle testacé. Tête marquée, près du bord antérieur du pro- îii MOLL!I'ENNi;â. lliorax , d'un bandeau noir, ordinairement à li- mites indécises , rarement avant-é d'une leinto uniforme jusqu'aux antennes, l'rolhorax ordinai- rement marqué d'une tache discale noire. figuratus. a. Ecusson teslacé. /. Tële soit entièrement d'un roux ou flave lestacé, soit marquée , derrière cliaque œil , d'une tache noire, postérieurement convergente avec sa pa- reille. Ongles munis d'une dent subparallèle, unio en dessous à la base de la branche externe pres- que jusqu'à la moitié de celle-ci. ru/us, II. Tète soit entièrement d'un roux ou flave testacé , soit rarement nébuleuse sur sa partie posté- rieure. Ongles munis, à la base de la branche externe, d'une dent soit ovalaire (j/'), soit en hameçon (Ç). bicoior. hh. Elj'trcs soit entièrement noires, soit au moins en par- lie noires ou brunes sur leur longueur. m Elytres non bordées de roux testacé à leur côté externe jusqu'à l'angle suturai. n. Deuxième article des antennes égal au moins aux trois cinquièmes du suivant. o. Elytres entièrement noires. j). Tête noire sur sa partie postérieure, testacée ou d'une nuance rapprochée en devant des an- tennes. q région noire de la partie posl(?rieure de la tôle non avancée jusqu'à la base des antennes. Proiliorax d'un testacé de nuance variable , sans tache. Pieds testacés avec les tibias et les tarses postérieurs, noirs. pellucidus. (jcj. P\égion noire de la partie postérieure de la tète, avancée jusqu'à la base des antennes. r. Prolhorax d'un roux ou jaune lestacé plutôt que blanc dans sa périphérie; ordinairement marqué sur son disque d'une tache noire : celle-ci (même dans son état complet) moins large, vers le tiers de la longueur du segment que lo licrs de la largeur de celui-ci. mc/ricana. xanthoporpa. lineatus. albomarginatus* fibidatus. TÉLÉPH0RAÎRE5. — TclephoVllS. s. Pieds leslacés , avec rexlrémilé des cuisses postérieures et parfois une partie des tibias postérieurs, noirâtres. Prolhorax parfois sans tache-, mais ordinairement marqué d'une tache noire, comme il est dit ci-dessus. ss. Pieds, du Qioins les quatre postérieurs, en partie noirs. 00. Elytres lestacées , parées chacune de trois bandes longitudinales noires ou brunes, postérieurement raccourcies. rr. Prolhorax blanc dans sa périphérie, avec la partie discale noire : celle-ci aussi large à peu près, vers le tiers de la longueur du segment, que les deux tiers de la largeur de celui-ci. t. Pieds testacés ou d'un blanc testacé, avec l'ex- trémité des cuisses postérieures et partie des tibias postérieurs, noirs. tt. Pieds, les quatre postérieurs au moins, en ma- jeure partie noirs. pp. Tête noire après l'insertion des antennes et en grande partie sur l'épislorae. w. Prothorax noir sur son disque, teslacé au moins sur les côtés. V. Prothorax noir sur son disque, et paré dans sa périphérie d'une bordure testacée. rr. Prolhorax noir longitudinalemenl sur la moitié au moins de sa largeur , d'un roux jaune sur les côtés, et cilié latéralement. Uu. Prolhorax entièrement noir. .r. Pieds entièrement noirs. OCX. Pieds noirs , avec les genoux el la base des tibias d'un roux testacé , parfois nébuleux. Branche externe des ongles sans dent, chez les 9 . paludosus nn. Deuxième article des antennes à peine aussi long que la moitié du suivant. Elylres très-rugueuses. (Insectes de petite taille.) y. Piégion noire de la lète avancée jusqu'à la base des antennes, et un peu plus entre ces organes. Ecusson noir. ur, pxdicarius ooscurus. trisHs. 1 TQ MOLLIPENNES. S. Cuisses noires , au moins à la base, Pro- lliorax au moins en partie noir. jlavilabris. I-C-. Pieds et prolhorax d'un roux jaune : ce dernier parfois nébuleux sur son disque. fulvicoUis. f/^. Région noire de la lêle non avancée tout à fait jusqu'à la base des antennes. Ecusson d'un roux jaune. thoracicus. înm.Elytres noires, mais paraissant d'un noir cendré en rai- son du duvet dont elles sont couvertes, parées d'une bordure d'un roux tcstacé , sur les côtés et jusqu'à l'angle humerai. lateralis. A. Ongles, du moins ceux des quatre pieds antérieurs , chez la J, armés d'une dent en hameçon , à la base de chacune de leurs branches : ceux du c/", sans dent ou n'en offrant qu'une rudimcntaire. (S. G. An- cystronycha , Maerkel J ) a. Elytres noires ou bleues. b. Pieds postérieurs au moins, noirs. 1. T. al»«îoatâfliS2îaSls ; Fabricius. Noir; élylres violettes ou d'un bleu violâtre , à pubescence obscure : partie antérieure de la tcte], base des antennes , et ventre , d'un roux jaune : base des quatre cuisses anté- rieures , parfois d'un roux testacé. ^. Antennes prolongées jusqu'aux quatre cinquièmes ou presque jusqu'à l'extrémité du corps ; à deuxième article un peu mo'ns grand que la moitié du suivant. Prothorax ordinairement tout noir. Pieds habituellement de même couleur. Ventre de huit arceaux : le huitième en triangle plus long. Tarses antérieurs à premier article parallèle : les deux suivants élargis presque en ligne droite d'arrière en avant. Ongles des quatre pieds antérieurs ordinairement sans dent, ou n'en offrant qu'une rudimcntaire, à chacune de leurs branches. (') Annal, de la Soc. entomol. de France, 2^ série, t. î) (1831) , p. u8'J. Obs. — Les caractères fournis par les ongles offrent diverses variations. Quelquefois à l'un des pieds antérieurs de la y, l'un des ongles n'offre, qu'à une des branches , une dent basilaire. Les deux branches des quatre pieds antérieurs du . prothorax noir, paré de chaque côlé d'une bordure d'un roux teslacé, prolongée depuis le bord antérieur jusqu'à la base, assez étroite à ses extrémités, mais aussi large, vers le sillon transversal, que le tiers au moins de la largeur du segment ; les hanches antérieures et intermé- diaires et l'extrémité des postérieures, les trochanters des pieds anté- rieurs et intermédiaires et la base des postérieurs , d'un roux livide ; les cuisses antérieures d'un roux testacé, avec une partie des côtés et de la tranche dorsale, noire : les intermédiaires noires, avec la base et l'extrémité d'un roux testacé : les postérieures noires, avec les genoux teslacés; tous les tibias noirs, avec la base d'un roux testacé, et moins brièvement chez les antérieurs que chez les autres ; les tarses noirs , avec la base du premier et parfois du deuxième arlicle, testacée. Var. 7. Prolhorax d'un roux testacé , maculé de taches noires ou noirâtres. Cantharis occipitalis, var. passeriana , Greulep., Die Kaef. v. Passeier, 1, p. C. Yar. ^. Prothorax entièrement rouge. Ohs. Les pieds, comme dans la variété précédente, offrent ordinai- rement au moins une partie des hanches, partie ou totalité des cuisses antérieures, partie des intermédiaires et extrémité des postérieures, et souvent base des tibias, d'un roux testacé. L'abdomen est ordinaire- ment d'un roux teslacé sans taches. Cantharis occipitalis, Rosenh. Beilrag. z. Insecten Faun. Europ. p. ^8. Telephorus consobrlnus, Maerkel, Ann Soc. cnlom. de Fr. (iSôl) p 589. Telephorus cijaneus, Dietrich , Slelt. E«tom. Zeit. (1837) p. -H9, 3. — ; Kraatz, Bcrl. enlom. Zeilscli. 1, p. ^70, H6. Telephorus cijanipennis Bach, Kacferfauna, L 3, p. 64, 3. Cantharis abdominalis, de Kiese^w. Nalurg. d. (iisect. Deutscii. t 4, p. 4/2, -I. Yar. a, b, c. Var. s. Epistome noir ou obscur sur le discjue. ^. Etat normal. Elylres violettes, d'un violet bleuâtre ou d'un noir bleu. Base au moins du premier article des antennes, partie anté- rieure de la Icte, prothorax, partie au moins des hanches de devant , d'un roux jaune : reste des antennes, palpes, parlie postérieure de la tête, médi et poslpeclus et pieds, noirs. télépuoraiues. — Ttlephorus. 149 Ohs. Le premier article des anlennes est ordinairement d'un roui flave, avec l'extrémité noire : la base du second est parfois aussi d'un roux flave. Cantharis abdominalis, Paîjz. Faun, Gerin. 8'à, 5. — Id. Index, 01, '2. Telephorus abdominalis, Latk. ilisl. nat. t. 9, p, 108, 8. Telephoi'us cijaneus, Ctirns, Biit. enloro. t. ë, p. 215. — STErii. Illust. t. 3 p. 300, 22. — Id. Mail. p. 190. 149j. — Du.ngan. Enl. Edin. p. 2o0, Var. l. Base des deux ou quatre cuisses antérieures d'un roux teslacé. Ohs. Sont ordinairement aussi d'un roux testacé les hanches et tro- chanlers des pieds antérieurs , une partie des hanches et Irochanters intermédiaires et plus rarement des postérieurs. Var. ri. Prothorax d'un roux jaune , avec le bord antérieur jusqu'au sillon transversal, et souvent partie au moins du sillon antébasilaire , noir ou noirâtre. Ohs. Le premier article des antennes est parfois à peine teslacé à la base : les hanches antérieures sont seulement testacées à la base : les autres offrent souvent à peine des traces de cette couleur. (/> $. Telephorus abdominalis ., L, REDTE^E. Faun. ausir. p. 322. — DE KiESENw. Enura. in Soc. enlom. de Fr. (-1851) p. 580. — Id. Naturg. d. Insect. Deulscli. l. 4, p. 472, I. Long. 0,0112 à 0,0140 (5 à 6 1/2 1) I.arg, 0,0029 à 0,0045 (1 -1/3 à 2 l.) Corps allongé; pubescent. Tête noire, pointillée et garnie de poils fms et obscurs sur sa partie postérieure ; au moins en partie d'un roux teslacé, presque lisse et garnie de poils concolores plus longs et clairsemés, sur sa partie antérieure; subtuberculeuse sur l'épis- lome. Mandibules d'un roux testacé , avec l'extrémité ordinairement nébuleuse ou obscure Palpes noirs, au moins en majeure partie. Antennes atténuées à partir du troisième ou quatrième article ; co- lorées comme il a été dit. Yeux noirs; séparés du prolhorax par un espace égal à leur diamètre. Prothorax arqué en devant; un peu élargi sur les côtés jusqu'aux quatre septièmes de la longueur de ceux ci, puis un peu rétréci ensuite ; en ligne presque droite ou peu arquée en arrière et sinuée dans son. milieu, à sa base; plus large ^ cette dernière qu'il est long sur son milieu ; arrondi aux angles de 15Ô MOLLÎPa>"J(F.S. devant, éinoussé aux postérieurs ; inégalement convexe; relevé laté- ralement en un rebord rétréci d'avant en arrière , jusqu'aux deux tiers de ses côtés, égal , vers le sillon transversal , au quart ou un peu plus de la moitié de la largeur du segment; rayé d'un sillon léger sur les deux tiers postérieurs de la ligne médiane; presque impointiUé, lisse, luisant; presque glabre, garni de poils fins, courts, presque indistincts; coloré comme il a été dit. Ecusson noir ou d'un violet obscur; pubescen!;. Elyires débordant la base du protliora\ d'un quart au moins de la largeur de chacune ; notablement plus larges que ce dernier dans son milieu (m. Nalurg. d. Ins. Deutsch. t. 2, p. 474, 2. var. a. Ç. État normal. Elylres d'un bleu violâtre ou d'un violet ou bleu verdâtre. Base des antennes, partie au moins des palpes, tête, protho- rax, ventre et pieds, d'un roux lestacé : reste des antennes, écusson^ médi et postpectus, noirs. Obs. Quand la matière noire a été moins abondante, les médi et postpectus sont parfois brunâtres, nébuleux ou même teslacés. Va. î. Partie postérieure de la tête en partie au moins nébuleuse ou noi" râtre. Obs. Les pieds sont ordinairement alors noirâtres sur les tarses el parfois sur une étendue p'us ou moins grande de leurs parties. Telephorus tigurinus, Dietrich, Slet. Entom. Zeit. (1857), p. il9. Cantharis violacea, de Kiesenvv. loc. cil. var. a. Va. K- Semblable à l'état normal; mais avec les tarses et parfois quelques autres parties des pieds, noirâtres. Cantharis c?/ani/5e?inw,(ZiEGLER) (Dejeain), Calai (1837), p. H9, (suivant un exemplaire typique existant dans la collection de M. Cexlie.) lÉLi'piiOPvAir.Es. — Tde\)Uonis. 15'i ^' 9 Cani/iùris rîolacea, Cyllenu. Ins. Suec. t. 1, 333,3. — Fallén. Mouogr. CanUiar. el Malach. p. -iO, 5.— Scuo-îmi. Syn. Ins. l. 2, p. -13.— Kuster. Kœf. Eur. 23, A^t. - de Kiescnw. Katurg. d. Ins. Dcutsch. t. A, p. Ali, 2. Telephorusvioîaceus, Stkph. lllustr. t. 3, p. 300, 23.— Id. Man. p. 100, 1490. — UE CA.vini.A. liisl. r.al. l. \, p. 272, 17. — L. Redeab. Faun. ausl. p. 322^ — - RovGET, Calai, p. iCj. I.oug. 0,01 12 à 0,0i3.j (.5 il G 1. ) Larg. 0,002S à 0,003G (1 l/'i à I 2/3 1. ) Corps allongé; pubescenl. Tête poinlillée el garnie de poils cendrc.s cl lins snr sa parlie poslérieure^ presque lisse et garnie de poils plus longs el clairsemés snr l'antérieure ; d'un roux fauve ou d'un fauve teslacé, avec la parlie postérieure parfois nébuleuse ou brunâtre^ chez la 5 , ordinairement noire sur une largeur variable du vertex chez le , toute la tête est d'un roux testacé , ou le vertex seul est noir, sur une étendue variable ; le prothorax n'est jamais entièrement noir. Les élylres sont d'un bleu ou violet ver- dâlre , à pubescence d'un gris cendré ou plombé, au lieu d'être obs- cure. Les pieds sont entièrement d'un roux testacé dans l'état normal; dans tous les cas, dans les variétés qui s'éloignent assez de cet état, toutes les cuisses, même les postérieures, sont d'un roux lestacé à la base : les antérieures sont presque entièrement de cette couleur ; les tibias antérieurs, au moins en majeure partie, et les autres à l'extré- milé ou même à la base , sont aussi de même couleur. Le ventre est parfois noirâtre sur son disque. Chez le T. abdominalis c/', toute la partie postérieure de la lêle est noire ; le prolhorax est ordinairement en entier de cette couleur ; rarement il est d'un rouge testacé sur les côtés , et n'est entièrement de celte dernière couleur que par une exception rare. Les élylres sont d'un violet bleuâtre ou d'un bleu violet, à pubescence obscure ; les pieds entièrement noirs. Le ventre; d'un llave ou jaune lestacé, n'est jamais obscur sur son disque. Chez le T. violoctus J, la partie postérieure de la lêle est tantôt lestacée ou d'un fauve testacé, tantôt nébuleuse ou brunâtre. Le pro- thorax est ewlièremcnt d'un roux jaune ou testacé. Les élylres d'un bleu ou violet verdâlre. Les pieds sont d'un roux jaune ou lestacé , moins parfois les tarses qui sont bruns, au moins en parlie , ou ils monlrenf seulement quelques traces de brun à l'cxlrémilé des tibias TiiLÉPiîouAinBS. — Tclephorus. 135 postérieurs et très-rarement sur les cuisses. Chez le T. abdominalis ^^ la tête est noire sur toute la partie postérieure ; le prothorax est i^ouvent noir sur le sillon antébasilaire et en devant sur une plus grande partie de la longueur ; les élytres sont d'un bleu violet; les pieds sont en général entièrement noirs , ou seulement lestacés sur nue partie des hanches et des trochanters, ou offrent au plus, chez les individus des parties méridionales, la base des deux ou quatre cuisses antérieures, lestacce. Chez le T. vlolaccus ^^ la branche externe des ongles est munie à sa base d'une dent assez prononcée : les deux hranches des mêmes ongles sont ordinairement sans dent chez le c/" l leur; imhescein. Élyires iléLordant la base du prolhorax d'un cin- quième environ de la largeur de chacune ; plus larges que ce dernier dans son diamètre transversal le plus grand ; près de cinq fois aussi longues que lui; ruguleuses ; d'un roux leslacé, avec l'exlrénHlé d'un noir bleuâtre ou violàlre, ordinairement sur le huitième environ de leur longueur , mais parfois sur le tiers postérieur ou même un peu plus : celte partie noire peu nellemenl limitée; garnies de poils coucolorcs, fins et presque couchés. Ailes roussâires. Dessous du corps e[ pieds pubescents ; d'un roux leslacé. Ongles conformés chez le ^ et chez la S-, comme il a été dit. Celte espèce paraît rare en France. Je l'ai prise à la Grande-Chir- Ireuse. Obs. Par la disposition de ses ongles, elle rentre dans le sous-genre Aucynlronyclia , de M. Maerkel , comme l'a très bien fait remarquer M, de Kiesenwelter. Parce caractère, elle s'éloigne de toutes les es- pèces suivantes; par sa couleur, elle se distingue sans peins des pré- cédentes. A A. Ongles des quatre pieds aiikirieurs, munis, au plus, d'une denl à la baïc de leur branche externe, soil chez le (/", soit chez la 2» B. Ongles bifides h l'extrémité de la branche externe , clicz le ç/*; simples ou non bifides à l'extremilé de leurs deux branches, chez la 5 ; mais ordinairement munis, chez celle-ci, d'une denl sous la base de la branche externe. C. Elylres Icslacccs, avec la partie iiostcrieurc cl parfois les deux rebords noirs ou obscurs. Denl basilaire do la branche externe des ongles de la 5 , détachée, dès la base de ladite branche, en forme do ha' meçon. J.. T. saa«ïctB©BBS 5 Letzneh. JSoir; partie antérieure de la Icte ^ hase ou majeure partie basilaire des antennes^ caisson , côtés et extrémité du ventre, base au moins des cuisses el souvent tibias et tarses des quatre pieds antérieurs , tcstacés ou d'un testacé livide. Prothorax d'un jaune (estacé, orné, sur le disque, de deux taches ordinairement anguleuses en dehors el parfois unies en devant sur la ligne médiane. Elytres à pubes- ccnce médiocrement serrée ; ordinairement testacées ou d'un testacé cen- dré avec l'extrémité et parfois les rebords, d'un noir ardoisé; rarement noires, avec une partie du repli , lestacée. ^. Antennes prolongées jusqu'aux trois quarts ou un peu. plus des 15/-> MOLLIPENNES ciHés du corps ; à deuxièiiie arlick égal aux clen\ tiers ou un peu jilus du suivant. Preuiier article des tarses antérieurs suhparallèle, une fois plus long qu'il est large à son extrémité. Ventre de huit arceaux ; le dernier conique. Branche externe des ongles, bifide à son extré- mité, sans dent ou n'offrant qu'une dent rudimen taire , à la base. Le ventre est noir, avec les côtés assez largement , les deux derniers ar- ceaux et brièvement le bord postérieur des troisième à sixième , d'un roux 11 ave tes ta ce. Obs. Quand la matière noire s'est développée davantage, les troi- sième à sixième arceaux manquent à leur bord postérieur de la bordure tcslacée , et celle des côtés est souvent nulle ou à peine marquée. î . Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de la longueur du corps; à deuxième article égal à la moitié ou aux trois cinquièmes du suivant. Premier article des tarses postérieurs sensiblement élargi de la base à l'extrémilé, une fois et demie plus long qu'il est large à cette dernière. Yentre de sept arceaux : le der- nier transversal , bissinué à l'extrémité. Branche externe des ongles non bifide à l'extrémité; munie à la base d'une dent prononcée. Le ventre est d'un roux testacé, assez largement sur les côtés, sur le dernier arceau , et au bord postérieur de chacun des précé- dents. Etat noumal. — Antennes noires, avec le premier article et la base du deuxième d'un llave testacé (E IvJtfiKw, Nalurg. d. Ins. Dculscli. t. 4, p. '^92. 18. var. Yar. p. Pieds d'un tcslacé pâle ou livide , sans tache. Caniharls feslacea , Sr.oroi.. Eut. carn. p. 39, -{:-3 Canlliaris nlcea, PA^z. Faim, gerîn. Jw, 7. — îd. Kril. revis- p. C3. — Fali.ÉiV, Mojingr. canlli. cl malach. p. ^19, 2.j. Telephorus nireus, Lat«. liist. nat. t. 9, p. i 10, 10. — îd. de Casitia'. Ilisl, nat. t. L p. 273, 23. Cantharia clypeata , Pakzer, Index, p. 93, 9. — Kusr. K;cf. Europ. CS, G". Cant//aris hxmorrlioidalis , de Kie-^env». Nalurg. d. Ins. Hculsili. 1-4, p. 49 i, 18. Long. O.OO.jG à 0,C0G7 (2 1/2 à 3 \.). l.arg. 0,0012 à 0,00!.^ ( 3 5 à 2/3 l. ) . Corps allongé; pubescent. Té:e noire sur sa partie postérieure, d'un flave pâle sur l'antérieure : la région noire, avancés ordinairement cl peu près jusqu'à la base des antennes et échancrée d.ms le milieu de son bord antérieur; luisante, superficiellement pointillée et garnie de poils fins, cendrés, couchés, peu apparents sur la partie noire; garnie de poils teslacés , mi-hérissés, plus longs et pins clairsemés sur la partie antérieure; subconvexe ou subcarénée sur l'épistome. Mandibules leslacées, avec rexlrémilc obscure. Palpes soit lestacés, soit en parLie ou presque en lolalité nébuleux ou obscurs. Anlcnnes suhùUfovmes, à peine aLlénuées à partir du quatrième ou même du cinquième article ; colorées comme il a été dit. Yciix noirs. Prolhorax Irès-obtusément arqué en devant ; arrondi ou subarrondi aux angles de devant; assez faiblement ou très obtusément arqué sur les côtés; olîrant ordinairement vers la moitié de ceux-ci sa plus grande largeur; un peu émoussé aux angles postérieurs; à peine plus large à ceux ci qu'aux antérieurs; un peu arqué en arrière et sinué au devant de l'écusson , à la base; d'un quart environ plus large à celle-ci qu'il est long sur son milieu; médiocrement convexe; relevé sur les côtés en un rebord égal environ au buitième de la largeur du segment , vers le tiers de la longueur de celui-ci , faiblement rétréci jusqu'aux deux tiers et prolongé ensuite d'une manière uniforme jusqu'à la base ; ra^é sur la ligne médiane , depuis le sillon transversal , et parfois muni presque impercepti- blement depuis le bortl antérieur jusqu'au sillon antébasilaire, d'une ligne transformée en sillon à sa partie postérieure, sur un espace va- riable; coloré et peint comme il a été dit; luisant; presque glabre ; garni de poils courts et à peine distincts. Ecnsson d'un noir brun ; pubescent; souvent rayé d'une ligne légère. Elytres débordant la base du prolborax d'un cinquième environ de la largeur de chacune ; un peu plus larges que ce dernier dans son diamètre transversal le plus grand ; près de cinq fois aussi longues que lui ; trois fuis et demie à quatre fois aussi longues (Hi'elles sont larges , prises ensemble ; rugueuses ou subriigueuses ; dur. testacé livide ou d'un flave livide; garnies de poils concolores, fins, mi-couchés, peu serrés ; offrant les traces d'une nervure subbumérale raccourcie, et parfois les traces plus faibles et plus incomplètes d'une ou de deux nervures doi'sales. Ailes nébuleuses. Dessons du corps d'un llave ou testacé livide sur le repli protboracique et sur ranlépeclus ; noir sr.r les médi et postix'clus, et garni de poils d'un cendré argenté qui font paraître ces parties d'un noir cendré ou plombé. Ventre coloré comme il a été dit. Pieds pubescents ; d'un llave ou testacé livide ; cuisses postérieures ordi- nairement marquées près du genou , au moins au côté interne , d'une tache noire ou lîoiràlre. Ongles lestacés; ceux des cf^, sans dent, mais bifides à l'e-vtrémilé de leur branche externe : ceux des J munis à la base de leur branche externe d'une dent en gé- néral unie à ceUe-ci jusiiu'au tiers ou presque à la moitié de cette brancho, saillante et aiguë à son angle antéro-interne. M. Sulfrian nous a appris qu'il fallait rapporter à cette espèce le tÉlÉi'horaires. — Tdephoius. 107 Canlharis hœmorrnoidalis de Fabricius; mais la tlescriplion de cet au- leur n'est pas assez reconnaissable , pour changer le nom spécifique (le clypcatus , donné par Illiger, et sous lequel elle est généralement connue. Les ongles ùes ^^^ manquent de dent ou n'en ont que des rudiments à la base de leur branche externe -, mais ils ont cette branche bifide à l'extrémité : les 9 ont à Ki base de la même branche, au moins chez les quatre pieds antérieurs, une dent prononcée et conformée comme il a été dit. J'ai trouvé quelques J n'ayant qu'une saillie anguleuse ou dent rudimentaire à la base de tous les ])ieds. De tels iiuliviclus qui sem- bleraient constituer une espèce diirérente ( T. ambiguns) ^ ne sont vraisemblablement qu'une anomalie du T. clypeatus, dont ils ont tous les autres caractères. T. «lBseoB«l«Bas ; Ahrens. Parallèle; cVun rotix [lave ou cViinflave roussâlre en dessus : lu télé souvent marquée d'une tache voire sur le ver- tex : le prolJiorax parfois sans tacites, ordinairement paré d'une tache dis- cale presque quadravgidaire, et de deux lignes noires : les élytres pubes- cenles^ parfois sans taches^ habituellement d'un brun ou noir ardoisé sur les côtés et à l'extrémité. Pieds d'an flave orangé , avec l extrémité des cuisses postérieures , noire. Prothorax presque carré , arrondi aux angles de devant., rectangulaire aux postérieurs ; à rebord latéral égal au sixième de la longueur du segment, graduellement rétréci postérieuremenl. Ji. Antennes prolongées jusqu'aux trois quarts de là longueur du corps ; à deuxième article égal aux trois cinquièmes du suivant. Pro- Ihorax plus sensiblement arqué en devant. Ventre de huit arceaux : le huitième en triangle à peine plus long qu'il est large à la base. Obs. La couleur du ventre varie suivant le développement de la ma- tière colorante. Ordinairement il est noir, avec les bords latéraux et postérieurs des sept premiers arceaux et le huitième entièrement d'un llave roussâlre; souvent le septième arceau est de cette dernière cou- leur ; mais quand la matière noire a plus ou moins fait défaut, il est parfois entièrement d'un flave testacé ou d'une teinte rapprochée. J . Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers du coips; à deuxième article égal au moins aux trois cinquièmes du suivant. Piolhorax peu arqué en devant. Ventre de sept arceaux : le septième transversal, ÎG8 MCLLIPEXAES. Obs. La couleur du vealre varie à peu pi'ès comme celle du o^". Etat noi.mal, Tctc d'un roux flave , marquée sur le verlex d'une laclie noire , ordinairement élargie d'arrière en avant, el prolongée jiisqu'au milieu du front. Aulcnnci d'un llave ou roux leslacé, souvent nébuleuàcs, plus j)âles à la base, moins claires ou plus liébuleuses vers i'exlrcmilé. Prolhorax d'un roux Hâve ou d'un llave roussàtre , avec Iles bords translucides; paré, sur son disque, d'une tache no're ou ]>rune , ordinairement en carré allongé. Ecusson d'un roux flave. hlylres dun flave testacé, d'un flave roussâtre ou couleur d'argile à la base el longitudinalemenl sur la majeure partie du milieu, avec les bords suturai el externe et l'extrémité d'un nébuleux brunâtre, ou bruns. Dessous du corps d'un roux flave ou testacé sur le repli prolbo- vacique el sur 1'antépectu.i ; noir sur les médi et postpectus. Vcnlre noir, avec les côtés et le l^ord postérieur des six premiers arceaux el le dernier ou les deui derniers d'un roux flave ou testacé. Pieds d'un 1 oux flave , avec l'exliémité des cuisses postérieures, une partie des tibias postérieurs et souvent une jjarlie des tarses, brunes ou bru- nâtres. Variations (par défaut). Quand la matière colorante noire a élo moins abondante, la tache noire du verSex se rapetisse , s'affaiblit ou disparaît. La tache du disque du prothorax est tantôl réduite à deux lignes jjarallèles, tantôt nulle. Les cotés el l'extrémité de chaque élytre sont nsoins obscurs? ou seulement nébuleux ; d'autres fois les élylres sont entièrement unicolores ou avec une légère teinte ardoisée dua à la couleur des ailes. Le médipectus est souvent d'un roux flave, et le po.slpeclus , seulement brunâtre. Le ventre est parfois entièrement à\\\\ roux flave. J es pieds, d'un roux flave, nîonlrcnl souvent à peine une tache bru- nâtre , sur les cuisses postérieures, près des genoux, el onl les tibias jioslcrieurs à peine nébuleux. Variations (par excès). Quand, au contraire, la matière colorante noire a acquis plus de développement, la tache noire du vertex couvre parfois toute la jiar- tie postérieure de la tète ; les antennes sont plus sensiblement obs- cures à l'extrémité. La tache noire du disque du prothorax acquiert tÉléphoraires. — Telephorus. 169 parfois un peu plus de développement, se déforme un peu, se montre quelquefois presque cordiforme. Les élylres sont parfois brunes ou d'un brun ardoisé, avec la partie longitudinale médiane d'un roux Leslacé ou couleur d'argile , depuis la base jusqu'aux trois quarts de la longueur, et sa largeur plus ou moins restreinte. Les médi et postpectus sont noirs. Le ventre coloré comme il a été dit. Les pieds d'tîu roux flave, avec le cinquième ou le quart apical des cuisses postérieures, les tibias postérieurs et la majeure partie des tarses, noirs ou bruns. Ces diverses variations peuvent être réduites aux variétés sui- vantes : Var.a Vevlcx^ protlwrax et élylres d'un roux flave ou couleur cVargile^ sans tache. Yar. p. Tache du prothorax réduite à deux lignes noires ou brunes. Ohs. Le vertex montre ordinairement une tache brune, etlesély- trcs une bordure brunâtre, excepté à la base. Cantharis cliscoidea , var. notata, Waltl, Verzeichnis , etc. in /s/s, LS38. p. 270,7. Telep/torus lineatus, Bacu, Kaîferfauna. 3'' livr. -1852, p. G8, 23. Telephorus deser tus, Dietkicu, in Stett. entora. Zeit. 1837, p. ^3L ÉTAT NOUiiAL, avec les variations en excès. Cantharis discoidea , Aoress, Boytraege, etc., m Nov. acl. hall. t. 2, 2e cah. p. 'i2, 2, pi. !, fig. 2. — De Kiese.nw. Nalurg. d. Ins. Deutscli. t. 4, p. oOj, 29. Cantharis signala, Faldekm, l'aun. transe, p. -186, 1G7. Telephorus humeralls, L. Uedïeinb. Faun. austère édit., p. 323. Cantharis humeralis, L. IIedten». Faun. ausl. 2e édit., p. 528, 18. Long. 0,0078 à 0,0090 (3 1/2 à 4 L)- Larg- 0,00M à 0,0010 (3/5 à 2/3 1. ) Corps allongé ; parallèle; pubescent. Tête à peu près aussi large, prise aux yeux, que le protliorax ; un peu rélrécie après ces organes; à peine pointillée ; garnie de poils lins, courts et couchés , sur sa j)artie postérieure, et de poils plus longs et mi-hérissés sur Tante rieure ; marquée, le plus souvent, derrière la base des antennes, de deux petites fossettes, parfois unies en une impression Iransverse, et d'autres fois obsolètes; ordinairement d'un roux llavc ou leslacé, et 9=) 170 MOLkn>£\^ES. parée sur le verlex d'une laclie noire de forme el de développcnienl variables, quelquefois d'un flave roussâtre sans iaclic, Mandibules d'un flave roussâtre, avec l'exlrémilé obscure. P(7//>es d'un flave leslacé ; parfois en parlie nébuleux. Antennes ailénuies à partir du Iroisième ou quatrième article ; colorées comme il a été dit. }euv noirs, assez saWlanls. Prothorax à peu près aussi long que large; presque carré ; un peu anjué en devant, surtout chez le n'offre parfois point de taches noires sur les cinquième et sixième arceaux. Les pieds sont parfois d'un roux tes- lacé, avec une bande ou ligne noire, sur l'arêle supérieure ou anté- rieure des cuisses de devant, une ligne ou bande moins étroite sur les arêtes supérieures et inférieures des cuisses intermédiaires, et pareilles bandes un peu plus larges sur les cuisses postérieures. TÉLKrî.'onuaF-s. — 7eIrp!>.oi'us. IT3 Variations (pur excès). Quand la nialière noire a ahonilé , le Lroisicnie article des antennes est noirâtre sur sa seconde moitié : le fjnatiiènie , plus longuement, et le cinquième presque entièrement, noirs. Les taches du prothorax sont plus grosses, ont parfuis plus du tiers delà longueur du seg- ment; quelquefois elles s'unissent , mais de manière à montrer que celte tache unique est formée delà réunion de deux taches. Rarement le prothoraK m*onlre en outre, près de la hase , deux autres taches poncliformes noires. Les tibias intermédiaires sont ohscurs ou noi- râtres sur l'arête extérieure , au moins : les postérieurs , presque entièrement noirs. Ces variations peuvent être réduites aux variétés suivantes : Yar. Cf.. Pieds d'un roux teslacc ^ avec une partie au moins des arêles des cuisses., noire. Etat nohmal. Cantharls illijrica, (Dfjeaiv). Calai. (182!), p '^{'>. — Id. (-1833), p. -103. — Id. (I837j, p. 118. — Hosilmi. Die Tliier. Aiulaliis, p. 1Î8. Ccnithcnis ocu/alo , De KltsE^^v. Naturg. d. Ins. Dculscli. t. /j, p. Ail), var. Telephorus iUijricus, Muls. Opusc. ento:n. M" cali. 18uî, p. \o. — Ann. de la Soc. Linn. de Lyon, t. 7, p. IS8. Yar. [3. Prolhorax offrant les deux taches noires ., unies. Ohs. Les pieds et les antennes sont ord.inairement plus noirs que dans l'état normal. Yar. 7. Protliorax offrant les deux tacites noires., u)iies; montrant en outre., au devant du sillon anléh asilaire , deux autres taches noires pane- ti formes. Long. O,0I3:j à 0,0l:i7 (fi à 7 I. ) Larg. 0,00.33 à 0,C0';2 ( I 1/2 à i 7/,S U Corps allongé; puhescen t. Tcte h peine aussi large, dans son dia- mètre transversal le plus grand, que le prothorax à ses angles de devant; d'un noir peu luisant sur sa moitié postérieure, d'un roux ou orangé testacc , sur l'antérieure : la partie noire, extérieurement avancée jusqu'au torulus ou base des antennes, tronquée ou faible- 174 M0LI.11'R.\\EÎ. ment écliauciée dans le milieu de son bord aiilérieiir, el un peu moins avancée dans ce ])Oînt que le bord poslérieur des antennes : la partie lestacée, plus luisante, parcimonieusement pointillée, lié- rissée de poils d'un cendré leslacé , mi-relevés. Epislome convexe ou subcaréné. Mandibules d'un roux livide ou testacé à la base, brunes ou noires à l'extrémité. Palpes d'un roux testacé, avec l'extréniilé du dernier article , noire. Antennes brièvement pubescentes; atténuées à partir du troisième article; colorées comme il a été dit. P/'o//iora.f faiblement et oblusémenl arqué en devant; arrondi aux angles anté- rieurs; irrégulièrement arqué sur les côtés, c'est-à-dire élargi en ligne un peu courbe jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de sa lon- gueur, rétréci ensuite en ligne droite ou à peine sinuée jusqu'aux angles postérieurs ; peu ou point émoussé à ceux-ci; sensiblement arqué en arrière, sinué au devant de l'écusson, el moins sensiblement près des angles postérieurs, à la base ; d'un quart ou d'un tiers plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; inégalement convexe; offrant sur les côtés une gouttière depuis le bord antérieur jusqu'au trois quarts ou cinq septièmes de la longueur des côtés : cotte gout- tière aussi large, vers le sillon transversal , que le quart ou le cin- quième de la largeur totale du segment, graduellement rélrécie jusqu'aux trois quarts ou un peu plus des côtés ; rayé , sur la ligne médiane, d'un sillon linéaire, depuis la dépression transversale jus- qu'au rebord basilaire; luisant; d'un roux testacé ou d'un fauve orangé , ordinairement plus pâle et parfois (l'un testacé livide sur les côtés ; paré , de chaque côté de la ligne médiane , d'une lacbe noire, ordinairement ovalaire ou rélrécie d'avant en ariière , plus rarement subponctiforme , alors un peu plus rapprochée du bord antérieur que du postérieur, couvrant, dans son développement nor- mal , le tiers presque médiaire de la longueur du segment, quelque- fois presque réduite au cinquième ou au sixième de cette longueur, d'autres fois unie à sa pareille ; assez finement ponctué ; garni de poils cendrés ou cendrés leslacés, assez courts et médiocrement ap- l)aren[s. Ecusson noir; pubescenl. Elyircs un peu plus larges eu devant <[ue le prothorax à ses angles postérieurs, un peu moins larges que lui dans son développement transversal le plus grand (cf^ et J): trois fois el demie à trois fois et trois quarts aussi longues que lui ; rngu- jeusement ponctuées ; garnies d'un duvet d'un gris cendré médiocre- anent épais, fin et couché; noires, mais paraissant d'un noir cendré; offrant ordinairement les traces de trois nervures : la deuxième nais- sant de la fossette , souvent prolongée jusque près de l'extrémité : la TÉLÉl'iiOl'.AiF.rS. — 7'c'c'j)hoi US. 175 ])icmière, entre celle-ci el la suture, plus raccourcie postérieurement: la troisième , subhumérale , variablemenl prolongée. Ailes brunes. Dessous du corps pubcscent; d'un orangé leslacé sur la partie anté- rieure de la tôle, sur le repli Ihoraeique et sur l'anlépectus, noir, sur les médi el poslpeclus. l'entre coloré comme il a élé dit. Pieds pu- bescenls; colorés comme il a élé dit. Ongles testacés ; munis, à la partie inlérieure de la base de cbacune de leur branche externe, d'une dent prolongée avec ladite branche jusqu'aux deux cinquièmes de la longueur de celle-ci, el détachée de celte branche vers son ex- Irémilé. Celle espèce n'est pas rare, au printemps, dans les parties méridio- nales de notre ancienne Provence ; on la trouve dans les Basses et Haules-Alpes, et dans le bas Dauphiné. Elle se montre même dans celle province, à quelques lieues de Lyon. Obs. — Elle olïVe diverses variations, sous le rapport de la colora- lion de ses antennes, de ses pieds el du développement des taches noires du prolhorax ; néanmoins elle est facile à distinguer des espèces de notre pays , par sa taille plus avantageuse, par la couleur (le ses diverses parties, el surtout par la largeur de son prolhorax et par les deux taches noires dont il est paré. Le comte Dejean , dans son Catalogue, l'avait considérée comme une espèce distincte du T. oculalus de Gebler, avec lequel beaucoup d'auteurs la réunissent. A en juger par les exemplaires de ce dernier, (|ue j'ai reçus de Russie, el par ceux, provenant du même pays, que j'ai pu avoir sous les yeux , elle s'en distingue par une taille plus avantageuse-, par ses anlennes noires sur une plus grande étendue ; par ses cuisses, au moins en partie, noires; par son prolhorax moins régulièrement arqué sur les eûtes, un peu anguleux vers les deux tiers, el rétréci ensuite en ligne plus droite ; par la partie noire de sa lêle tronquée ou échancrée dans le milieu de son bord antérieur; par ses clylres proportionnellement moins étroites, subarrondies à l'angle suturai , au lieu d'avoir cet angle presque reclangulairement ouvert; par la pubescence des élylrcs plus serrée el donnant à ces [)arlies une teinte plus cendrée. Fous ce rapport, cependant, les individus de nos provinces méridionales se rapprochent beaucoup de ceux de la Russie. Chez le T. illyricus les lobes inédiaires du bord postérieur du septième arceau ventral, chez la ^ , forment, en général, à peine la moitié de la largeur du bord postérieur de cet arceau : chez le T, oculalus ils en forment ordinairenjenl les deux tiers. 1 7() MOLLII>EM\ES. Ce dernier, à en juger par les exemplaires que j'ai eu sous les yeux, peut êlre caraetérisc de la sorte: T. ocula^BS^; Gebler. Noir; clytrcs non suharrondics à Vnnglc sidurnl, à piihcsccncc cVnn gris cendré^ assez épaisse : viajcii7-e partie au moins des antennes , côtés et extrémité dit ventre , pieds et prolhorax^ d'un roux orangé : le prothorax assez régulièrement arqué sur les côtés , paré sur son disque de deux taches noires : partie noire de la tête un peu arquée en devant dans le milieu de son bord antérieur. Cantharis ocidota. (Gebler) Krynicki, Euuin. (BuUct. delà Soc. i. d. nal. de Mosc. t. 5, (1832) p. 98. — Gedler, Wém-dc Moscou, t. 5, p. 3IG. —kl. Ycrzeich. m Bullel. de la Soc. d. ISatur. de Wosc. (18j9) p. ^ofi, -I. — Walïl, Isis (1838) p. 434, 30. — Kûst. Kaef. Eur. 23, 43. — de Kiesekw. ÎS'alurg. d. însecl. Dculscli, t. 4, p. 47G. 4. Long. 0,0112 à 0,01 3.t(o 5 Gl.).Larg. 0,0030 à 0,0036 (1 -1/3 à 1 2'3 1.) r.\TiiiE : La Russie asialique. ff. Prolhorax généralement moins large, dans son diamèlrc transversal le plus grand, que les élylres aux épaules; ordinairement marque d'une laclie noire. g. Prolhorax marque d'une tache noire, couvrant le tiers mcdiaire du bord antérieur, et ordinairement prolongée jusqu'aux deux cinquièmes de la longueur du segment, ou rarement jusqu'à la base, mais alors d'une teinte moins obscure postérieurement : celle tache très-rarement nulle. Pieds noirs, ou parfois avec la base des quatre cuisses anté- rieures, d'un fauve testacé. '3'. 'F. ffaiscMS ; Linné. Noir; élylres à pubescence d'un cendré lui- sant^ médiocrement épaisse : partie antérieure de la tète, bane des antennes, côtés et extrémité du ventre et prothorax., d'un roux testacé : celui-ci paré d'tiue tache noire , liée au milieu du bord antérieur , ordinairement pro • lon"ce jusqu'aux deux cinquièmes^ rarement jusqu'à la base^ mais alors moins obscure postérieurement. Cuisses antérieures parfois d'un testacé obscur à la base. c/*. Antennes prolongées environ jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur du ccrps; à deuxième article à peu près ou à peine égal au TJiLÉPHonAinES. — Tc[c]iho)u$. ItT trois cinquiOmes du suivant. Yenlre de huit arceaux : le huitième eii cône, plus \ona; qu'il n'est large à la base. Premier article des tarses antérieurs plus sensiblement dilaté, soit un peu arqué sur les côtés , soit plus sensiblement élargi de la base à l'extrémité. Obs. Parties teslacées ordinairement d'une teinte plus jaune que chez la ?. Cord postérieur des quatre premiers arceaux du ventre ordiiialremeul paré d'une bordure d'un roux teslacé : le cinquième noté en outre d'une tache de cette dernière couleur sur son milieu : le sixième d'un roux lestacé , marqué de deux taches noires : les spplième et huitième leslacés ou d'un roux testacé. Yar. a. Quatre premiers arceaux du venir e parfois entièrement noirs. 5. Antennes prolongées à peine jusqu'à la moitié de la longueur du corps ; à deuxième article à peu près égal aux trois cinquièmes du suivant. Yenlre de sept arceaux : le septième transversal, entaillé et bilobé dans le milieu de son bord postérieur, et sinué entre chaque lobe et les bords latéraux : les lobes plus longuement prolongés que les angles postérieurs, presque des trois quarts de la longueur des premiers. Parties tcstacées d'une teinte ordinairement plus fauve. Cinq pre- miers arceaux du ventre ordinairement sans bordure testacée à leur l)ord postérieur : le sixième paré A'une bordure uniforme, assez large, d'un roux fauve ou teslacé : le sixième entièrement de cette dernière couleur. Etat normal. Antennes noires, avec les deux premiers articles et la base du troisième teslacé ou d'un jaune ou roux testacé. Prothorax d'un roux testacé, plus ronge sur le disque, plus jaune ou plus pjile sur les côlés ; paré d'une tache noire, couvrant la moitié médiaire ou un peu plus du bord antérieur, prolongée en se rétrécissant jusqu'aux deux cinquièmes de la longueur du segment, c'est-à-dire jusqu'au sillon transversal ou un peu après. Ventre coloré (c'' et ?} comme il a été dit. Pieds noirs. Yarialions (par dcfaul). Quand la matière noire a clé moins abondante, presque tout le o' article des antennes et la base d'une partie des suivants sont teslacés, 23 178 molliî'e.x>;es. ou d'un roux jaune ou leslacé. La lâche noire du prolboras esl un peu plus restreinte; très-rarement le prothorax est sans tache. Les cuisses antérieures sont d'un rouge ou fauve tcstacé , à la base des côtés ou de l'un des côtés , et souvent sur plus de la moitié de leur longueur ; les tibias antérieurs offrent près de leur tranche interne une bande d'un fauve testacc, avancée depuis l'extrémité jusqu'à plus de la moitié de la longueur. Les tarses des deux premières paires sont en partie d'un leslacé plus ou moins obscur, ou d'une transparence tes lacée ou roussâtre. Cesvariationspar défaut sont plus particulières aux !/crus. 181 veiilre connue il a été dit. Pieds ptihesceiils ; iioiis, [)araissanl d'iiii noir cendré ; base des cuisses anlérieiires souvent d'un teslacé obscur. Ongles leslacés 5 armes à la partie inférieure et basilaire de leur lirancbe externe, d'une dent confondue avec ladite brandie et prolongée jusqu'aux deux cinquièmes de la longueur de celle-ci; ocbancrée à son bord antérieur, et offrant en pointe son angle an- léro-inférieur. Cette espèce babile principalement les parties froides et tempérées. Elle est commune au printemps sur diverses fleurs, principalement sur les ombellifères. Obs. — Elle se dislingue facilement du T. illyricus par ses pieds noirs et par la tache noire de son prolhorax ; alors même que cette tache manque, ce qui est Irôs-rare , elle s'éloigne des espèces suivantes avec lesquelles elle aurait quelque analogie sous le rapport tic 'a couleur de son prothorax, par sa taille; par la gouttière des côtés du prothorax très-large vers le sillon transversal , prolongée en se rétrécissant jusqu'aux trois quarts des côtés; par la largeur de son prothorax ; par ses pieds, les postérieurs au moins, entièrement noirs, etc. Quelquefois, outre la tache normale noire, le prolhorax est ma- culé, sur le liers médiaire de sa base, d'une autre tache noirâtre ou noire, irrégulière , plus ou moins avancée. Rarement, comme dans la var C, la tache normale se prolonge depuis le bord antérieur jusqu'à la base, sur une largeur presque uniforme ; mais alors elle est ordinai- lemenl moins obscure sur sa moitié postérieure. Le T. rugifions de M. de Caslelnau (flist. nal.^ t. I, p. 27', 9.) n'est évidemment qu'un individu de celle espèce, chez lequel une cause accidentelle aura rendu l'épistome noirâtre, le prolhorax d'un rouge teslacé obscur, et la tète rugueuse. Il serait assez difficile de donner la synonymie exacte de celle espèce. Beaucoup d'auteurs, comme l'a fail 1 lliger, ont dii la confondre •ivec la suivante. Ainsi , De Geer, qui a visiblement représenté le T. rusliciis ^ et qui l'a assez bien désigné parées mois : la partie des cuisses la plus prociLc du corps est rougeâtre , De Geer, en faisant sa description , a sans doute eu aussi sous les yeux des exemplaires du T. fuscus. puisqu'il dit en parlant di\ corselet : sur le devant , il y a îDie grande tache noire. Ainsi , r.atreille, dans la description de son 7'. fuscus, en citant Linné et Olivier, dont le premier a décrit l'espèce dont il est ici question, et dont le secomî a figviré l'espèce suivante, les confondait proba1)Icment aussi. -1 82 >,;CLL!^»E:ls^ES. Da;i3 la coileclioii de Fabriciiis, sur Irois exemplaires exislanls , inscrits sous le rioai de Canlh. /)E^■NES. antennes, prolhorax ^ côtés du ventre^ ordinairement pieds antérieurs et majeure partie hasilaire des cuisses postérieures et surtout intermédiaires^ iestacés ou d'un roux testacé. Prothorax arrondi en devant , et élargi en ligne courbe jusqiC à la moitié au plus des côtés . Dentelés ongles en forme de hameçon, détachée de la branche dès sa base. c/'. Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers ou trois quarts de la longueur du corps; à deuxième article à peine plus grand que la moitié du suivant. Yentre de huit arceaux : le huitième en cône de moitié plus long qu'il est large à la base. Premier article des tarses un peu dilaté, un peu ovalaire ou offrant vers le milieu du sa lon- gueur sa plus grande largeur. Obs. — Le ventre est ordinairement noir sur les six premiers ar- ceaux, avec les côtés de ceux-ci largement d'un roux flave ou tes- tacé : les septième et huitième arceaux, de cette dernière couleur. Souvent le bord postérieur des six premiers arceaux ou d'une partie de ceux-ci a une très-étroite bordure testacée : quand la ma- tière noire a été moins abondante, le septième arceau ou une partie du sixième et même du cinquième, sont testacés. Ç. Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur du corps ; à deuxième article égal aux trois cinquièmes ou deux tiers du suivant. Ventre de sept arceaux : le septième en ogive, à peine une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; en ogive faiblement entaillée à l'extrémité de la ligne médiane; sillonné lon- gitudinalement près de chaque bord latéral. Obs. — Le ventre est ordinairement noir sur les six premiers ar- ceaux et paré sur les côtés de ceux-ci d'une bordure d'un roux testacé : le septième arceau, de cette dernière couleur. Quelquefois plusieurs des six premiers arceaux sont ornés à leur bord postérieur d'une bordure testacée. Quelquefois même les sixiènïe et cinquième arceaux sont en grande partie testacés. Etat normal. Antennes d'un roux llave ou jaune testacé sur les deux premiers articles et à la base de quelques-uns des suivants , noires sur le reste. Tcte d'un roux flave ou testacée , ornée, sur le \ertex, d'une tache noire ovalaire ou presque en losange, couvrant la nioitié médiane environ de la partie postérieure, avancée presque TÉLép;ionAiHKS — Tc'epJionis. ISI) jusqu'à la nioilié du froiil. Feutre culoiô comme il a é.là. dit. Pieds tïnlérieurs teslacés ou d'un roux llave : les inlcrmédiaires de mêaie couleur sur les hanches et la majeure parlie des cuisses, avec une lâche noire sur celles-ci, vers le genou, les libias noirs, et les tarses noirs, au moins en parlie : les pieds postérieurs teslacés sur les hanches et sur la moilié ou les trois cinquièmes basilaires des cuisses, noirs sur reste. Variations (par défaut). Quand la matière noire a été moins abondante, une parlie des articles et parfois la presque totalité des articles se montre teslacée à la base; les parties noires de ces organes sont parfois d'une teinte moins foncée; la tache noire du verlex est plus ou moins restreinte, parfoite réduite à un trait Tuiéaire, ou presque nulle. Les cuisses intermédiaires sont presque entièrement testacées, elles postérieures ]c sont sur une plus grande longueur : les libias intermédiaires, à la base ou môme entièrement; les tarses intermédiaires et postérieurs sont en partie noirâtres, en partie d'un lestacé nébuleux. Variations (par excès) , Quand au contraire la matière colorante a été plus abondante, les antennes n'ont souvent que les deux premiers articles et la base du troisième teslacés. La tache du verlex acquiert plus d'extension, des limites moins précises, une configuration variée ; elle s'étend parfois jusqu'aux yeux ou presque jusqu'à eux, en couvrant presque toute la parlie postérieure de la tète ; mais souvent alors la matière noire, en s'élendant, perd, par celle extension, une partie de sa teinle et se montre brune, d'un brun fauve ou brunâtre. Les pieds ont les hanches et Irochanters postérieurs et parfois une parlie des intermédiaires noirs ou obscurs: les cuisses intermédiaires noires sur le tiers postérieur : les cuisses postérieures noires dans leur moitié postérieure : les tibias et tarses postérieurs noirs; parfois même, quoique rarement, les pieds sont entièrement noirs, moins une parlie des hanches , el le dessous des cuisses antérieures qui sont d'un fauve lestacé. Ces diverses variations peuvent être réduites aux suivantes : Yar. '/. Tt'te sans tacite noire sur sa parlie postéricnrc. 190 M'>LLn'ENNES. Obs. Dans cette variation par défaut, les pieds sont ordinairement icstacés, ou seulement avec les genoux postérieurs noirs ou obscurs. L'ccusson est lui-même parfois testacé. Cantharis livida, dk Kiesenw. INulurg. d. Ins. Deulsch. t. 4, p. -^86, 14. A.v.b. \ar. p. Elylrcs Icslacées. Cnnthoris llv'ida, Lun>. Faun. suec. p. 201, TOI .— Id. Syst. nat. t. ^, p. 047, 3. — PoDA, las. mus. grâce, p. 40, 4. — Mui.ler (L. P. S.) C. à Linn. Nat. h^ pari. t. 1, p. 308, 3. — Fabr. Sysl. enlom. p. 203, 2. — Id. Spec. t. \ , p. 258, 2. — Id. Mant. t. 1, p. -167, 2. - Id. Enlom. syst. 1. 1, p. 2i3, 2.— Id. Sysl. Eleulli t. -1, p. 293, 2. — Goiîze, Enl. beylr. t. -I, p. 320, 3. — Id. Faun. eur. l. 8 , p. G4G, 2. — Sciip.amv, Eiiura. p. 176, 3i0. — Id. Faun. boic. t. -1, p. 580, 740. — Baijiîut, Gen. p. 04, pi. G. — Gmel. C. L^n. Syst. liai. t. ], p. 1892, 3. — oE Yii.i.. C. li:>n. Enlom t. 1, p. 290, 2.— Piazolm. Hisl. nat d. Joral, l. 1, p. Ici, GO. — Rossi, Faun. elr. t. ^, p. ^6", 415. — Id. cd. llELw t. I, p. 191, 4!5. — Fischeu, Naturg. v. Livl. p. 283, 3G7. — PA^z Ent Germ. p. 89, 2? — Id. Faun. Germ. p. 57, 3? — Id. Index p. Oi, -I ? — Id. ScHAErr. Icon. p. 22, pi. 16, fig. -12. — Cuyieu, Tabl. p. 339. — Ir.LiG. Kacf. prcuss. p. 296, 3. var. p. — Id. Mag. l 1, p. 81, 3, cl p. 378, 2. — Cederii. Faun. ingr. prodr. p. 33, 110. —Marsh. Ent. bril. p. 366, 4. — Waick. Faun. par. t, 1, p. 84, 2. — '^Fallén, Monogr. canlli. et malach. p. 17, 22. — Gyllenii. Ins. suec. 1. 1, p. 3^6, 22. — Zetterst. Faun. lapp. p. 113, 13. — Id. Ins. lapp. p. 83, Vt. — L. Redtenb. Faun. auslr. 2' édil. p. 528.— DE Kiesenw. ISalurg. d. Ins. Deulscli. t. 4, p. 486, 16. A. La Cicindèle à corselet rouge, Geoff. Ilisloire abr. t. -I, p. I7l, 2, var. a. Telephorus llvidus , Moller, Zool. Dan. prodr. p. 62, 5G8. — Oliv. Enlom. t. 2, n° 26, p. 7, 2, pi. 2, fig. 8. — Id. Nouv. dict. (1803) t. 22, p. -11. — Id. t. 33 (1819) p. 19. — TiGNY, îlisl. nal. t. G, p. 137. — Latr. lllst. nat. t. 9, p. 406, 2. — Id. Règn. anim. (1817) t, 3, p. 242.— Id. (1829) t. 4, p,471.— Lamarck, Anim. s. verl. l. 4, p. Zi32, 2. — Du.^iéril, Dict. d. se. nat. t. 52, p. 325. — MuLS. Lell. t. \, p. 3iS, 2.— Stepii. lUuslr. 1.3, p. 302, -18. -Id. Man. p. 190, 1300. — Dukcan, Enlom. edin. p. 210. — Saiilb. Ins. fenn. p. 1 19, \!x. — Règn. anim. éd. Fort. Mass. p. 222. — de Casteln. Ilisl. nal. t. 1, p. 273, 23. — L. Due. Excurs. p. 4Î, 229. — L. Redtlnb. Faun, ausl. p. 324. — DE Kiesenw. Enurn. in Ann. d. i. Soc. ent. d. Fr. 1831, p. 393.— Rouget, Calai, p. 210, 942. — Mocqueuys, Enurn. p. 103. Telephorus jlavus, de Geer, Mém. t. 4, p. 70, 2. — Retz. Gen. p. 103, 579. Cidndela livida, Fourcr. Eiiloin. Paris, t. I, p. 39, 2, var. A. Cantharis fusca, Rossi, Faun. clr. éd. IIelw. l. I, p. 190, 414, var. 7. Cantharis dispar, (/*, Paye. Faun. suce. l. 1, p. 239, 3. Telephorus tnelaspis , Ciievuol. in Goeiun. Rev. cl mag. de zool. (1834), p. 433, 10. 'Telephorus nigrifrons, Siepii. Illustr. t. 5, p. 415? — Id. Man. p. 190, 4 501 ? TÉLÉPHOBAihES. — Telepliorus, 191 Var. -y. Elytres testacées, plus ou moins nébuleuses ou obscures. Cantharislivida, de Kieseinw. 1. c. B. Var. 5". Elytres testacées^ avec l'extrémité noirâtre. Conl/tarls livida, de Kiesen^v. 1. c. B. var. a. Var. £. Elytres nébuleuses, avec le bord externe et une tache huméralc, ttslacés. Cantharis scapularis, L. RedtEind, Faun. auslr. 2* étlit. p. 327, -13. Cantharis livida, de Kieseisw. 1. c. B. var. b. Var. X. Elytres noires. La Cicindèle à corselet rouge, Grorr. lîist. abr. l. 1, p. -172, 2. var. b. Cantharis fusca, ScoroL. Ent. carn. p. 38, 120. ( l'espèce indiquée par la diagnose.) TelepJiorus opacus, Zool. Dan. prodr. p. CI, 539. Cantharis canescens, Sciiall. Abliand. d. bail. Naturf. Gcscll. l. 1, p. 302. — Gmel. c. LiKN. Sysl. nal. t. 1, p. -1894,37. Cantharis riifipes, IIuibst, in Fuessi.y'.s Arcli. p. -107,2. — Gmel. C. Lina. Sysl. nal. l. I. p. 1390, 49. Ckindela livida, Fouucis. Entom. par. l. 1, p. 59, 2. var. B. Cantharis média , Mus. Ic^k. p. 29, 632. — G.vel. C. LmN. Sysl. r,at. l. i. p. -1881,74, Cantharis fusca , Rossi , Faun. elr. t. 1, p 167, 4!4. var. B. — Id. édil. IIelv;. p. -180,414. var. B. Canfharlsdlspar, Fac. Enl. syst. 1.1, p. 213,3.— Id. Sysl elcuUi. l.-l , p.295, 3. — Panz. Ent. gc-rm. 89, 3. — Id. Schaeff. Icon. p. 22, pi. 10, fig. 9. — Cedep.u. Faun. ingr. prodr. p. 3(i, 111. — Fallén , Mon. canlli. cl malach. p. 9, 3. — Cyi-lenii. Ins. suec. l. 1, p. 331,3. — Zetterst. Faun. lapp. p. 109, 3. — Id. Ins. lapp. p. 81, 3. — Sahlb. Ins. fenn. p. 110, 3.— Kust, Kaef. Eur. 9, 31 . — L. BroTEKB. Faun. auslr. 2* edil. p. 527. Cantharis livida , Ii.tiG. Kaef. preuss. p. 290, 3. var. a.— De Kiesenw.I.c. C. Telephorusdlspar, Sïepii. lilusl. l. 3, p. 299, 17.— Id. Man. p. 189, 1491. — DcNcAN, Enl. édin. p. 209. — De Casteln. Ilisl. nat. t. 1, p. 272, 20.— L. BEDTE.^D. Faun. auslr. p. 323. — Houget, Calai, p. 209, 523. Obs. Dans les varialions par excès , la tache noire du verlex s'é- lend parlois sur presque toute ou sur toute la surface de la partie postérieure, elles quatre pieds postérieurs sont noirs, moins la base ^92 MOLjUIPENîiES. des cuisses inlermédiaires. Quelquefois même lous les pieds sont noirs, moins une parlie des hanches el le dessous ou une partie du dessous des cuisses antérieures. Yar. Y), Parlie poslériein-e de la icte noii'e. Cantliaris livida , De Kieseis-w. 1. c. D. \ar. Q. Pieds postérieurs mi moins entièrement noii'S ; parfois tons 1rs pieds noirs , moins une partie des quatre cuisses ou seulement les deux cuisses antérieures. Canth. livida , De Kîeseîsw. \. c. D. Long. 0,01C0 à 0,0133 (4 -1/4 à G 1.). I.arg. 0,C026 0,0033 (I -1/3 à i -1/2). Coiys allongé ; pubescent. Télé d'un roux flave , ou testacée ; parée, sur le vertes , d'une tache noire plus ou moins développée ; poinlillée el garnie sur cette parlie de poils fins, cendrés ou teslacés ; marquée d'une impression derrière la base des antennes, et souvent d'une fos- sette légère sur le milieu du front; presque lisse et hérissée de poils plus clairsemés sur sa parlie antérieure; carénée sur l'épistome. Man- dihides d'un flave teslacé, avec l'oLlrémité noire ou obscure. Palpes leslacés , parfois avec Je bord antérieur du dernier article obscui'. Antennes atténuées à partir du troisième article ; colorées comme il a été dit. Prolhorax arrondi en devant, el élargi en ligne courbe jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers des bords latéraux, offrant dans ce point sa plus grande largeur, assez faiblement rétréci ensuite en ligne presf[ue droite ou à peine sinuée; émoussé aux angles postérieurs; en ligne presque droite el assez faiblement sinuée dans son milieu , à la base ; à peine aussi large à cette dernière, qu'il est long sur son milieu; inégalement convexe ; relevé latéralement en un rebord presque uniformément égal au dixième de la largeur ; dé- primé sur sa surface au côté interne de ce rebord, de manière à le faire paraître creuse, de chaque coté, d'une gouttière égale au cin- quième de la largeur du segment, vers le sillon transversal, c'est-à- dire vers le tiers de sa longueur : celle gouttière graduellement rétrécie jusqu'aux trois quarts des côtés, où elle est presque séparée du sillon anlébasilaire par un relief oblique et assez faible ; rayé, sur la ligne médiane , depuis le sillon transversal jusqu'au rebord basilaire, d'une ligne poslérieuremcnt Icrminée par une fossette semi-circulaire^ 'iiiLi-PHORAmES. — Telephorns. 193 luisant; presque lisse; hérissé de poils clairsemés et peu apparents ; (l'un roux teslacé sur le disque, plus pâle sur les côtés. Eciisson noir; pubescent. Ehtrcs à'wn s'w'xème on d'un cinquième plus larges cha- cune en devant que la moitié du prothorax à sa base ; à peine aussi larges ou à peine plus larges aux épaules que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand; quatre fois environ aussi lon- gues que lui; rugueusenient ponctuées; tantôt noires et garnies de poils fins, cendrés, couchés et peu épais ; tantôt testacées ou nébu- leuses et garnies de poils concoloi'es ; chargées d'une nervure juxta- marginale postérieurement raccourcie ; offrant parfois les traces affaiblies d'une ou de deux nervures dorsales. Ailes brunes ou brunâ- tres. Dessous du corps d'un roux llave ou testacé sur le repli prolho- racique et sur l'anlépectus ; pubescent et noir sur les niédl et posLpectus; coloré sur le ventre comme il a été dit. Pieds pubescents; colorés comm.e il a été dit. Ongles testacés; munis à la base de leur branche externe dune dent détachée de cette branche en forme de hameçon, à peine prolongée jusqu'à la moitié de ladite branche. Cette espèce est commune au printemps et dans le commencement de l'été, principalement sur les fleurs. Elle paraît habiter toutes les parties de la France. Oha. Geoffroy, le premier, avait admis comme variétés de la même espèce les individus à élytres testacées et ceux à élytres noires ; Fabri- cius crut devoir séparer, sous le nom de C. dispar^ ces exemplaires à élytres noires, déjà désignés sous d'autres dénominations spécifiques par des auteurs divers. L'exemple du professeur de Kiel a été suivi par la plupart des entomologistes ; mais depuis assez longtemps, les alliances observées entre ces prétendues espèces et l'étude de leurs caractères distinctifs, ont forcé les naturalistes de revenir à l'opinion de Geoffroy. Les différences de couleur ne sont pas caractéristiques des sexes, comme l'ont pensé quelques écrivains, mais se montrent indifféremment chez l'un et chez l'autre. Quelques auteurs, comme Scopoli, Rossi , etc., ont considéré les individus à élytres noires, comme une variété du T. fuscus ; mais cette variété du T. lividus se dislingue, en général , facilement de ce dernier par sa tête parée seulement sur le vertex d'une tache noire plus ou moins étendue ; par son prothorax sans tache ; par la couleur de ses pieds. Elle s'éloigne du T. ruslicus par sa tôle non complète- ment noire après les antennes, et par son prolhorax sans tache; et de ces deux derniers par le rebord latéral de son prolhorax. Celte variété à élytres noires a plus d'analogie de couleur avec le T. pcllucidus; mais 25 194 MOLLIPENKES. elle a ordinairement une taille plus avantageuse que ce dernier; elle n'a pas la partie postérieure de la tête complètement noire : et le rebord latéral de son prothorax forme une gouttière plus prononcée, plus large , égale au moins au quart de la largeur du segment, vers le sillon transversal , rétrécic jusqu'aux trois quarts et non prolongée visiblement jusqu'à la base. Il serait assez difficile de dire à quel insecte doit être rapporté le Cantharis liv'ula de Panzer. Malgré l'indicaLion de cet auteur qui donne, dans son Index, son insecte pour synonyme de l'espèce dési- gnée sous le même nom par Linné , la mesure de la taille donnée par Panzer semble , comme l'a fait remarquer Gyllenbal , indiquer une espèce moins grande , le Td. fguralus peut-être, comme l'a supposé M. Dietrich (Slelt. Eut. Zeit. 1857, p. 127). dd. Chacune des gouUières latérales du prolliorax tanlôL aussi large que le quart ou le cinquième de la largeur totale du segment, vers le tiers de la longueur de celui-ci , mais alors visiblement prolongée jusqu'à la base, quoique un peu rélrécie vers les trois quarts; tantôt visiblement moins large, vers le tiers de la longueur du segment, que le cinquième de la largeur totale de celui ci. /<. Elylres entièrement lestacées, ou avec rexlrémilc à peine obscure. t. Écusson noir ou brun. j. Cuisses noires, soit entièrement, soit au moins à rcxtrcmilé. k. Toutes les cuisses, soit entièrement noires, soit avec la partie basi- laire, d'un roux Icstacé. flO.T.aassâBïallis ; Paykull. Noir; elylres teslacces.hricvcnient piihes- cenles: bords de la bouche ((/') ou Icle, vioins une tache noire sur la partie postérieure [^-)^ ordinairement dessous de la base des antennes, côtés et ex- trémité du ventre, le plus souvent base des cuisses et parfois partie des tibias antérieurs, côtés ou totalité du prothorax, testacés, ou d'un roux jaune ou icstacé : le prolliorax arqué en devant. Deuxième article des antennes pbis fourt (-/) ou presque aussi court (?) que la moitié du troisième. Dent des ongles liée à la branche jusqu'à son extrémité. J^. Antennes prolongées jusqu'aux deux [tiers ou un peu moins de la longueur du corps; à deuxième article égal au tiers ou aux deux cinquièmes du suivant. Ventre de huit arceaux : le huitième en cône ou triangle plus long que large. Premier article des tarses TéLérnoRAïuB»?. — Telcpkorus. 195 i\ peine élargi en ligne dro'le de la base à l'exlréinilé ; une fois pins long qn'il est large. Obs. — Le venlre est noir, largement bordé de roux leslacé , avec les deux derniers arceaux, le bord postérieur et le niilieu du sixième, . Tcle noire, avec les côtés de l'épistome, les joues et la base des mandibules , testacés. Antennes entièrement noires ou avec le dessous du premier article testacé. Prothorax d'un roux testacé sur le disque, avec les côtés d'un fiave testacé. Ecusson obscur, Elytres couleur d'argile ou d'un flave d'ocre. Dessous du corps noir, même sur l'anlépeclus : côtés du venlre , deux dernier:! arceaux et partie du sixième , d'un roux testacé. Pieds noirs , ou avec la base des cuisses testacée. Obs, — Quand la matière noire s'est développée davantage, le pro- Ihorax est ordinairement marqué de noir. Tant.jt cette tacbe est discale et plus ou moins petite; tantôt elle couvre la majeure partie du disque, ou s'étend même du bord antérieur au postérieur, en ne laissant que les côtés d'un roux jaune ou testacé. Les pieds sont entièrement noirs. ^. Tcte d'un roux fauve on testacé, parée sur le vertex d'une tache noire plus ou moins\'len(lue. /I;(/e»?k's noires, avec le premier article et moins souvent le deuxième, d'un jaune testacé. Prothorax d'un roux testacé, avec les côtés d'un flavc testacé. Ecusson obscur. Élytres de couleur d'argile ou d'un (lave d'ocre. Dessous du corps noir, avec •I 9G WOLLll'UiXRES. l'antépeclus, les côlés du ventre, le bord posLérieur des six premiers îirceaux et le septième ou dernier, d'un roux testacé. Pieds noirs, avec la majeure partie basilaire des cuisses , et les côtés des tibias anté- rieurs, d'un roux testacé. Obs. — Quand la matière noire a été plus afbondante, la tache noire du vertex, au lieu d'être presque ponctiforme ou ovala're, prend un développement variable, jusqu'à se montrer presque carrée, avancée jusqu'au côté posléro-externe des yeux, et couvrant toute la partie postérieure, moins les côtés de celle-ci. Le premier article des an- tennes seul est testacé. Le prothorax est paré sur son disque d'une tache noire, d'un développement variable. Le bord postérieur du dixième arceau ventral ou du précédent , sont seuls parés d'une étroite bordure teslacée. La partie basilaire lestacée des cuisses est plus restreinte-, quelquefois même les pieds sont noirs, avec la base, ou brièvement les côtés des quatre cuisses et des deux tibias anté- rieurs, lestacés , ou même entièrement noirs. Ces variations peuvent être réduites aux suivantes : ^. Var. *. Prothorax d'un roux ou jaune testacé ^ paré d'une tache noire discale. Cantharis assimilis, PAit. Faun suce. t. 1, p. 2GI, 6 (/'). — Fallûn, i\Io- nog. Canlli. et Makicli p. 18, 23, var. p. — Gyllemi.vl, Ins. saec. t. I , p. 347 , var. c. — de KiesE;\w. Nalurg. d. Ins. Deutsch. t. ^ , p. ASd , 1G , Tar. c. Var. 3. Prothorax (Vun roux ou jaune testacé, paré longitudinaîement sur son milieu d'une bande noire, de largeur plus ou moins inégale. Telephorus fuhipennis, Geiui. Ins. spec. nov. p. G8, 1U. Cantharis fulvipennls, KiisTEa, Kaef. eur. p. 9, 37. Cantharis assi7nilis, L- Redtenb. Faun. aust. Ii'eedil. p. 324, varicLé. — de KlESE^w. 1. c. Var. T. Pieds enlièi'ement noirs. Cantharis assimilis, Payk. Faun. suec- 1. ], p. 202. Obs. — Fallén, Moiiogr. Canlh. et Malach. p. -18, 23, var. [5. — Gyllemi. Ins. suec. t. 1, p. 347, 23, var. b. et c. — de Kiesenw. N'at. d Ins. Deutscli. 1. 4, p. 4Sn, 10, var. b ■ TÉLÉnioaAinES. — Tclcphofus. 11*? 2 . Yar. H. Partie posléricnre de lu Irlc noire , moins une lâche les- lacée, derrière chaque œil. Var. s. Proihorax paré d'une tache discale noire. , Yar. -n. Pieds noirs, moins la base et une partie des (jualri: cuisses anté- ricxires et des tibias de devant. Yar. K. Pieds entièrement noirs. Etat normal. r/' 5. Cantharls assimi/is , Payk. Faun. suec. l I, p> iOi, (1. — Fai.léiv , Monogr. Cantli. cl Malaoli. p. -18,23. — Gvi.r.EiMi las. suec. t. ^, p. 347, 23. — SciiOE.Mi. Syn. ins. t. 2, p. G3, 8. — Sami.!!. las. feav). p. {20, 13. — L. Rei)te>g. Faun. austr. 2*^ Cilil. p 328. — de Kitsenv;. Nalurg. d. las. Deulsch. l ^, p. 489, 10. ^. Cantharis nigrlcorms ( Dcisw ), Calai. (1837), p. -120.— Leizner, Arbei. Verand. d. scliles. Gesellsch. (i846), p. 74, var. ,i^ . Telephorus osshnilîs, L. Redtead. Faun. auslr. -licédit. p. 324. ?. Telephorus dilatatus, L. Reutemî. Faun. auslr. ireédit. p. 324. Long. 0,(i()90 à0,0117 (4 à 5 34 1. ) Larg. 0,022 ( I 1.) ( / ) ; 0,0033 (1 1/2 1.) (?). Corps suballongé ; pubesceiit. Tcle plus large que le prolliorax h son bord antérieur, inoias large que lui , surlout chez la 9, vers le tiers de la longueur de celui-ci ; peu rctrécie après les yeux ; à peine ])oinlillée et garnie d'un duvet fin sur la parlie postérieure, mi héris- sée de poils plus longs et moins serrés sur l'antérieuic; colorée comme il a été dit. Palpes ordinairement noirs, chez lecf^; d'un brun teslacé, chez la ?. Antennes amincies à partir du troisième ailicle; colorée.'^ comme il a été dit. Yeu.v peu ( ^ ), ou médiocrement (ç/"') saillants ; séparés du bord antérieur du protliorax par un espace moins grand fjue leur diamètre. Prothorax arqué en devant; arrondi aux angles antérieurs ; élargi jusqu'au tiers de la longueur des côtés, subparal- lèle jusqu'aux deux tiers, rétréci ensuite (c/'j ; plus fortement arqué , offrant, vers les deux cinquièmes ou près de la moitié sa plus grande largeur, et souvent anguleux vers ce poinl,chez la $ ; émoussé (î) ou peu ou point émoussé aux angles postérieurs, qui sont plus ou moins ouverls (c/); tronqué et peu faiblement subsinué dans son niilieu, à la base; presque aussi long que large (^)^ ou visiblement plus large quo 198 MOLl.!I'EN?IKS. long (9), inédiocreinsnt (o^) on assez forleiiicnl (?) convexe ; à gonl- lière lalérale égale an quaiL ou an tiers do la largeur lolale du seg- inent, vers le sillon transversal, rétrceie d'avant en arrière jusqu'aux trois quarts ou un peu plus, puis prolongée très-étroite jusqu'à la base ; garni de poils cendrés, courts et nicdiocrenient (c/') ou peu (^) ser- rés, parfois usés on peu apparents chez la ^ ; rayé sur la ligne mé- diane, depuis le sillon transversal, jusqu'au sillon antébasilaire, d'un ^illon postérieurement élargi , parfois très-prononcé sur le disque , d'autres fo's à peine distinct; coloré comme il a été dit. Ecusson d'un noir brun ; pubescent. Elytres débordant ordinairement d'un tiers ou d'un quart de la largeur de chacune la base du prothorax, parfois presque aussi larges en devant que cette base ; sensiblement plus lar- ges aux épaules que le prolhorax dans son diamètre transversal le plus grand (a') '■, parfois à peine plus larges ou même moins larges que lui (?); trois ou quatre fois aussi longues que ce dernier ; d'un llave d'ocre ou couleur d'argile; garnies d'un duvet concolore, lin , couché, assez épais. Ailes nébuleuses et en partie brunâtres. Dessous du corps d'an flave testacé sur le repli prolhoracique et variablement sur l'antépectus ; pubescent et noir sur les médi et postpectus. Ventre coloré comme il a été dit. Pieds pubescenfs; colorés comme il a été dit. Ongles teslacés; munis à la base de leur branche externe d'une dent prolongée jusqu'à la moitié de la branche et confondue avec celle-ci presque jusqu'à son extrémité ; à angle anléro-inférieur assez vif et détaché de la branche. Cette espèce paraît assez rare en France. Je l'ai prise, en juillet, à la Grande-Chartreuse; elle a été trouvée, en avril, à la Pape, dans les environs de Lyon, par iM. Gabillot. Ohs. Le ^ et la ^ offrent des différences de coloration et de forme soqvent si grandes, qu'on serait naturellement tenté d'en faire des espèces différentes, si on n'avait eu p'usieurs fois l'occasion de s'as- surer qu'ils appartiennent bien à la même. Le prolhorax assez faiblement arqué sur les côtés et subparallèle sur la moitié médiaire dr! ceux-ci, chez le ^, est plus fortement arqué et souvent assez fortement anguleux vers les trois septièmes de ses côtés, et plus convexe chez la 9 , ce qui lui donne une physionomie toute différente; la gouttière latérale est moins profonde et plus uni- forme chez le a', p'^^'s profonde et plus sensiblement rétrécie d'avant en arrière jusqu'aux trois quarts chez la ? . Soiis le rapport de la forme de la gouttière, le T. assiinilis semble intermédiaire entre les espèces chez lesquelles celte gouttière , large TÉLÉPîîOiiAinES. — Tdefhorns, 199 vers le siilon transversal, se montre graduellement réirécie jusqu'aux trois quarts des côtés, où elle s'arrête , et les espèces chez lesquelles cette gouttière, quoique rétrécie vers les trois quarts, se continue jus- qu'à la base. Les Ç. ont généralement dans le nord de l'Europe le prolliorax plus large et plus anguleux sur les côtés, plus sensiblement sinuc au milieu de sa base, les élytres proporlionnellement plus courtes, sou- vent à peine trois fois aussi longues que le prolhorax ; mais on trouve toutes les transitions entre ces exemplaires et ceux qui ont une forme proporlionnellement plus longue. /(■/<•. Cuissses noires, avec la base des quatre antérieures, d'un livide lestacé. Prolhorax marqué sur son disque d'une laclie noire. Si. T. f>E■'e^'lc©B•sals î De Y^.miïMwzTvi.Vi. Allongé ; noir : hase des antennes^ partie antérieure de la tcte^ bordure périphérique du protJiorax ircs-étroile à la base et surtout en devant, inégalement large sur les côlés^ et élytres^ d'un flave de nuances diverses : base des quatre cuisses antérieures, tibias des mêmes pieds et ongles, d'un livide testacé ou nébideux: la région noire de la tête avancée jusqu'à la hase des antennes , entaillée dans le milieu de son bord antérieur : la région noire du prothorax , ordinairement égale aux deux tiers médiaires de la largeur en devant , un peu plus étroite vers lu moitié , plus large postérieurement. Elytres pubescentcs. ^. Inconnu. Ç. Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes de la lorfgueur iS.\\ corps; à deuxième article presque égal aux trois cinquièmes du suivant. Yeux médiocrement saillants. ïêle à peu près aussi large, prise aux yeux, que le prothorax à sa partie antérieure. Prothorax obtusément arqué en devant; olïrant vers les deux tiers de ses côtés sa plus grande largeur. Yen Ire de sept arceaux : le septième trans- versal , entaillé peu profondément dans le milieu de son bord pos- térieur. Obs. Le ventre est noir ou d'un noir brun, avec les côtés et le bord du dernier arceau, d'un roux testacé. Etat nobmal. Tête d'un flave orangé sur sa partie antérieure , noire sur la poslcricure : la région noire, avancée à peu près jusqu'à la 500 MOLLIPE^'^'ES. base lies anlennes, el jusqu'à ]« partie antérieure du bord interne des yeux, entaillée dans le milieu de son bord antérieur. Antennes brunes ou noires, avec les deux premiers articles d'un llave testacé : ces arti- cles parfois obscurs sur leur côlé supéro-exlerne Prolhora.v d'un ilave pâle, orné sur son disque d'une tache noire, avancée antérieu- rement presque jusqu'au bord antérieur, égale dans ce point aux deux tiers médiaires de la largeur, d'une largeur {jarallèle jusqu'à la moitié de la longueur du segment ou un peu rétrécie dans ce point , puis sensiblement élargie avec les côtés arrondis, et prolongée jusqu'au sillon antébasiiaire : cette grosse tache noire laissant dans toute la périphérie une bordure d'un flave pâle, rétiuite postérieure- ment au rebord, plus étroite ou au moins aussi étroite en devant, large et inégale sur les côtés, au moins égale en devant au tiers de la largeur du segment, un peu moins postérieurement et élargie vers la moitié de la longueur. Écusson noir ou brun. Elylres d'un Havo leslacé. Repli prolhoraciquc de même couleur. Mécli el poslpeclus noirs. Vtiilre coloré comme il a été dit. Pieds bruns ou d'un brun noiî- : extrémité des hanches, partie des trochanters, base des cuisses anté- rieures et plus brièvement celle des intermédiaires, tibias des qualr>' pieds antérieurs, ongles et souvent cinquième et même quatrième article des tarses, d'un livide testacé ou nébuleux. Obs. Les antennes ont la base du troisième article et de quelques- uns des suivants, plus on moins brièvement , d'un llave testacé un peu nébuleux. Ces organes doivent nécessairement montrer, comme les autres espèces, des variations de couleur plus ou moins sensibles. La couleur noire ou brune des pieds doit varier aussi dans sou extension. Telep/iorus brevicornis, De KiesEiNw. Enum. in Ann. de la Soc. cnlom. de l'r. 185!, p. 595. long. 0,0090 (5 1.). Larg. 0,0023(1 1.) Cor/5S allongé; pubescent. Télé à peine poiniillée ; garnie de poils fins et d'un cendré obscur sur la partie postérieure, et de poils con- colores plus longs et p'us clairsemés sur la partie antérieure; d'un llave orangé sur cette dernière, noire sur la postérieure ; subconvexe sur l'épislome. Mandibules d'un flave orangé , avec l'extrémité obs- cure. Palpes d'un flave orangé, avec le dernier article parfois nébu- TLLÉPHJIt AIRES. TclcpllOrUS. 201 leux ou obscur. Antennes allénuées à partir du troisième ou quatrième article; colorées comme il a été dit. Prolhorax oblusément arqué en devant, médiocrement arqué sur les côtés ; arrondi aux angles an- térieurs et postérieurs; tronqué et sinué dans son milieu, à la base; d'un quart ou d'un cinquième plus large à celle-ci qu'il est long sur son milieu -, un peu plus large aux angles postérieurs qu'aux anté- rieurs ; mcdiocreiuenl convexe ; relevé latéralement en un rebord égal environ au huilième de la largeur du segment, vers le tiers de la longueur de celui-ci, rétréci graduellement jusqu'aux deux tiers des côtés , très-étroit ensuite jusqu'à la base •, déprimé sur les côtés du disque , de usanière à consliluer avec le rebord une gouttière égale, vers le sillon transversal , au moins au quart de la largeur, prolongée en se rétrécissant jusqu'à la base; luisant; à peine poin- tillé; garni de poils courts, clairsemés, peu apparents ; coloré comme il a été dit. Ecusson noir ou brun; pubescent ; souvent rayé d'une ligue médiane. Elytres d'un cinquième ou d'un sixième plus larges en devant que la base du prothorax; un peu plus larges que ce dernier dans son diamètre transversal le plus grand; quatre fois environ aussi longues que lui ; d'un flave testacé ; ruguleuses à la base, plus ru- gueuses ou subgranuleuses postérieurement; garnies de poils conco- lores , mi-couchés , assez apparents. Ailes en partie subhyalines, en partie brunes. Dessous du corps d'un flave pâle sur le repli protho- racique, et parfois sur l'anlépectus ; pubescent et noir sur les médi et poslpeclus. Ventre et pieds colorés comme il a été dit. Ongles munis à la base de leur branche externe, d'une dilatation triangulaire éten- due jusqu'à la moitié de la longueur de ladite branche , et consti- tuant une dent presque basilaire. Cette espèce, dont M. de Kiesenwelter a bien voulu me communi- quer un exemplaire , a été découverte par ce savant entomologiste, dans la vallée de Prats da Mallo , dans les Pyrénées-Orientales» Ou ne connaît encore que la ^. Obs. Le T. brcvicoriits a beaucoup d'analogie avec les T. clypeatus et figuratus. Il s'éloigne du premier, par la forme de la tache noire du disque du prothorax; parla couleur de ses antennes et de son ventre; du second, parla région noire de la tête d'une teinte uni- forme , avancée jusqu'à la base des antennes et entaillée dans sou milieu; de tous les deux, par ses cuisses noires en dessous jusqu'à l'extrémité, par ses tibias postérieurs et ses tarses, noirs ou obs- curs. L'exemplaire que j'ai eu soiis les yeux offrait sur la partie pos* 'Jfi 202 MOLLirENNES. lérieiire de la lêle, près du L>oi-d anléiicur du prolhorax, deux légères bosses lisses, peul-êlre accideiilelies. .;■/. Cuisses rarement enlièremenl leslacécs , ordinairemcnl noires h la base , avec rextréicilc icslacce ou d'un pâle lestaeé. Tèle marquée, près du bord antérieur du proUiorax, d'un bandeau noir, ordiniiiremenl à limites indé- cise?, rarement avance d'une teinte uniforme jusqu'aux antennes. Pro- lhorax marqué d'une taclie discale noire. i^. 'W. Êîg*Mi»aisïs; MANNEimiini. Allongé : paiiie anlêrieiire de la téte^ prolhorax et pieds, ditn roux flave ou tcslacé : partie postérieure de la iéle, écusson, poitrine cl ordinairement ventre, noirs ou bruns : la par- tie noire de la tclc à limites indécises : le prolhorax ordinairemcnl marqué sur son discpie d'un dessin ou d'une tache noire ^ en losange ou presque obcordiforme, offrant vers les deux tiers du segment sa pins grande lar- gew\rarement coitvrant tout le disque : les pieds, à cuisscsnoires à la base, OH marquées d'une ligne dorsale plus ou moins large, non prolongée jus- qu'au genou, et les tarses obsciu-s. cf. Antennes prolongées jusqu'aux trois quarts environ de la lon- gueur du corps ; à deuxièine article presque égal aux trois cinquiè- mes du suivant. Yeux assez saillants. Tôle aussi large, piise aux yeux, que le prothorax dans son milieu: celui-ci plus arque et i)lus sensi- blement rétréci en devant. Ventre de huit arceaux : le huitième en cône plus long que large. Obs. Ordinairement le ventre est noir ou d'un noir brun , mais paraissant d'un noir un peu cendré, par l'elïetdu duvet, avec le bord postérieur et les côtés des sej)! premiers arceaux , Irès-élroilement bordés de flave leslacé. Dans ces variétés par défaut, les bordures des arceaux sont moins étroites, et les deux dt-ruiers arceaux sont d'un flave teslacc. Dans les variations par excès, les bordures des arceaux sont à peine marquées. ^. Antennes prolongées jusqu'aux trois cinquièmes ou un peu plus de la longueur du corps : à deuxième article égal aux trois cinquièmes du suivant. Yeux un peu moins saillants. Tête, prise aux yeux, à peine aussi large que le prothorax dans son milieu. Prothorax un peu moins arqué et moins sensiblement rétréci en devant. Ventre de sept téléphorai.'^es. — Tclephorus. 203 arceaux : le septièiu'i liansver3:il avec le bor-l posLérieur, lo'oî lUiiis son lîiiLeii , el siaiic eiilre co loi);; t>t 'es atig'cs posléiieiirs , qui sonl arrondis et moins prolongés en arrière. Obs. Le ventre est ordinairement noir ou d'un noir brun, avec les côlés^ et très-brièvement le bord postérieur des six premiers arceaux, et moins brièvement celui du dernier, d'un roux testacé. La largeur des bordures varie suivant le développement de la ma- tière colorante. Etat koumal. 7V/c d'un roux testacé sur sa partie antérieure, noire sur sa partie postérieure : la région noire, peu nettement limitée , tantôt avancée jusque près des yeux , en alïaiblissant un peu sa teinte, tantôt réduite à un bandeau près du bord antérieur tlu prothorax , mais avancée derrière les yeux jusqu'au bord postériciir de ceux-ci. É/;is/ojne souvent obscur sur sa carène. i4/i/t'»??es ordinairement d'un llave testacé sur les deux ou trois premiers articles, et obscure.s au moins à l'exlréinilé des suivants , puis sur la totalité des derniers ; ma's d'une coloration très-variable , comme il sera dit. Prolhorax d'un roux flave , d'un llave orangé ou d'un roux testacé, avec les côlés plus pâles el subtranslucides; paré sur son disque d'un dessin pres- que en losange, bidenlé en devant et déhiscent posléiieurement, nais- sant un peu après le sillon transversal et prolongé presque jusqu'au sillon antébasilaire : ce dessin formé de deux parties unies entre elles, sur la ligne médiane, près de leur extrémité antéro-interne : chacune de ces parties offrant les deux côtés d'un angle dirigé vers le bord latéral : le côté postérieur n'arrivant pas à la ligne médiane par son extrémité interne. Ecusson noir. Elylres lestacées ou d'un testacé pâle. Dessous du corps noir ou d'un brun noir, Fen/re coloré comme il a été dit. Pieds noirs, avec l'extrémité des hanches, celle des cuisses, et partie des tibias, d'un llave testacé ou pâle tealacé : tarses , au moins en partie, nébuleux. Vuriulions ( par défaut ]. Quand la matière colorante a été abondante, les antennes sont d'un llave teslacé en dessus sur leurs ciiKj ou six premiers arlicles, et gra- duellement obscurs sur les derniers et parfois à l'exlrémilé de quel- ques-uns des précédents, et plus longuement dune llave lestaci , en dessous. La région noire de la tète est réduite à une bordure près du -04 WOLLII'KNNES. Lord antérieur du prolhorax, mais avancée derrière les yeux jusqu'au bord postérieur de ces organes. Le dessin du prolhorax est eflacé ou presque effacé. Les pieds sont d'un flave teslacé- ou avec la base des hanches obscure , et les cuisses ou seulement les postérieures parées d'une ligne noire, raccourcie vers le genou et souvent à la base, les lai'ses parfois nébuleux. Variations | par excès). Quand, au contraire, la matière noire a été plus abondante, la ré- gion noire s'avance à peu près jusqu'aux antennes, en perdant ordi- nairement plus ou moins en devant, de l'intensité de sa teinte; l'épis- lome est obscur ou noirâtre sur sa carène. Les antennes sont brimes à l'extrémité des premiers articles ou même entièrement brunes t'n dessus à la base, et grfiduellement un peu plus foncées, à l'extrémité ; d'un flave lestacé, parfois môme un peu nébuleux en dessous, sur les premiers articles. Le dessin noir du prolhorax, indiqué dans l'étal normal, s'enrichit sur la ligne médiane d'un trait uoii- prolongé depuis aa partie antérieure jusqu'à la moitié de sa longueur; d'autres fois les lignes noires qui constiluent ce dessin prenant plus d'exlension , dé- naturent le dessin primitif , constituent une tache obcordiformc , bidenlée en devant, et entaillée dans le milieu de son bord postérieur; chez quelques autres exemplaires, cette tache s'avance parfois jusque, près du bord antérieur, occupant à peine plus du tiers médiaire de la largeur jusqu'à la moitié de la longueur, puis élargie avec les côtés arrondis et le milieu du bord postérieur plus ou moins profondément entaillé ou échancré ; enfin d'autres fois celte tache envahit jusqu'aux rebords le disque du prothorax, qui est alors noir ou d'un noir brun, avec la périphérie d'un livide flavescent. Les hanches sont noires on brunes, avec l'extrémité parfois à peine teslacée. Les cuisses sont brunes ou d'un noir brun, jusque près du genou, avec leur partie inférieure d'un flave teslacé, ou même entièrement noires jusque près du genou- Les tarses sont bruns; rarement les pieds sont entiè- rement bruns. Nous réduirons ces diverses variations aux variétés sui vailles : Var. a. Prolhorax d'un flave teslacé sans lâche , on n'offrant que de faibles traces du dessin normal. TÉL!Î;i>l!0!'.AIhIiS. 7 C'IepIlOl'US. 205 Cant/iarisbicolor, Fauiî. Suppl. p (9 2;--'3() — id. Sysl. tleiiUi. l. I , p. 303' 48. (Voy. SiiFFiiiAN, Slelt. eiUom. Zcil. -1836, p. 250, A8). Cantharis liturata, Zettïîust. Faun, lapp. p. 113, H. — Id. 1ns. lapp. p. 8:>, -1.5. (teste SuFFiiuN , StctL eniom. Zeil. 1. c). — Dieir. Slelt. etil. Zeil. 1857, p. \n, 13, var. d. Caiilharis Jijurata, de Kiesil.nw. Nalur^. d. las. Dculscli. t. 4, p. 491), 21, var. b- Var. ?. Prothorax d'un flave leslacc ou d'un roux fluve, avec les côU's plus pâles; parc sur son disque d'un dessin presque en losange , hideulé eu. devant et éehancrê en arrière^ ou d'une tache presque obtriangiilaire, bi- dentée en devant^ et plus ou moins échancrée ou entaillée dans le milieu de son bord postérieur. Cantharis Ulurata, Fali.én, ^louogr. CaiUli. cl Malacli. p. 11), 21, var. ^. — Gyllemi, Ins. suec. t. 1, p. 348, 24, var. c. Cantharis figurata , MA^i^F^.n. Dcscripl., etc., in Ballet, dp la Soc, imp. d. natur. d. Mosc. 18^3, p. 92, 4, (saivaal un exemplaire envoyé par feu le comte Mannerheim, et existant dans la collection de M. Ileiclie). Telephorus lituratus, Dietiî. Slelt. entom. Zcit. -1857, p. -127, 13, var. b. c. Cantharis figurata, de Kifseinw. Natuig. d. ins. Dculscli. t. 4, p. 490, 21. (suivant des espèces ly piques). Yar. 1. Prothorax d'un roux ou flave latacé, avec les côtés plus pâles; paré sur son discpte d'une tache noire, avancée parfois jnscpie près du bord antérieur, à peine plus large (pic le tiers viédiaire de la largeur'^ du seg- vient, jusqu'à la moitié de la longueur^ postérieurement élargie, avec les côtés arrondis et le milieu du bord postérieur ordinairement èchancré. Yar. ^. Prolhorax noir ou d'un noir brmi, avec une bordure péri- phéri^ Fuessi.v's Arcli. p. -107. 3? Telephorus rufus,^lu\±VA\, Zool. Dan. prodr. p. 62, 56'^.' — Stepii. Illusl. t. 3, p. 303, 32. — Id. Mail. p. -191, 1507. — Dï; Casti^ln. Ilisl. nat. t. \ , p. 274, ^i\. — L. Redtenb. Faun. ausl. Ire éd. p. 324. — Dk Kieseîsw . Ann. de la Soc. enlom, de Fr. 1831, p 590,— Rouget, Calai, p. 210, 942. Cantharis rufa, Illig. Kaef. preuss, p. ^97, 4. — Faleén, Monogr. Cantli. el Malacli. p, 21, 31. — Gyllenii. Ins. suec. t. -1, p. 350, 20. — de Kieseinw. Nalurg. d. Ins. Deutscli. t. 4, p. 493, 19. Cantharis bicolor, Fabr. Suppl.p. (;9, 29-30. — Id. Syst. Eleutli. t. \, p. 303, 48. (Voy. SuFFRtAN, Stetl. ent. Zeit. (185G), p- 250, 48- Téléphones griseipennis, Stei-ii. Iliuslr. t. 5, p. 410. — Id. Man. p. 191, 1500. Cantharis rufescens, Letziner, Bericlit. etc. -1848, p. 10? Telephorus rufescens, L. Redtenb. Faun- auslr. p. 830. — Dietr. Stett. enl. Zeit. (1857), p. -124, -11. Var. p. 7éte teslacée, marquée^ derrière chaque œil, d'une tache noire posléricurement convergente avec sa pareille. Obs. Les pieds sonl tantôt lestacés, tantôt marqués de quelques lignes plus ou moins courtes et plus ou moins étroites sur les cuisses. Cantharis liturata, Falléa, Monogr. Canlli. cl Malacli. p. 19, var. 7. Telephorus